Etats lésionnels et doctrine homéopathique

Voici un article du Dr Herman Leduc publié en 1979 dans la Revue Belge d'Homœopathie. Il nous donne son avis sur un sujet très important:
"Comment gérer les maladies lésionnelles graves en homœopathie?"
Cet article n'a pas pris une ride malgré son âge !!!
Etats lésionnels et doctrine homéopathique


Le but de la Revue Belge d'Homéopathie est de parler d'Homéopathie, d'en discuter et en vérité d'arriver à connaître mieux la Doctrine Hahnemannienne. Par ailleurs, ce journal est l'organe de la Société Belge d'Homéopathie et c'est pourquoi je voudrais livrer ici quelques réflexions qui me sont venues à la suite de la dernière séance de la Société en septembre 1979.
La réunion était consacrée en majeure partie à discuter des impressions recueillies au récent congrès de Hambourg, et ce fut l'occasion de mettre en évidence que l'unité ne règne pas parmi les Homéopathes qui, partout dans le monde, se partagent en deux groupes principaux : d'une part, les partisans d'une médecine de la personne dans la ligne de HAHNEMANN et de KENT; d'autre part, les organicistes, c'est-à-dire ceux dont la thérapeutique est organotropique, axée sur la maladie elle-même telle qu'elle s'exprime au niveau d'un organe ou d'une fonction. Ces derniers seraient par ailleurs les plus nombreux.
Bien qu'une thérapeutique organotropique ne soit que palliative, on s'accorde en général à
reconnaître qu'elle peut être très utile comme adjuvant et que même elle s'indique nécessairement comme thérapeutique principale dans les états lésionnels ou incurables. 
A ce sujet, il fut fait état d'une observation assez remarquable de Polyarthrite Chronique Evolutive qui, initialement pendant un an et demi, dans une conception kentienne pure, avait été traitée par le remède de fond du patient, LYCOPODIUM, mais sans succès, avec d'ailleurs plutôt une aggravation tant locale que générale.
En désespoir de cause, on applique alors une thérapeutique organotropique, sous forme de dynamisations de lévamisole (dans le but d'agir en Loi de Similitude sur la fonction immunitaire même) avec une amélioration remarquable des symptômes. Après un certain temps apparaît cependant un fléchissement de l'état général, sous forme d'une grande fatigue. Pour celle-ci, le remède de fond, Lycopodium, est represcrit et alors qu'il avait été inefficace jusque là, cette fois l'effet est spectaculaire et le Patient se trouve amélioré à tout point de vue.
La conclusion semble évidente. Une thérapeutique organotropique indiquait manifestement dans ce cas. De plus, et ceci est assez inattendu, et s'est avérée indirectement curative, puisque c'est grâce à elle que le remède de fond administré sans effet jusque là, est devenu réellement efficace.

Que faut-il penser de ce cas ?
Dans la pensée de HAHNEMANN et de KENT, il n'y a pas de vraie thérapeutique que si elle est curative, ce qui suppose nécessairement qu'elle soit axée non sur la maladie, mais sur le patient lui-même, considéré comme un tout et que dès lors ce ne sont pas les symptômes locaux ou régionaux qui nous indiquent le remède de ce tout.
Nous savons bien cependant que tout médecin rencontre dans sa pratique des patients incurables ou bien même des cas lésionnels théoriquement curables, mais où pratiquement le remède de fond n'apparaît pas clairement ou pas du tout, de sorte que l'on doit nécessairement se tourner vers une thérapeutique palliative. Nous pouvons vérifier cela tous les jours. Dès lors se pose la question : la Doctrine Hahnemannienne n'est-elle pas souvent en contradiction avec les faits? Ou encore n'est-ce pas uniquement un idéal, auquel il faut viser sans doute, mais qui dans la pratique courante ne s'indique qu'exceptionnellement. En d'autres termes, ne serait-ce qu'un voeu pieux ?

II est certain, et l'on peut l'affirmer sans crainte de se tromper, que tout médecin, même le plus parfait hahnemannien, dans certains cas ne peut faire autrement que de recourir à une thérapeutique palliative. La palliation est bien parfois la seule issue possible et sous des formes très diverses. J'entends par là qu'une thérapeutique palliative n'est pas nécessairement médicamenteuse. Voyons clairement que dans un état de choc par exemple, la perfusion qui s'impose comme thérapeutique de substitution est évidemment palliative, de même que l'intervention chirurgicale en cas d'appendicite aiguë. Voilà deux exemples, et l'on pourrait en citer beaucoup d'autres, où la palliation s'impose sans discussion et sans délai, non pas comme thérapeutique d'appoint, mais pour sauver la vie même du patient.
En réalité, le problème n'est pas là, c'est-à-dire que la réponse à la question n'est pas, avant toute chose, dans la thérapeutique à appliquer. L'acte médical ou plus exactement la
prise en charge du patient par le médecin n'est pas initialement, ni essentiellement, ni uniquement une thérapeutique. Sans doute, cette prise en charge du patient débouche-t-elle sur un traitement, mais dans un second temps seulement. L'acte thérapeutique est nécessairement précédé d'une étape essentielle : comprendre d'abord la signification de la
maladie que présente notre patient.
Lorsque HAHNEMANN a élaboré sa doctrine, il a voulu donner aux médecins que nous sommes non des recettes thérapeutiques, mais le moyen de comprendre la signification de la maladie. Le médecin doit, avant toute chose, comprendre celle-ci. Ce qui revient à dire, si nous suivons HAHNEMANN, qu'il doit ne pas s'arrêter à la maladie elle-même, mais à travers celle-ci, saisir l'être vivant qui vit cette maladie. C'est alors seulement qu'il peut entreprendre une action thérapeutique et celle-ci ne sera curative qu'à cette condition-là. Pour HAHNEMANN, cela est vrai quelle que soit la nature de la maladie. Même lorsque les troubles sont lésionnels, organiques, la signification de la maladie ne se trouve pas dans l'organe (l'appendice par exemple) ni dans une fonction (par exemple le déficit immunitaire de la Polyarthrite Chronique Evolutive). La lésion n'est que la conséquence de l'altération de la vitalité du sujet et c'est celle-ci qu'il faut percevoir. Mais pour cela, comme dit KENT, il faut percevoir le malade comme un tout.
Je crois que même dans les cas lésionnels ou incurables, il persiste encore des symptômes propres au malade qui permettent de trouver le remède curatif. En tant que pédiatre, je suis sans doute privilégié, parce que bien que je m'occupe essentiellement de maladies chroniques (sous leur forme psorique, sycotique ou luétique), il ne s'agit que rarement d'états lésionnels ou incurables, de sorte que contrairement au médecin d'adultes, je n'ai que peu d'expérience en ce domaine. Mais les quelques cas lésionnels que j'ai pu suivre, notamment des néphropathies chroniques, ont dans l'ensemble évolué favorablement grâce à une thérapeutique que j'ai voulue toujours curative et non palliative. Par ailleurs, j'ai vécu de très près, parmi mes proches, des cas de cancer et de thrombose cérébrale que j'ai pu aider, sans aucune thérapeutique symptomatique, en me basant sur les quelques symptômes propres au malade qui persistaient encore. Les cas familiaux sont parfois plus instructifs que les malades de l'extérieur, parce qu'on a la quasi-certitude que le patient n'a pas recouru à d'autres thérapeutiques.

HAHNEMANN nous enseigne qu'une maladie, quelle qu'elle soit, est toujours un état de conséquence. Ce qui revient à dire que les maladies qui nous intéressent avant tout, nous médecins homéopathes, c'est-à-dire celles qui naissent dans l'organisme, ne sont jamais lésionnelles d'emblée. S'il survient une lésion, elle a toujours été précédée de troubles propres au sujet lui-même. Ce sont uniquement ceux-ci qui permettent de trouver le remède curatif et si celui-ci avait été administré suffisamment tôt, on aurait prévenu 'a lésion. On répondra à cela que le sujet vient souvent consulter alors qu'il présente déjà des lésions. Lorsque des troubles lésionnels apparaissent, très souvent les symptômes propres au malade ont disparu, ou ne se manifestent Pas clairement parce qu'ils sont masqués par les symptômes organiques.
Ceux-ci, très souvent, dominent toute la scène, de sorte que pour le patient le problème est là, dans la lésion. C'est bien là qu'il soufre et c'est là qu'il attend un soulagement. Dans ces cas, une thérapeutique palliative ne s'impose-t-elle pas nécessairement ?
A cette question, personnellement je répondrais non, parce qu'il existe pratiquement toujours, même dans les états lésionnels, des symptômes par lesquels nous trouverons le remède de l'ensemble qui soulagera finalement mieux qu'un remède organotropique, et j'ai pu en faire l'expérience sur mes proches.
On pourrait objecter que l'un n'empêche pas l'autre et qu'un remède local peut aller de pair avec un traitement de fond, ou que même, dans le cas de Polyarthrite Chronique Evolutive que nous avons relaté, il peut favoriser l'action de celui-ci. Encore une fois, et c'est une réponse personnelle, je dirais non. Parce que le remède local altère plus qu'il n'améliore la vitalité du sujet et c'est ainsi que le remède qui s'indique après une thérapeutique palliative ne sera très probablement plus celui qui aurait agi avant. Il en est certainement ainsi lorsque la thérapeutique palliative a été allopathique et il semble qu'il en est également ainsi même lorsque la palliation a été faite en Loi de Similitude. 

Je cite KENT. XXXVIe Conférence de « Philosophie Homéopathique ». 
— Cas difficiles et incurables. Palliation. — P. Schmidt, trad. : 

« Plus vous prescrivez pour des symptômes locaux ou régionaux, moins vous avez de chances de libérer votre malade, parce que toutes ces prescriptions parcellaires ne font que « fixer » l'état constitutionnel sur le patient, c'est-à-dire enlèvent la possibilité au remède de fond de pouvoir dégager la diathèse chronique... »

Si nous reprenons la pensée de HAHNEMANN et de KENT, la lésion n'est que la manifestation en périphérie d'un trouble qui initialement est central, c'est-à-dire qui se trouve dans la force vitale même du sujet. On ne peut guérir la lésion, c'est-à-dire rétablir la santé du patient, que par l'intermédiaire de sa force vitale. Il n'est pas possible de le faire en agissant sur la lésion, puisque celle-ci ne fait qu'exprimer la souffrance de la force vitale. De sorte qu'agir sur la lésion, c'est empêcher la souffrance de s'exprimer, ce qui revient à faire violence à l'organisme et à augmenter sa souffrance.
Nous en sommes à l'ère de la psychosomatique, terrain de prédilection pour l'homéopathe. Cela revient-il à dire que le médecin homéopathe n'est en fait qu'un psychothérapeute? Pas du tout. Le remède homéopathique agit bien par lui-même, nous en avons suffisamment de preuves. Mais, précisément, les maladies psychosomatiques se manifestent toujours, au début en tout cas, par des symptômes sensoriels, des sensations pénibles signifiant que le malade se trouve dans des conditions des vie (pas nécessairement ni uniquement psychologiques) difficiles pour lui, qui le perturbent, qui constituent pour lui une agression. Initialement, ces symptômes sont surtout de sensibilité générale, c'est-à-dire propres au malade et nous permettent dès lors de saisir ce qui fait son individualité.
De plus, cette souffrance du sujet, c'est-à-dire l'altération de sa vitalité, se manifeste également en périphérie par des troubles fonctionnels, par exemple par une hyperacidité gastrique. Celle-ci demande-t-elle un remède palliatif ? Certains répondront oui. Mais n'est-ce pas s'égarer ? N'est-ce pas, très exactement, perdre le contact avec le malade lui-même, pour ne plus voir que ses troubles ? N'est-ce pas refuser de comprendre la signification de la maladie et dès lors ne plus suivre la voie qui mène au remède curatif, c'est-à-dire celui du patient lui-même? Par ailleurs, nous savons bien que ces maladies psychosomatiques, de fonctionnelles qu'elles étaient, deviennent lésionnelles lorsqu'on se limite à un traitement palliatif.
Si nous voulons rester conformes à la Doctrine Hahnemannienne, c'est-à-dire comprendre la signification de la maladie, il nous faut éviter d'agir sur la maladie, même si c'est en Loi de Similitude, et agir uniquement sur le patient lui-même. Ce doit être la règle. S'il nous faut malgré tout recourir à un palliatif, nous devons veiller à ce que ce ne soit que pendant un temps très court. En d'autres termes, un traitement palliatif ne devrait s'adresser qu'à un état aigu et en cas de maladie chronique, il faudrait toujours s'en abstenir, alors que précisément c'est surtout dans ces cas qu'on y a recours.

Beaucoup d'homéopathes, et sans doute la majorité, diront que c'est rester hors du réel, que ce n'est ni pensable, ni acceptable, ni faisable, et qu'il s'indique formellement dans les
cas lésionnels chroniques d'appliquer un palliatif pour soulager le malade, ce que d'ailleurs celui-ci réclame impérieusement. Rester sourd à ses appels serait être inhumain et ne pas répondre à sa mission de médecin. Soit. Je ne jetterai pas la pierre à celui qui recourt à la palliation. A chacun de juger de l'attitude qu'il adopte vis-à-vis de son patient. Personne de l'extérieur, c'est-à-dire qui ne participe pas à la relation médecin-patient, n'est à même de juger le médecin. Celui-ci n'a pas de comptes à rendre, surtout pas aux autres médecins. S'il avait à se justifier, ce ne serait que vis-à-vis de son patient et de lui-même. En vertu du fameux « colloque singulier » de Duhamel. Mais, parler de celui-ci, c'est nécessairement faire appel à la Doctrine Hahnemannienne. C'est elle qui donne toute sa signification au colloque singulier qui n'est une communication réelle entre deux êtres humains que si elle se fait suivant la signification même de l'être humain, notamment dans l'épreuve, la souffrance, la maladie. Celui qui souffre, que ce soit dans sa chair ou dans son esprit, lance un appel au secours qui s'adresse non à une chose, ni à une technique, ni à la science médicale, mais à un être humain, le médecin, qui doit entendre et comprendre cet appel. C'est dire que le colloque singulier doit faire apparaître que ce qui importe, ce n'est pas la maladie, mais le malade lui-même qui « vit » une souffrance et qui l'exprime, de sorte que le médecin doit comprendre ce que son patient lui crie dans ses symptômes et agir non sur la maladie, ni sur un organe, ni sur une fonction, mais, comme dit HAHNEMANN, sur le « principe de guérison » qui anime tout patient et qui se confond avec l'être vivant lui-même.
Le colloque singulier n'est possible que dans un climat de confiance absolue et réciproque, c'est-à-dire que le médecin doit pouvoir attendre de son patient qu'il se confie pleinement, sans aucune réticence, ni restriction, et le patient ne doit poser d'autre condition que d'attendre de son médecin qu'il fasse le maximum pour lui venir en aide.
A la lumière de ce colloque singulier, il peut apparaître, et précisément dans les maladies chroniques, que le patient ne comprend pas la démarche thérapeutique du médecin. Lorsque celui-ci lui fait entendre qu'il faut entreprendre la maladie non au niveau de ses manifestations extérieures, mais dans la réactivité même de l'organisme, souvent le patient ne suit plus, il reste sourd à ces explications et réclame à grands cris un traitement palliatif. Lorsqu'un tel désaccord surgit, il n'y a évidemment plus de colloque singulier possible, et ce patient quittera son médecin si celui-ci persiste à lui refuser un traitement palliatif. Que faire dans ce cas ? Faut-il à travers tout maintenir un colloque singulier qui n'en est plus un ?
En vérité, il y a ici un choix à faire par le médecin. A lui d'estimer s'il est autorisé à appliquer un traitement palliatif dont la Doctrine Hahnemannienne lui apprend qu'il est finalement plus nocif que bénéfique, ou s'il doit accepter que son patient le quitte. En réalité, lorsque le problème surgit, la preuve est faite que le patient ne fait pas, ou ne fait plus confiance au médecin. Si c'est pour rattraper celle-ci que le médecin recourt à un traitement palliatif, c'est souvent en pure perte, parce que le même désaccord risque de réapparaître plus tard et il devient illusoire d'espérer encore un colloque singulier valable. Nous savons bien d'ailleurs que nos patients, les vrais, les fidèles, pas les « voyageurs », ne nous restent que parce qu'il y a identité de vues, qu'il y a correspondance entre deux manières de penser, de sentir, et c'est là que nous retrouvons la véritable relation patient-médecin, indispensable à une action thérapeutique réelle curative. En d'autres termes, il n'y a pas d'action thérapeutique réellement curative, c'est-à-dire exercée sur la patient lui-même et non sur la maladie, s'il n'y a pas de colloque singulier. Lorsqu'on recourt à la palliation, que ce soit de gré ou de force, il n'y a plus de colloque singulier, c'est-à-dire plus d'intercommunication réelle, profonde, vécue entre patient et médecin. De la part du patient, il n'y a plus alors de participation active. Il n'y a plus qu'une attente passive, une sorte de désespoir (même s'il n'est ni conscient, ni avoué) et de la part du médecin, il n'y a plus qu'un sentiment de pitié, de défaite.
Pourtant, certains estimeront qu'ils ne peuvent faire autrement que de recourir à la palliation. Qu'ils le fassent donc puisque c'est leur conviction. je voudrais cependant leur rappeler encore une fois qu'appliquer une thérapeutique palliative, c'est faire du tort à leur
patient puisque, pour reprendre les paroles de KENT, « c'est fixer l'état constitutionnel sur le patient ».
Les organicistes répondront que le tort qu'on ferait ainsi reste à prouver et que ce n'est probablement qu'une vue de l'esprit. J'en doute. Que l'on fasse du tort quand on recourt à la palliation, découle de la signification même que HAHNEMANN donne à la maladie. Puisque le phénomène périphérique n'est que le témoin de la souffrance de l'organisme, agir sur ce témoin, c'est refuser de comprendre, c'est donc nuire. C'est une conséquence implacable de la logique hahnemannienne. Rappelons encore une fois que pour HAHNEMANN n'est homéopathe que celui qui comprend la signification de la maladie et qui cherche à la résoudre suivant sa signification.
Tout médecin pratiquant l'homéopathie dira qu'il a l'esprit hahnemannien et que s'il est palliatif, ce n'est qu'en désespoir de cause. Je voudrais, à ce sujet, paraphraser un auteur célèbre : lorsqu'on n'agit pas comme on pense, on finit par penser comme on agit. Agir en
organiciste tout en pensant en hahnemannien mène nécessairement à ne plus penser qu'en organiciste. Quel sens cela a-t-il de se réclamer de HAHNEMANN si on n'applique pas sa Doctrine dans sa signification fondamentale ? Il ne nous appartient pas de prendre dans cette Doctrine ce qui nous convient, et de rejeter le reste. Ce serait lui ôter toute signification. 

Mais, encore une fois, à chacun ses convictions.

Auteur: Dr. Herman Leduc.
Publié en 1979 dans la Revue Belge d'Homœopathie.
Republié au portail Homeobel  le 20 Janvier 2008.
Source: http://www.homeobel.org/?page=article&id=6