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La Philhoméosophie


Traçons brièvement un schéma de l'évolution historique de la matière médicale.

Nous pouvons distinguer clairement plusieurs temps successifs dans son élaboration. Et à ce propos, que l’on parle de la matière médicale dans son ensemble et de ses deux siècles d’existence ou d’un remède en particulier, nous pouvons écrire deux histoires totalement superposables. Nous n’en écrirons qu’une et ferons d’une pierre deux coups.
Avertissement : ce texte est un court passage du tome 3 de philosophie homéopathique que j'ai publié en 2011.


Ceci me permettra de vous donner mon avis sur les nouvelles tendances actuelles de l'homéopathie et de justifier ma position en me servant de ma connaissance historique de la philosophie homéopathique et de ses deux siècles d'histoire.

 
Traçons brièvement un schéma de l'évolution historique de la matière médicale.
Nous pouvons distinguer clairement plusieurs temps successifs dans son élaboration. Et à ce propos, que l’on parle de la matière médicale dans son ensemble et de ses deux siècles d’existence ou d’un remède en particulier, nous pouvons écrire deux histoires totalement superposables. Nous n’en écrirons qu’une et ferons d’une pierre deux coups.
• Le premier temps, bien entendu, est l’expérimentation du remède.
• Ce premier temps est immédiatement suivi, est-il besoin de le préciser, d’un second : ranger et publier le matériau ainsi obtenu.

Pas d’expérimentation, pas de matière médicale donc pas d’homéopathie ! Affirmation péremptoire concernant une situation que l’on souhaiterait idéale mais la réalité est tout autre ! Parmi les entorses à cet idéal, des positives et d’autres qui le sont moins ! Dans les premières, un exemple concret, très connu : Carcinosinum, enfant naturel de l’unicisme né du seul usage clinique … et dans les secondes, la vedette incontestée des labos : Oscillococcinum[1] ! Entre ces deux poids lourds, une kyrielle de remèdes ayant obtenu leur place dans la matière médicale par la petite porte soit par le biais de l’usage clinique soit par celui de la seule toxicologie. Exemples … Bellis perennis et Symphytum, pour n’en citer qu’un ou deux.

• L’incorporation répertoriale constitue le troisième temps important dans la vie d’un remède. Mais le plus souvent, son importance est ignorée tant cette phase nous paraît évidente. Intégrer un remède dans un répertoire, c’est le rendre utilisable !

Voici un des points, souvent ignoré qui, aujourd’hui, disqualifie à coup sûr la méthode Boenninghausen. En effet, tous les nouveaux remèdes expérimentés sont naturellement incorporés dans les répertoires “kentistes”, ceux de deuxième génération, les produits dérivés du Kent[2]. Ils ne le sont pas dans les répertoires de première génération (c'est-à-dire dérivés du répertoire de Von Boenninghausen). Peut-être dans celui de Dimitriadis mais jusqu’à présent, la diffusion et l’usage de ce dernier ouvrage semblent rester confidentiels.

Aussi valable, aussi complète, son expérimentation soit-elle, un remède ne sera utilisé que s’il fait l’objet d’une intégration répertoriale sérieuse. Deux superbes exemples sont là pour étayer mon propos : Samarskite, expérimenté par Boger en 1934, un an à peine avant sa mort, une vingtaine de pages de symptômes, jamais intégré, jamais prescrit[3] ; Tungstène expérimenté en 1997 par une équipe anglaise et personne ne connaît son existence malgré un opuscule de plusieurs dizaines de pages !

• Le temps suivant est le temps de la compilation … démarche qualifiée par son caractère exhaustif … le plus grand nombre possible de remèdes … et pour chacun d’eux, le plus grand nombre possible de symptômes. Les porte-drapeaux de ce temps de compilation : hier, Allen (Encyclopedia of materia medica), Hering (Guiding symptoms of our materia medica), Clarke (Dictionnary of practical materia medica) et aujourd’hui, Vithoulkas (Materia medica viva) et, dans une moindre mesure, Vermeulen (Concordant materia medica) pour le support papier.

Mais le support informatique va plus que probablement mettre celui-ci partiellement hors jeu dans les décennies à venir. Ce temps de compilation réalise la mise à disposition du matériau. Compiler, c’est rendre disponible !

• Ensuite vient le temps de la synthèse imposée par les limites de la mémoire humaine et basée jusqu’à présent sur les symptômes caractérisants de la matière médicale c'est-à-dire ceux, physiques ou mentaux, rencontrés le plus fréquemment en clinique donc les plus fiables. Nous pouvons citer ici de nombreux exemples : Boericke, Lippe, Tyler, Vithoulkas (Essence), Lathoud, Vannier, etc. La liste n’est pas exhaustive[4]. Et cette fiabilité est symbolisée le plus souvent, par une mise en relief typographique du matériau en relation directe avec le degré jusqu’ici utilisé dans nos répertoires : le degré de fiabilité de présence du remède dans la rubrique. Synthétiser, c’est rendre accessible ! Notez qu’il s’agit déjà d’une forme de relecture du matériau.

• Le sixième et dernier temps est le temps des relectures. Celles-ci sont multiples.
Tâchons de dresser un état des lieux en ce début de 21e siècle.

Si nous les analysons, nous distinguerons aisément celles dont le but est de faciliter la tâche de l’homéopathe et celles, par contre, dont l’objectif est d’améliorer encore et encore la qualité de la prescription.

Parmi celles qui visent à rendre notre travail moins malaisé, nous venons à l’instant d’évoquer les relectures synthétisantes. Leur but : rendre le matériau accessible en installant un filtre reposant sur la fiabilité des symptômes.

Mais, outre synthétiser, il existe, pour certains homéopathes, une autre façon de poursuivre cet objectif : il s’agit, pour eux, de classifier la matière médicale. Initiative moins heureuse, me semble-t-il.

Avant de poursuivre notre analyse, notons toutefois que rechercher la facilité peut se faire dans deux directions différentes : ou rendre le choix du remède à prescrire moins difficile, ou rendre la mémorisation de la matière médicale moins fastidieuse. Les deux ne sont d’ailleurs pas incompatibles ! Et cela dans le but immédiat de diminuer le nombre d’échecs mais sans tenir compte, malheureusement, de la profondeur et de la pérennité des résultats obtenus.
 
Parmi les relectures classifiantes, nous pouvons distinguer les individuelles et les collectives.

Je classe dans la catégorie “individuelles”, toutes celles où la relecture d’un remède se suffit à elle seule, où elle constitue en soi un travail complet. Elles ne rendent pas obligatoire la relecture d’un deuxième remède pour être utilisable, même si c’est l’ensemble des relectures qui fait l’intérêt du travail. Ces relectures continuent à mettre en évidence ce qui individualise le remède mais dans l’optique cette fois-ci d’obtenir une classification de l’ensemble de la matière médicale. Parmi elles, celles de Woodward et de Hodiamont ou encore de Kollitsch sont les plus représentatives.

Hodiamont revisite la matière médicale à la lumière de la physiologie et de la toxicologie du troisième quart du vingtième siècle. A travers ce filtre, il la classifie. Son unique but est de rendre la matière médicale plus facilement mémorisable. Il n’y ajoute pas un iota ; il éclaire le contenu de façon particulière tout en le respectant.

La relecture de Woodward, basée sur la recherche de la chronologie d’atteinte des fonctions, tente, quant à elle, de faciliter la découverte du simillimum en neutralisant le caractère subjectif de la valorisation des symptômes.

Et je classe parmi les “collectives”, celles où il est obligatoire d’avoir relu un certain nombre de remèdes pour retirer un intérêt du travail. Ici, la relecture d’un remède isolé ne se suffit plus. Ces relectures ne cherchent plus ce qui individualise le remède lui-même mais ce qui caractérise le groupe qui le contient c'est-à-dire ce qui est commun aux différents remèdes qui appartiennent au groupe. Et cela, afin de distinguer chaque groupe soit des autres groupes soit de l’ensemble de la matière médicale. Voilà pourquoi je qualifie ces relectures de collectives.

La notion de groupe peut varier très fort. Le groupe peut avoir son importance par lui seul : les acides, les venins, les drogues, … Ou le groupe peut acquérir son utilité par son “intersection” avec un autre groupe : les préfixes et les suffixes des doubles sels, les lignes et les colonnes du tableau de Mendeleïev. Ou le groupe peut implicitement revendiquer une place particulière dans un système qui prétend, tout aussi implicitement, embrasser la totalité de la matière médicale. Prétention tout à fait utopique d’ailleurs !

Citons les auteurs actuels les plus connus partisans de cette façon de classifier : Lou Klein, Massimo Mangialavori, Jan Scholten, et Rajan Sankaran.

Quant à ces relectures, elles ont toutes ceci en commun qu’elles ont classifié les remèdes pour tenter d’en faciliter la prescription. Leur notoriété est proportionnelle à l’étendue du champ qu’elles embrassent. Aussi Scholten et Sankaran sont-ils les plus intéressants à étudier.

Aucune de ces relectures ne prétend à l’amélioration qualitative de l’action du remède prescrit. Sauf peut-être celle de Sankaran ! L’intérêt de ce dernier pour ce qu’il nomme la “sensation vitale” du patient pourrait nous porter à le croire mais sa non-prise en compte du facteur temps lui fait alors manquer totalement cet objectif.

Ces relectures collectives modifient fondamentalement la façon de rechercher le simillimum. Il ne s’agit plus, comme l’avait défini Hahnemann, de rechercher la similitude entre la symptomatologie d’un malade et la symptomatologie d’un remède. Il ne s’agit plus non plus d’individualiser la connaissance de chaque remède jusqu’à son point le plus ultime. Il s’agit d’organiser l’ensemble de la matière médicale, d’y tracer, d’une façon ou d’une autre (quadrillage, arborescence … peu importe!), une cartographie qui doit amener le praticien à découvrir plus facilement le simillimum.

Ni l’une ni l’autre de ces relectures ne semblent accorder d’importance au facteur temps. Ni à l’historicité des symptômes du patient pour les valoriser ni surtout à la pérennité des résultats obtenus par leurs méthodes de prescription. L’absence totale de prise en compte de ce dernier élément me paraît très dommageable, rédhibitoire même parce que contraire à l’objectif clair défini par Hahnemann dans ses “maladies chroniques”. Effets collatéraux négatifs de ces démarches, en même temps qu’elles rendent inutiles la mémorisation de la matière médicale, qu’elles l’escamotent même carrément, elles mettent toutes deux à la disposition du prescripteur, de façon systématique et par extrapolation, un nombre important de produits n’ayant fait l’objet d’aucune expérimentation. Elles s’excluent dès lors du champ de l’homéopathie. Mais elles continuent, exactement pour ces deux mêmes raisons d’ailleurs – mémorisation inutile et arsenal thérapeutique étendu –, à séduire de nombreux praticiens. Façon aussi perverse que silencieuse de mettre l’homéopathie en péril. Elles présentent un autre vice rédhibitoire supplémentaire car elles invitent le praticien à extrapoler aux petits remèdes du groupe, les symptômes caractéristiques du remède principal de ce même groupe. Ainsi, un auteur connu a-t-il ajouté tous les serpents dans la rubrique “forsaken feeling” juste parce que Lachesis possédait ce symptôme à un haut degré. Et c'est le même raisonnement qui en a poussé un autre à incorporer tous les sels de zinc dans la rubrique “vaccination after”.

Ces relecteurs n'ont pas reformulé les objectifs conceptuels d'Hahnemann, ils les ont carrément redéfinis sans même en avoir conscience, semble-t-il.. 
Et puis, il y a les relectures qui veulent au contraire améliorer la qualité de la prescription – il s’agit des relectures spécifiantes masistes puis souchistes. Elles prétendent plus ou moins implicitement que la diminution du nombre d’échecs est un effet collatéral positif de cette recherche de résultats plus profonds donc plus durables. Elles savent, de surcroît, qu’elles rendent la mémorisation de la matière médicale plus facile parce qu’elles apportent une cohérence certaine à l’histoire de chaque remède.

Ici, il s'agit d'une reformulation et non d'une redéfinition des objectifs hahnemanniens.

Quel est le principe de la relecture spécifiante ?

Avant Masi, voici comment nous pouvions schématiser le contenu symptomatique de la matière médicale d’un remède:
L’amas de symptômes se transforme alors, non seulement en une histoire cohérente plus facile à mémoriser, mais surtout en une espèce d’édifice hiérarchisé, le plus subtil en haut, le moins subtil en bas.

Après cette relecture, chaque remède peut être dès lors être schématisé par un cône ; dans ce cône, tous les symptômes du remède vont être reclassés suivant la relation plus ou moins proche qu’ils ont avec la problématique dégagée par la relecture ; les plus proches en haut et à l’inverse, les plus éloignés en bas. À ce moment, seuls, les symptômes mentaux du remède ont fait l’objet de cette nouvelle façon de relire les remèdes.  
Voilà l’état conceptuel en lequel Masi a laissé les choses. À quelqu'un d’autre de continuer …
Reprenant l’idée géniale de Masi et remplaçant le filtre thomiste par l’individualisation de la souche, j’ai permis l’incorporation, jusque là difficile voire impossible, de toute la symptomatologie physique dans la relecture spécifiante. Ce faisant, j'ai concrétisé l'idée de Ghatak prétendant qu'un lien, aussi étroit qu'indissoluble, existe entre le mental et le physique. 
Ensuite, j’ai pensé à couper ce cône en tranches horizontales, c'est-à-dire à attribuer à chaque symptôme, un degré de spécificité et à concevoir dès lors un répertoire de troisième génération. Il s’agit tout simplement, de réaliser la modélisation mathématique de l’expression nouvelle de la matière médicale née de cette relecture. Notez bien que cette relecture ne provoque pas la disparition du degré de fiabilité. Vous pouvez, sur le schéma, les voir, répartis au hasard, dans les cinq “tranches” du cône. Elle vient seulement y adjoindre un degré de spécificité. Au passage, vous remarquerez le cône situé à droite sur le schéma où les chapitres sont représentés en pointillé.

Vous venez de le voir, tracer l’histoire de la matière médicale dans son ensemble, ou tracer l’histoire d’un remède en particulier, son évolution depuis sa première expérimentation jusqu’à sa relecture spécifiante, c’est en fait raconter deux histoires presque identiques.




[1] Dans le monde francophone du moins !
[2] Reportez-vous à nouveau au chapitre “Etude de l’outil répertorial, passé, présent, avenir”.
[3] Il fut, en son temps, intégré par Boger dans son propre répertoire “Boenninghausen’s characteristics  and repertory” datant de 1905 mais déjà surclassé en 1934 par le répertoire de Kent ; il ne le fut jamais dans le “Kent” ni dans les répertoires qui en sont dérivés.
[4] Un autre chapitre développe plus avant ce sujet des matières médicales synthétiques ; il est intitulé “Les drug pictures”.

Auteur: Marc Brunson, vet. homéopath.
Avertissement: ce texte est un court passage du tome 3 de philosophie homéopathique que j'ai publié en 2011.
Présenté au V Congreso Nacional de Homeopatía, Oviedo (Asturias. España), 2012.

La Antropología del Dr. Tomás Pablo Paschero


El pensamiento de Paschero no sólo deviene de los autores clásicos en Homeopatía (Hahnemann, Kent, Allen, Hering, Roberts, Grimmer, etc.), sino que también presenta una marcada influencia del neoplatonismo y también, como veremos, de la corriente filosófica llamada Filosofía de la vida (Dilthey, Bergson); esta circunstancia hace que su concepción teórica fuera de espíritu netamente hahnemanniano, pero también de suma originalidad.  
Este trabajo pretende ser una introducción acerca de la antropología que sustentaba, y que en algunas oportunidades fuera mal interpretada, confundiéndose aspectos esenciales de la misma.  
Tal el caso de uno de sus discípulos, el Dr. Alfonso Masi Elizalde, quien ha sostenido  una de las interpretaciones erróneas, criticando a Paschero como sostenedor de una falsa concepción panteísta (1).
Como veremos, Paschero defendía un panvitalismo de doble aspecto: físico y metafísico, que se aleja de postular la presencia directa de Dios en todas las cosas, como pretende una postura panteísta. 
Para profundizar el pensamiento de Paschero, se debe recurrir al libro Homeopatía (2), del mismo Paschero, y a los  Diálogos con Tomás Pablo Paschero (3), de Marcelo Candegabe. Las citas que se realizarán son extraídas de ambas fuentes. 
Comenzaré realizando una Introducción (1.), para pasar luego a detallar la idea vitalista de Paschero (2.), su concepto acerca de la enfermedad (3.) y de la salud (4.),  y en las conclusiones (5.) mi visión sobre la aplicación del mensaje de Paschero en nuestros días.


1. INTRODUCCIÓN 
Paschero pensaba que una verdadera medicina es aquella que se fundamenta en la comprensión del hombre enfermo, lo que es imposible sin tener una concepción integral de éste, ya sea en enfermedad como en salud.

La medicina no puede ser biológica sino antropológica, ya que la antropología es la biología humana, vale decir, biología integrada por los elementos somáticos, psíquicos y espirituales que componen al hombre: el cuerpo, el alma y el espíritu (4).

Es así como el médico debe asumir un conocimiento implícito, que no es el habitual en su preparación médica

Más que fisiólogo y psicólogo el médico debe ser, por excelencia irrecusable, un antropólogo capaz de comprender los factores del pathos humano (5).
El hecho irrecusable es que frente a la enfermedad crónica el médico enfrenta a la evidencia de que lo que enferma es el hombre en su unidad cosmo-socio-psico-biológica, es decir como un ente que padece un conflicto de inadaptación al medio cosmo-social en que vive y expresa  tal conflicto en el multiforme lenguaje de los órganos. El hombre enfermo es un caso particular y es necesario comprender por qué se enferma y qué significado ontológico tiene la enfermedad (6).

Paschero pensaba que el médico que no tenga un acceso antropológico a su enfermo, no puede curarlo en profundidad y corre peligro de agravar su proceso vital, suprimiendo las manifestaciones dinámicas de 
un movimiento acorde con una ley universal, como luego veremos. 
Tener un acceso antropológico no significa saber de Antropología filosófica (lo que, por supuesto, sería ideal), sino ejercer el acto médico conforme a la comprensión del paciente bajo lo que se denomina su 
naturaleza humana. 
Y dentro de la Medicina, el verdadero camino hacia este tipo de comprensión lo recorre la Homeopatía, que considera aspectos esenciales del hombre que no son abordados por otra rama médica.

la medicina homeopática se pone en contacto con el aspecto esencial del proceso de adaptación a la realidad o realización personal que éste debe cumplir y se erige entonces en una verdadera medicina antropológica, vale decir, en una medicina de la persona (7).
Para que la Homeopatía cumpla con su auténtico designio hahnemanniano debe plegarse a este sentido antropológico que aspira a comprender al enfermo como una unidad biológica en acción. Ni siquiera puede decirse que deba ser psicosomática, porque esta palabra aún mantiene la dicotomía cartesiana de cuerpo y alma tan cara a la medicina científica natural como a las especulaciones de la filosofía médica, ambos combatiéndose estérilmente desde campos absurdamente opuestos (8).

Para introducirnos en el pensamiento vitalista pascheriano debemos comprender el significado que para él tenía el concepto de “Vida”, que enuncio con mayúsculas, para diferenciarlo del concepto de la “vida” humana, aunque finalmente ambos conceptos son  dos aspectos de un mismo y único Ser universal.


2. LA VIDA 
Para Paschero, la Vida es movimiento, es devenir, y se efectúa de acuerdo a una ley universal, que rige sobre la Naturaleza toda, y también sobre el hombre que está inserto en el cosmos. 
Hay en la Naturaleza y en el hombre un fondo común que los traspasa, y este fondo vital es movimiento puro, movimiento vital inexorable, de expansión en el caso del llamado macrocosmos (sinónimo de Naturaleza en otros pasajes de su obra), de forma concéntrica y excéntrica desde su centro vital en el microcosmos humano. Y el hombre, durante su desarrollo debe cumplimentar esa ley, que está entorpecida, como veremos, por su enfermedad. 
Esta ley natural rige, como dije, sobre todo: reino mineral, vegetal, animal, planetas, estrellas, etc., y también para el hombre, tanto en el plano físico como en el plano psíquico, indiviso según Paschero. 
La vida es movimiento y es transformación

La naturaleza no es más que un perpetuo movimiento de transformación estructural con un ritmo cíclico de concentración y dispersión de electrones jamás perdidos –la energía nunca se pierde, sólo se transforma- para formar parte indistinta de un mineral, una planta, un animal o un ser humano en una mutación constante de estructuras. (9)
La naturaleza es una en todo, pero infinitamente variable, en perpetuo movimiento y cambio, bajo la ley de la  constante contradicción entre la vida y la muerte, el amor y el odio, la razón y el sentimiento, la salud y la enfermedad (10).

Como vemos, el devenir sustentado por Heráclito (11) está presente en Paschero, y esta transformación se evidencia en el ser humano

La vida consiste en una actividad dinámica que no cesa en un solo momento, merced a la cual el ser humano mantiene su integridad como organismo y como persona. Frente a elementos disociantes o desintegrantes (...) el organismo se esfuerza por mantener su homeostasis y equilibrio mental, es decir, su integración como unidad viva. Este equilibrio psicofísico es inestable y la dinámica que lo mantiene jamás se interrumpe (...) El cambio que así se opera en todo el organismo es de tal naturaleza, que se puede decir que un individuo no es el mismo de días antes, ya ha cambiado su composición molecular, de la misma manera como una ola de mar que viene a nosotros desde veinte metros no es la misma que segundos después baña nuestro cuerpo en la playa.
Las moléculas de agua se han transmitido sucesivamente un movimiento bajo el signo de una forma que conocemos con el nombre de ola, pero ésta ha cambiado su composición, sus moléculas no son las mismas a cada milímetro, se ha metamorfoseado o transformado, quedando así sólo de la ola una forma que la identifica como tal y que constituye su individualidad. Ocurre de la misma manera en el ser humano. Su individualidad no consiste en los átomos, moléculas, células y tejidos de su organismo, sino en la peculiar actividad de una estructura creada con un sentido de vida idéntico a la ley que rige el movimiento del cosmos, como en las olas del mar (12).

No hay aquí sólo un concepto biológico de “Vida”; también lo inorgánico tiene el movimiento, cabiendo así una suerte de “Vida cósmica”, siempre bajo la misma ley universal. 
La Vida ha sido una creación divina, mostrando Paschero en varios pasajes de su obra su creencia acerca de un Dios trascendente; sólo que al estar lo universal (la Vida) en el particular (en cada elemento de la Naturaleza y también en el hombre), de alguna forma Dios es a la vez trascendente e inmanente -aunque en forma desvinculada- en todas las cosas. Es Dios quien brinda la Vida y brinda así el Ser a las cosas, aunque no es Él mismo el Ser de las cosas. La Vida es así una especie de hipóstasis divina a la que el hombre debe regresar, como luego veremos.

No se tiene en cuenta que los procesos mórbidos no son desequilibrios estáticos parciales como especies morbosas injertadas en el individuo, sino partes de una unidad dinámica con una historia, un pasado y un porvenir. Unidad interpenetrada en el cosmos del que forma parte integrante y con una participación en ese movimiento de simpatía universal que rige la naturaleza entera como creación de Dios (13).

El término “participación” es utilizado por Platón y por el neoplatonismo, y no es para esta última corriente sinónimo de “presencia”. Vemos así derrumbarse la errónea interpretación del pensamiento de Paschero como panteísta.
Movimiento de Vida y movimiento de energía cósmica son para Paschero sinónimos, y la energía vital que anima al hombre no es más que un caso especial de energía cósmica

La energía vital no es más que un aspecto de la energía cósmica y las leyes que la rigen son las de la vida universal. 
Tanto en el macrocosmo como en el microcosmo humano el ciclo de vida que cumplen los seres y las cosas tienden a la desintegración que implica la reunificación con el todo (14).

Y la ley que rige el movimiento vital en el ser humano, es la que en Homeopatía se llama ley de curación

La ley de curación que da sentido a lo biológico no puede ser sino la misma ley de gravitación o síntesis y expansión o dispersión que rige el movimiento de la tierra y los astros confiriendo sentido al orden universal. Sin este sentido o ley de absoluta vigencia en todo lo creado, existiría el caos que jamás puede concebirse, tanto en la vida de una flor como en la de una estrella. (...) (15)

En el hombre, el movimiento vital que se irradia desde el fondo de su ser, lo lleva en sentido negativo hacia la muerte; llamaré a éste “movimiento vital hacia la muerte”

la muerte es (...) metafísicamente necesaria, ya que la dispersión es inexorable para la perpetuidad del movimiento vital (16).

Sin embargo hay otro sentido en que el movimiento es positivo, cuando la ley en el hombre se cumplimenta desde la comprensión que realiza en un correcto y maduro proceso de adaptación a su entorno, como veremos luego; es de esta forma que el ser humano puede trascender su propia muerte, en una nueva unión con el cosmos, con la Vida universal. Llamaré a éste “movimiento vital hacia la Vida”, ya que luego de su muerte, el ser humano sigue participando de la Vida cósmica, y además comprende esta circunstancia; es esta una verdadera concepción soteriológica de Paschero.

La ley de curación no tiene por finalidad evitar la muerte, sino por el contrario, hacer que ésta se produzca suave y normalmente permitiendo que el individuo cumpla con los altos fines de la existencia, vale decir que concientice su relación metafísica con el todo y determine su propia salvación como persona humana (17).

Lo que muere es la falsa autonomía del ser que vive como individuo, sin haberse realizado como persona humana, vale decir, sin haber concientizado su principio y fin en el todo, como la ola en el mar. 
Seguramente, un átomo que constituye nuestro cuerpo ha vivido en otro ser, animal, planta, mineral o estrella y seguirá viviendo después de la dispersión o muerte de nuestro cuerpo en otro individuo o quizá volverá a ser una estrella, pero nuestra muerte será ineluctable como individuos si no cumplimos con los altos fines de la existencia, que es llegar a la unidad cósmica en Dios, de la que surgirán nuevas síntesis en forma de siempre nuevas estructuras.  
De esta suerte resulta que la muerte no es más que la terminación del ciclo vital de una estructura o construcción molecular, cuyos elementos atómicos dejan de integrar una unidad de vida para construir otro cuerpo, otra síntesis o edificio molecular con otro nombre y otra forma.
Porque la organización atómica y no celular como unidad biológica, según quería Virchow, es la que nos constituye, haciendo que la fisiología celular responda a la ley biológica que rige el movimiento de la estructura atómica elemental de la misma manera como rige la energía cósmica, que determina el movimiento de los astros y estrellas, en una identificación absoluta del microcosmos con el macrocosmos, tal como señalara Paracelso (18).

La ley de curación indica entonces fehacientemente el camino, tanto físico como espiritual (en el sentido que Paschero le otorga a “espíritu” (19)), que guía al hombre hacia una vida plena

La ley de curación es el correlato absolutamente identificado con la ley del crecimiento y desarrollo desde dentro hacia afuera, de la mente a los órganos, del centro a la periferia, de nuestro yo auténtico hacia el mundo, de nuestro centro dinámico vital hacia la vida en plenitud, es decir desde la profundidad de nuestro yo hacia la unidad con la vida universal, estableciendo así la identificación absoluta con el yo trascendente o cósmico (20).

Sin embargo, como se anticipó, el movimiento no es fluido y se entorpece en la enfermedad. La enfermedad es un obstáculo que estanca el movimiento de la vida del hombre y de la Vida cósmica, y se transforma en un impedimento para la maduración de la persona. 
Es allí, en la esencia humana en donde se ubica la enfermedad

No se enferma el cuerpo ni la mente por separado, ni el enfermo lo está en su estómago, hígado, pulmones o corazón, sino todo él está enfermo en el centro dinámico motor de su personalidad, en ese núcleo hontanar del organismo donde palpita el ser del hombre y se establece la unidad del cuerpo y de la psique (21).

Si la curación no está destinada al origen de la enfermedad crónica, a la psora enunciada por Hahnemann como verdadero problema de la evolución existencial y también esencial del hombre, no es más que una curación superficial, que puede provocar supresiones.

Si la medicina no puede llegar a ese centro vital de la perturbación afectiva e incidir terapéuticamente en ella, no podrá curar jamás la enfermedad crónica del hombre en su origen o principio dinámico fundamental, en lo que constituye como predisposición para la patología y le determina su destino personal. Todo lo que hará es suprimir las manifestaciones últimas o superficiales del proceso mórbido, dejando intacto al enfermo mismo en la intimidad de su ser, donde palpita inexorablemente su angustia existencial. Angustia nacida en la ansiedad psórica considerada por Hahnemann como la enfermedad arcaica fundamental que impide al hombre realizar su propia ataraxia, vale decir, su libertad interior, lo cual implica, en todos los casos, superar su individualidad autista y limitada para transformarse en una personalidad adulta, libre y responsable, capaz de hacerse cargo creativamente de la realidad trascendente y ordenarse en el Espíritu, verdadera y única forma de conquistar la salud moral como condición primigenia e inexcusable de la salud física (22).


3. LA ENFERMEDAD 
La enfermedad, desequilibrio de la energía vital que anima al ser humano, adquiere para Paschero un nuevo sentido, en concordancia con los postulados hahnemannianos.

La enfermedad es un mal planteo  existencial, una actitud vital errónea respecto de lo que debe ser, respecto de la ley (...) (23)

La ley universal ha sido violada; no se cumple en la enfermedad, no fluye del centro a la periferia en forma concéntrica, desde el polo de irradiación vital.

¿Por qué ha sucedido esto?: hay una primera violación, que en Paschero presenta ribetes religiosos: 
El hombre ha transgredido esa ley de Dios, de la energía vital y ha querido substraerse a las leyes de la naturaleza emanadas de Él, imponiendo sus propias leyes de egoísmo. (24)

En una concepción teológica de honda reflexión, se llega a concebir que la primera supresión que el hombre cometió fue la tendencia inmanente a seguir la ley de Dios, ley natural de vida y pensamiento, que lo impele a vivir para y por el todo, en unidad inteligente con el ser que trasciende la creación cósmica; que lo impulsa a destinar sus impulsos vitales hacia el bien de nosotros, yendo del egocentrismo autista al supremo interés altruista de la comunidad. (25)

La enfermedad parasita de tal forma al centro vital humano, que altera su posibilidad de un verdadero proceso de adaptación, por lo que se traduce en una ”falta de coordinación o balance entre el microcosmos y el macrocosmos” (26), entre el individuo que pretende convertirse en su adaptación en persona, y su entorno (tanto cercano como trascendente, en cuanto al vínculo con lo Absoluto que se añora). 
  En efecto, la instanciación de la Vida en el ser humano no lo convierte per se en persona, sino en individuo. Cada individuo va convirtiéndose en persona en un acto creativo particular. Es este un proceso vital que es movimiento y es historia personal, a través de una maduración saludable, y de volcarse a una integración con los demás, con el cosmos, con Dios.

El ser humano es un ser que se hace, que tiene instintivamente el imperativo de ordenar su voluntad consciente hacia un devenir de libertad en el que pueda tomar decisiones, de esforzarse por madurar y humanizarse en articulación afectiva con el prójimo, transformándose de individuo autista y limitado, en persona abierta al mundo e integrada en la esencialidad de nosotros. Es hacerse su personalidad decidiendo el proceso de integración que implica el tomar conciencia que la realidad del yo, en su verdadero ser, no es egocéntrico sino alocéntrico, es decir, está centrado en el ámbito de su relación con el otro, con el semejante, en función del amor (27).

La última vocación o voluntad de trascendencia del hombre no es entonces la individualización sino la personalización, es decir, la realización como persona que ha superado el autismo captativo y destructivo para transformarse en un ser dativo y altruista.
En la concepción hahnemanniana de la enfermedad del hombre, la psora es la disposición mórbida fundamental del ser humano, como consecuencia de la ruptura de la relación armónica del microcosmo hombre con el macrocosmo universal y sobre la condición de un estado dinámico de permanente susceptibilidad. Y es así también como Kent ha podido aseverar que el síntoma determinativo por excelencia del cuadro clínico es el que concierne a los trastornos de la voluntad instintiva o afectividad en donde se da el conflicto entre las tendencias regresivas y las que impelen al organismo hacia la libertad espiritual que lo transforman en persona (28).

Ahora bien ¿en dónde asienta el conflicto que produce la enfermedad? Se dijo que la misma se presenta en su centro vital, lo que es sinónimo de energía vital. Y lo que en Paschero es también sinónimo de voluntad instintiva. En otras palabras, la vida humana tiene aquí otro sinónimo: voluntad primaria.

Penetrando en los fenómenos vitales que determinan cada cuadro singular de idiosincrasia, nos enfrentamos con los instintos como fuente de la voluntad inconsciente de vida, que como un impulso primario ejerce su fuerza ciega e irresistible para solventar la necesidad elemental de subsistir y perpetuarse. >
Es necesario consignar aquí que esta voluntad primaria, inconsciente, irracional por lo mismo que se identifica con la vida misma, es el impulso determinante de los deseos, apetitos, tendencias e inclinaciones en el aspecto alimentario, así como también en lo concerniente a la vida afectiva y a la de los mismos sueños con su expresión simbólica de los conflictos entre los instintos y la conciencia; que para el homeópata atento constituyen los síntomas característicos de la personalidad profunda, como exponentes de la voluntad instintiva, lo que de fondo es y quiere el enfermo (29).

La voluntad considerada en su aspecto primario no es más que el instinto de vida, de autoconservación ciego e irresistible. 
Los trastornos de la voluntad son los principales y centrales del hombre.
Hahnemann  sostuvo, con profunda convicción y fe, que lo que en el hombre debe ser curado es la perturbación de la voluntad profunda (30).

Paschero presenta así dos aspectos de la vida en el hombre: uno, como vimos  supra, que es sinónimo de e nergía vital, la que como ya mencionara es un caso especial de la energía cósmica, y por ende un proceso físico; el otro es descrito en un plano metafísico, y es la voluntad inconsciente, y como voluntad, aspecto del Ser del hombre, como veremos más adelante. Ambas aparecen como dos caras de una misma moneda, pero en dos ámbitos diferentes. Esta postura recuerda por el paralelismo presente entre los planos físico y metafísico, pasajes de la obra de Spinoza. 
Podemos así exceptuar a Paschero de una posición meramente mecanicista acerca de la vida. 
Es en la voluntad en donde se produce una especie de combate, ya que Paschero diferencia esta voluntad, primigenia, irracional e instintiva de otra, que es una modificación de la primera de acuerdo a una reactividad volitiva ante las circunstancias medioambientales, proceso que en el hombre es tutelado por la razón.

 La otra voluntad, la voluntad consciente, intelectual o deliberada que resulta de una modificación reactiva de la voluntad inconsciente ante la adaptación a la realidad o maduración del sujeto, es la que confiere razones selectivas o juicios de valor en las cosas que el hombre apetece, rechazando las compulsiones destructivas y ordenando la voluntad al bien como fines del ser que ha llegado a la adultez, volcándose en versión generosa hacia el prójimo y buscando el bienestar de los demás (31).

Esta voluntad es privilegio del ser humano, portador de una razón que lo lleva a discernir y decidir, si está en un proceso madurativo no parasitado por la enfermedad, hacia una actitud de vida dativa y no egoísta.

El hombre tiene instintos pero no es instinto sino persona. Y persona es el ser espiritual que no se deja instigar por el instinto al que reconoce como suyo pero al que gobierna como ser libre y responsable. 
En todos los enfermos existe un conflicto entre la voluntad y la razón o la inteligencia. La voluntad cuando está ordenada a los sentidos no obedece a la razón y entra en conflicto con ella. A medida que el hombre crece supera el autismo infantil de estar sujeto a la voluntad sensible para ordenar la voluntad a la razón y madurar psicológicamente pasando del principio del placer al principio de la realidad (32).

La razón es la que va determinando la voluntad de acuerdo a los estímulos medioambientales, creando una conciencia moral que frena el avance instintivo -que sólo vela por la propia satisfacción-, y lo vincula con el cosmos.

El ser humano desarrolla una conciencia moral que lo integra en la unidad esencial del cosmos (...) Las emociones se producen  en relación con esta conciencia moral  como un medio para eludir o sortear dificultades de adaptación y resolver derivativamente el conflicto entre los instintos y la conciencia, entre los deseos y la interdicción moral (33).

Como se nota, el conflicto entre la razón y la voluntad es producto de un condicionamiento en la libertad (la hoy llamada “libertad substancial”), con lo que la enfermedad, que es una adaptación existencial errónea,  pasa a ser para Paschero un cercenamiento de la libertad humana

La enfermedad no es más que un proceso de adaptación biológica al medio circundante, al mundo cosmo-biológico-social que rodea al individuo, y esta adaptación no es sólo instintiva sino que se produce con la inteligencia, la capacidad de decidir, razonar, ponderar las circunstancias, por lo que la enfermedad, es decir, la adaptación, es un problema de libertad (34).

En términos psicológicos, hay para Paschero una respuesta ante un sentimiento instintivo de inseguridad que, exaltando a su vez el instinto de autoconservación, “incrementa enormemente la conciencia de sí mismo, lo aprisiona en los estrechos límites de su egoísmo y lo sepulta en la infelicidad, la miseria y la angustia de un ser que se siente cada vez más aislado y en permanente peligro” (35). Es éste el primer nivel de conciencia según Paschero. 
Existe además la formación de una superestructura sobre la conciencia o personalidad dinámica o instintiva, que constituye la conciencia o personalidad social o reactiva, que opera como conciencia moral. Éste es el segundo nivel de conciencia según Paschero. 
Hay que resaltar aquí que el concepto de conciencia moral que propone Paschero no es similar al super-Yo freudiano. Paschero distingue bien el rol represivo que realiza este último, a diferencia de la tarea adaptativa, evolutiva y madurativa que produce la moral que determina la razón sobre la voluntad instintiva.

Las normas morales llevan implicada siempre la productividad, el carácter oblativo, altruista, constructivo, con capacidad de dar, de acción libre y sin represiones que contrarían esencialmente la ley natural de curación, ley que rige todas las manifestaciones vitales en constante actividad curativa (36).

Dado que en la personalidad dinámica se presenta el conflicto a superar, es allí a donde debe apuntar el remedio homeopático:

El equilibrio entre estos dos estratos de la personalidad, el dinámico o instintivo y el social o reactivo, hace que el individuo se halle en aparente estado de salud que significa una buena adaptación al sistema social. El medicamento homeopático dirigido siempre a la corrección de ese dinamismo patógeno, miasmáticamente alterado, de la personalidad dinámica instintiva frente a la voluntad, los impulsos y los deseos o ambiciones, puede determinar un menor requerimiento compulsivo que permita la adaptación (37).

Sin embargo, este nivel de personalidad no constituye aún para Paschero la salud; hay un tercer nivel de conciencia o personalidad que consiste en el descubrimiento del profundo ser íntimo, “en donde palpita la vida fundamental e indiferenciada, desde donde la queda voz de lo absoluto nos incita a perder nuestra individualidad para ganarnos en la conciencia universal” (38). Quiero referir que esta propuesta de Paschero tiene una profunda raíz mística, presente por ejemplo en Meister Eckhart o en Nicolás de Cusa y que llega hasta Heidegger. Es el regreso al ser indiferenciado que está en el núcleo del ser humano (y de todo el cosmos), es volver a la Vida desde nuestra vida, alcanzar lo Absoluto (Dios), a través de lo Universal (Macrocosmos), desde lo Particular (Microcosmos). Podemos inscribir así a Paschero entre los defensores de una  progressio y de una  regressio, verdadero círculo neoplatónico.

Lo esencial es comprender que el ser humano realiza su ser íntimo, esencial, espiritual  al estar dos en recíproca presencia, es un acontecimiento que se produce  en el encuentro de uno con el otro. Y, sobre todo, debemos experimentar en nosotros que existe una participación del hombre en el ser del mundo, en el ser en plenitud, participación que debemos hacer activa en tanto tomemos conciencia de nuestro verdadero ser (39).


4. LA SALUD 
No existe en verdad para Paschero un concepto de perfecta salud; al ser un objetivo vital, la salud aparece como un proceso al que se tiende en la permanente adopción de una actitud de superación del autismo infantil, del egoísmo inicial.

No existe la salud, sólo existe la enfermedad. La vida fluye de un desequilibrio en otro cuya mayor o menor estabilidad depende de la sensibilidad de cada enfermo, determinando así, en cada caso, una
ecuación estrictamente personal (40).

Lo que puede lograr la medicación homeopática bien indicada es el desbloqueo del libre fluir personal, recuperando el ser humano su libertad determinativa. 
Sin embargo, no se consigue todo con el remedio; hay que además guiar al paciente en una adecuada actitud vital:

El simillimum homeopático es un medio para curar, pero no un fin en sí mismo; no define por sí solo la curación. El homeópata debe ser un pedagogo capacitado para guiar al enfermo en la rectificación de su actitud vital por la comprensión racional de lo que debe hacer para ubicarse en las etapas correspondientes a su desenvolvimiento como persona que debe reencontrase en la unidad del nosotros (41).

Este reencuentro con el prójimo se produce a partir –como se esbozó- de una comprensión del propio sentido de vida. Y que ese sentido tiene un télos, una finalidad en los otros y en lo Absoluto. Paschero es en este punto deudor del pensamiento moderno, ya que una comprensión completa del sentido de vida, a través del ejercicio pleno de la razón, produce una trascendencia en lo Otro.

La salud verdadera e ideal es la que el hombre alcanza cuando ha logrado un nivel de conciencia en el que se siente regido por una relación esencial con el prójimo; en el que adquiere la vivencia madura de su unidad profunda con el todo, desarrollando su personalidad desde una subjetividad egocéntrica y absorbente hacia la objetividad altruista que reconoce su verdadera y real existencia en la trascendencia del yo (42).

Por otra parte, existen variables sinónimas en este proceso vital:

Capacidad creadora, capacidad de síntesis y maduración psicológica e integración con el todo son sinónimos que expresan el punto máximo del proceso evolutivo que el hombre debe fatalmente cumplir para realizarse, vale decir para superar la ansiedad básica que signa su vida por la pérdida del paraíso perdido: la seguridad biológica del seno materno que abandonó para enfrentarse con el mundo hostil en el que debe formarse (43).

Por último, la actitud de comprensión hace ver al hombre que su máxima expresión creativa es el amor, que “es un intento de recuperar la unidad perdida” (44).
No es el amor un abandono de sí; por el contrario hay que partir de sí, pero del sí mismo profundo que es a su vez Vida indiferenciada. Hay que amar lo que de Absoluto hay en cada uno, para poder amar en forma consecuente (idéntica, en realidad) al Otro.

El amor para ser auténtico debe partir de alguien que ame en sí su propia creatividad y que tenga conciencia de que participa del Ser, uno de cuyos aspectos, tal vez el fundante y más originario, es el amor.(...) 
Porque sólo el amor puede ser origen. El yo y el tú llevan potencialmente la posibilidad de ser uno, de unirse en el nosotros. Sólo así se descubrirá la unidad originaria, se tendrá conciencia de una plenitud que -creo- todos vivimos con nostalgia.
Dije que el amor era uno de los aspectos del ser, cuyas otras dos facetas confluyentes son la razón o intelecto y la voluntad. No habría ser si no hubiera amor, razón y voluntad. De ahí que para que el amor sea profundo y auténtico deba estar acompañado por esas otras dos manifestaciones del ser, que sólo son eso: diferentes manifestaciones de una única realidad. 
Y al sentir ese amor que es sólo un aspecto del ser, de la unidad integrada también por la inteligencia y la voluntad, veremos cómo todas nuestras capacidades se dinamizan, cómo se potencializa nuestra comprensión del otro, cómo se crea un mundo en el que se ha intensificado la belleza, y descubriremos entonces que la vida sólo puede darse en  plenitud en la unidad afectiva del nosotros. 
Para lograr esa plenitud de vida genuina, sin embargo, habré de partir de mi propio ser como capacidad de amor, de inteligencia y de voluntad, y habré de amar en mí lo que mi conciencia reclama como lo mejor de mí mismo, lo que  reclama mi voluntad de perfección y de totalidad. Sólo entonces será real esa capacidad de amor y podré amar al otro también en lo que él haya de lograr. Podré llegar al tú en su esencial creatividad y en su yo más profundo.
 Y esto habrá de ser mi permanente búsqueda y mi objetivo más constante. Sólo pido sentir esa necesidad, afirmarla en mi corazón, pensar en ella con lucidez cada instante de mi vida para poder cumplir con mi destino que intuyo con absoluta seguridad: el de vivir el amor divino en mí e irradiarlo auténticamente realizado en la unidad de vida con los demás. Esa es la demanda de la vida en plenitud que exige a todo hombre desde el fondo del alma (45).

Como vemos, para Paschero “ser” humano no es simplemente nacer como miembro de la especie humana. Hay una naturaleza humana ideal a alcanzar, y la salud entraña ese destino de humanización. Y humanizarse es de algún modo tender a lo divino. 
La enfermedad, por el contrario, estanca dicha posibilidad en un rango inferior; el médico homeópata puede colaborar con el paciente a través de su correcta prescripción y de su acertada guía. 
La Homeopatía se convierte así en instrumento de liberación. Así como Marx quería que la Filosofía se convirtiera en arma de transformación social, Paschero nos dice que el acto médico debe intentar promover la transformación personal, lo que por cierto, se vuelve cambio social.


5. CONCLUSIONES 
Mi intención ha sido realizar una presentación del pensamiento de Paschero, sin efectuar una tarea crítica en cuanto a algunos problemas filosóficos que pueda presentar el sistema. Estos existen: por un lado, problemas externos al mismo, como tiene todo aquel pensamiento que está sustentado en el vitalismo; por otro lado, problemas internos, como por ejemplo aquellos que puedan derivar de la relación entre el aspecto físico y el metafísico de la Vida, de la relación entre diferentes “aspectos” (como Paschero los llama) del ser del hombre: amor, razón y voluntad, o los que devienen de su postura teísta. 
Sí, en cambio, me referiré a la alta exigencia para el médico homeópata que parece desprenderse del pensamiento pascheriano.
 En la actualidad, en el tiempo posmoderno en que vivimos, la idea de realización personal  propuesta por Paschero está cada día más alejada. Foucault, en “Las palabras y las cosas” (1966) decreta la muerte del hombre, es decir, de aquel ideal de naturaleza humana que se detentaba hasta la modernidad. 
El hombre en la posmodernidad (hipermodernidad de Lipovetsky)  tiene como modelo de sentido vital el alcance personal de su deseo, el hedonismo de la satisfacción inmediata de novedades, sin volcarse a una actividad dativa; presenta un desconocimiento pleno de la unidad con la Absoluto como tarea a encarar, ya que el fragmentarismo posmoderno es máximo. 
Ante una situación tal, ¿cómo suena a los oídos del médico homeópata el mensaje de Paschero? 
En nuestros días, salvo excepciones, el paciente no está preparado para recibir un consejo de búsqueda de trascendencia, aún si la prescripción es acertada y el remedio es el constitucional. 
No obstante, en mi opinión no hay que abandonar el norte de su pensamiento, que hace a la verdadera curación, a la guía hacia una plenitud psicofísica. 
Como ya se señaló, no existe para Paschero la completa salud, sino como polo ideal a alcanzar.

La salud verdadera e ideal es la que el hombre alcanza cuando ha logrado un nivel de conciencia en el que existe una relación verdadera entre su último fondo espiritual y el universo, en el que adquiere la vivencia de su unidad profunda con el todo (46).

El médico homeópata debe tener en cuenta esta importante circunstancia, para no crear expectativas sobrehumanas en su práctica. 
Corre peligro el médico de malinterpretar el camino propuesto por Paschero; en efecto, éste reclamaba al médico, además de una comprensión vital a través de la empatía y una prescripción juiciosa, un rol de guía en el camino del enfermo hacia la salud; esto no implica que la salud ideal se alcance, ni por tanto, que el médico sea testigo de la llegada a una meta que, como dije, es ideal, aunque no por ello inexistente. 
La labor médica debe ser cuidadosa, ya que en nuestra posmodernidad, el paciente generalmente requiere rápidas respuestas a sus problemas. 
Hay que ganarse la confianza del mismo y comprenderlo empáticamente “en situación” (palabra “cargada” de connotaciones existencialistas), debiendo el médico intentar percibir así qué es lo más conveniente en su terapéutica. Intentar luego, finalmente, que  encuentre el camino (que es el paso previo al recorrido del mismo), para que se oriente hacia ese polo ideal, hacia la ataraxia que Paschero señala. 
Esta es nuestra actual tarea pedagógica, en la cual no debe olvidarse además el respeto por la decisión última del paciente, que involucra su voluntario destino; esto último es esencial  para no caer en el llamado paternalismo médico. 


NOTAS:
1.Cfr. para esta crítica Escola Kentiana do Rio de Janeiro, “Masi Elizalde, Homeopatia teoria e Prática”,Ed. Luz Menescal, Rio de Janeiro, 2004, pp. 75-76.
2. PASCHERO, T. P., Homeopatía, El Ateneo, Buenos Aires, 1984. 
3. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, Ed. Lalaye, Buenos Aires, 1997. 
4. PASCHERO, T. P. “Los síntomas mentales en Homeopatía”, en Homeopatía, p. 60. 
5. PASCHERO, T. P.  “La Psicología en la formación del médico”, en Homeopatía, p. 138. 
6. PASCHERO, T. P.  “Los síntomas mentales en Homeopatía”, en Homeopatía, p. 59-60.
7. PASCHERO, T. P. “Medicina antropológica o medicina de la persona”, en Homeopatía, p. 150. 
8. PASCHERO, T. P. “La práctica de la Homeopatía”, en  Homeopatía, p. 68. 
9. PASCHERO, T. P. “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
10. PASCHERO, T. P. “Qué es lo que se debe curar en cada enfermo”, en Homeopatía, p. 229. 
11. El filósofo griego nos dirá en el fragmento 12 “Para los que entran en el mismo río, aguas fluyen, otras y otras”, interpretado por Platón en Crátilo y Teeteto con las expresiones pánta rhei, pánta kineítai, pánta choreí (“todo fluye,” o “todo se mueve”). 
12. PASCHERO, T. P. “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
13. PASCHERO, T. P. “Qué es lo que se debe curar en cada enfermo”, en Homeopatía, p. 229. 
14. PASCHERO, T. P. “La curación”, en Homeopatía, 242-3. 
15.PASCHERO, T. P.  “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
16. PASCHERO, T. P. “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
17. PASCHERO, T. P. “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
18. PASCHERO, T. P. “La ley de curación frente a la supresión de los síntomas”, en Homeopatía, p. 35-36. 
19. “Nos apresuramos a declarar que no damos aquí el nombre de espíritu solamente a la condición filosófica excelsa del hombre hiperevolucionado y excepcional que ha conectado con los valores trascendentes, sino a la instancia psíquica, presente en todo ser humano, que le confiere los atributos de la autoconciencia como sujeto ante sí mismo y objeto frente a un mundo cuya realidad debe asimilar”. PASCHERO, T. P.  “Los síntomas manteles en Homeopatía”, en Homeopatía, p. 62. 
20. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 76. 
21. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 50. 
22. PASCHERO, T. P. “La personalidad del enfermo”, en Homeopatía, p. 158. 
23. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 77. 
24. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 82-3. 
25. PASCHERO, T. P. “El Órganon de la Homeopatía”, en Homeopatía, p. 14. 
26. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 59-60. 
27. PASCHERO, T. P. “La curación”, en Homeopatía, p. 240-1.
28. PASCHERO, T. P. “Medicina antropológica o Medicina de la persona”, en Homeopatía, p. 151.
29. PASCHERO, T. P. “La curación”, en Homeopatía, p. 241.
30. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 95.
31. PASCHERO, T. P. “La curación”, en Homeopatía, p. 241.
32. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 95-106.
33. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 52.
34. PASCHERO, T. P. “Principios inalienables”, en Homeopatía, p. 1.
35. PASCHERO, T. P. “La curación de la enfermedad constitucional”, en Homeopatía, p. 178.
36. PASCHERO, T. P. “El problema psicológico en Homeopatía”, en Homeopatía, p. 127.
37. PASCHERO, T. P. “La curación de la enfermedad constitucional”, en Homeopatía, p. 178.
38. PASCHERO, T. P. “La curación de la enfermedad constitucional”, en Homeopatía, p. 178.
39. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 112-5.
40. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 68.
41. PASCHERO, T. P. “La curación”, en Homeopatía, p. 243.
42. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 112-5.
43. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 81.
44. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 89.
45. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 124-7.
46. CANDEGABE, M. Diálogos con Tomás Pablo Paschero, p. 120-1.


Autor: Dr. Gustavo Alberto Cataldi, director de la Escuela Médica Homeopática Argentina “Tomás Pablo Paschero”.

De Hahnemann a Paschero

INTRODUCCIÓN
El hombre cree que lucha contra el mundo y al fin su lucha no es más que contra sí mismo, contra lo que lo encadena íntimamente, contra lo que él cree que él es.
Más allá de los dolores que lo aquejan –que conforman casi siempre el motivo de la consulta- la intimidad de la consulta médica homeopática revela que cada hombre trae una historia para contar, una pena para llorar y una forma particular de sentir y obrar en la vida. Que todo hombre es receptáculo de una voluntad y un entendimiento que determinan una acción, un movimiento, una realización hacia los fines y el cumplimiento del proceso que lo conduce a desempeñar su papel ontológico–teleológico-: actualizar lo latente o implícito. Que la vida es una constante actualización, una realización hacia la forma, hacia una determinación que implique la finalidad de la personalización del sujeto. Es decir, que la realización plena de las posibilidades del ser indica que todo tiende hacia la forma dado que los seres están determinados para llevar al acto su ser; y el acto es su fin y la conciencia el medio para alcanzarlo.

Vamos a ver esta noche como esta visión antropológica, filosófica y teleológica del hombre atraviesa la historia de la Homeopatía, orienta la comprensión de lo digno de ser curado y señala el camino del verdadero restablecimiento de la salud en cada caso en particular: LA CONCIENCIA. LA ENFERMEDAD. EL ALTO FIN DE LA CURACIÓN HOMEOPÁTICA.

-“Los más inestimables tesoros del Hombre son un conciencia irreprochable y una buena salud. El amor de Dios y el estudio de sí mismo da lo uno, la Homeopatía lo otro”. –Me pregunto cuánto habrá meditado acerca de ello Samuel Hahnemann, el creador de la Homeopatía, antes de legar a las generaciones futuras este póstumo mensaje; a la vera de la muerte, cuando amanecía París, al comenzar el verano de 1843.
Casi cuarenta años antes, en un párrafo de Esculapio en la Balanza, opúsculo de 1805, había escrito:
-“Cómo calcular el número de enfermedades y de dolores bajo cuyo peso los mortales se doblegan y se arrastran penosamente hacia el término de su existencia, y que no les perdonan ni aún en medio de los inciensos de la gloria, ni de los goces del lujo?. Sin embargo, ! oh hombre! !cuán noble es tu origen, cuán grande tu destino, y cuán elevado el objeto de tu vida! No estás destinado, acaso, a aproximarte por medio de sensaciones que aseguran tu felicidad, de acciones que ensalzan tu dignidad, de conocimientos que abrazan el universo, al gran espíritu que adoran todos los habitantes de los sistemas solares?...”-
Y sostuvo en El espíritu de la doctrina, de 1813:
-“La vida humana y sus dos estados, la salud y la enfermedad no podrían ser explicados por ninguno de los principios que sirven para explicar los otros objetos. La vida no puede ser comparada a nada en el mundo, sino a ella misma. Ninguna relación entre ella y una máquina hidráulica u otra, una operación química, una descomposición y una producción de gas, una batería galvánica. En una palabra, no se parece a nada de lo que no vive. Las substancias materiales de las cuales el organismo humano está compuesto no siguen más, en esta combinación viviente, las leyes a las cuales la materia está sometida en el estado de no vida y no reconocen más que las leyes propias de la vitalidad, son entonces animadas y vivientes, como el todo es animado y viviente. En el organismo reina una fuerza fundamental, inefable y todopoderosa, que anula toda tendencia de las partes constituyentes del cuerpo a conformarse a las leyes de la presión, del choque, de la fuerza de inercia, de la fermentación y de la putrefacción, y que las somete únicamente a las leyes de la vida, es decir, las mantiene en un estado de sensibilidad y actividad necesario a la conservación del todo viviente en un estado dinámico casi espiritual”-.
-“Puesto que el estado del organismo depende únicamente de aquella fuerza que lo anima, el cambio al cual damos el nombre de enfermedad no es igualmente, y de ningún modo un efecto químico, o físico-mecánico, sino el resultado de modificaciones en la manera viviente en que el hombre siente y actúa, es decir un cambio dinámico, una clase de nueva existencia, cuya consecuencia debe ser traer un cambio en las propiedades de los principios materiales del cuerpo”.
“...un número incalculable de circunstancias pueden influir sobre el hombre, que está en conexión y conflicto con cada parte del universo (1) ...” “pero éstas no pueden jamás, de forma absoluta enfermarlo, al menos no pueden desequilibrar dinámicamente su organismo al punto de hundirlo en el estado de enfermedad, en tanto no exista en él una predisposición especial(2) .
-“Lo único que produce las enfermedades es la fuerza vital morbosamente afectada...”- agrega, finalmente, en el parágrafo 12 del Organon de la medicina-.
Hoy estamos reunidos para dar comienzo al ciclo lectivo de la EMHA del año 2001, y me pregunto si en aquellos primeros tiempos, en esas primeras décadas del siglo XIX, arduamente dedicadas a la investigación científica, habrá soñado Hahnemann con las generaciones futuras y cómo éstas llegarían a perfeccionar el modelo doctrinario, tan influido por concepciones fundamentalmente humanísticas y vitalistas.
La tradición Hahnemanniana de nuestra Escuela se vio enriquecida por la tarea de Tomás Pablo Paschero, tarea de perfeccionamiento de la doctrina cuyas fronteras fue ampliando con sus investigaciones y conocimientos.

Paschero es para nosotros la “lupa”sobre Hahnemann, prestemos atención a sus palabras:
La Homeopatía, gracias a la experimentación humana, ha podido marcar las pautas dinámicas de la ...fuerza vital; de ese principio vital, de esa energía imponderable que constituye el acervo científico por excelencia de la medicina vitalista, puesta en acción por el sabio alemán. En el parágrafo 9 del Organon de la Medicina afirma: “en el estado de salud la fuerza vital que anima dinámicamente el cuerpo material gobierna con poder ilimitado y conserva todas las partes del organismo en admirable y armónica operación vital, tanto respecto de las sensaciones como de las funciones; de modo que el espíritu dotado de razón que reside en nosotros pueda emplear estos instrumentos vivos y sanos para los más altos fines de nuestra existencia.”
En esta última afirmación el gran maestro apela...esencialmente a un postulado ético que concierne ...al ser humano considerado como sujeto de su historia . El hombre es, para Hahnemann, un ser vivo destinado a tomar conciencia de su existencia como persona, destinado a lograr su realización espiritual cumpliendo así con los altos fines de su evolución psicobiológica.

El desideratum fundamental de la Homeopatía es que el médico llegue a comprender en cada enfermo qué es lo que debe curar... La Homeopatía, medicina humanística por excelencia, exige que el médico y el enfermo, protagonistas ambos del fenómeno de identificación mutua ante el proceso de la enfermedad, tengan una imagen de la estructura esencial del hombre sin atenerse ni sujetarse...a tradiciones científicas, filosóficas o teológicas, sino apelando a la más pura intuición de sí mismo.

Se trata de una perspectiva más profunda del problema de la salud y de la enfermedad, como nunca se ha planteado en medicina...Ese nuevo punto de vista, sostenía Paschero, obliga al médico a conjugar su intelecto y su conciencia necesarios para la discriminación analítica del proceso patológico, con su capacidad de síntesis requerida para la percepción directa de la verdad desde su yo personal auténtico, desde el centro dinámico de su... realidad interior. Los más inestimables tesoros del hombre son una conciencia irreprochable y una buena salud- nos alerta Hahnemann desde el fondo de la Homeopatía- y la experiencia clínica, vivida en la propia intimidad del médico revela que ningún enfermo se cura realmente si no logra desbloquear, liberar y poner en ejercicio su voluntad de curación. Ningún enfermo se cura realmente si no logra activar su necesidad de responder a la exigencia profunda de saber quién es, de conocer el sentido de su vida, de encontrarse a sí mismo, de hallar su paz interior,... de crecer y desarrollar...su conciencia de ser. Esa voluntad de ser surge desde más allá de la conciencia, de la inteligencia y del alma; emana, precisamente, del centro dinámico de su auténtico yo...

La sustancia de la vida – sostenía el Maestro- es pura energía, y la salud es la libre expresión de la energía vital a través del cuerpo y de la mente en armónica correlación dinámica con el medio externo circunstancial, tanto natural como humano. Esta relación que constituye el fenómeno constante de adaptación psicobiológica del ser humano implica ... un continuo crecimiento y un desarrollo hacia la unidad vital con el ser en plenitud. Hay una apetencia ingénita y subconsciente en el hombre de hallar la unidad de su yo,...de su propia energía vital con ...la energía vital cósmica, es decir, el yo trascendente o mente universal...,(una necesidad de) reinstaurar la unidad perdida con el ser en plenitud, que es el drama esencial del ser humano. Este drama urge al hombre en forma inexorable desde el fondo de su alma... y responde a la angustia existencial de sentirse separado del todo y condicionado para morir.

¿Qué es entonces la enfermedad para Paschero?
La enfermedad es la alteración, el bloqueo, la obstrucción de la libre y armónica circulación de la energía vital a través del cuerpo y de la mente en su relación abierta, libre y espontánea con el mundo exterior...que está animado por la misma e idéntica energía que anima nuestra vida...”
La solución del problema de la enfermedad, tanto en su aspecto físico como mental – sostenía-, ha de encontrarse en esa restitución de la libre circulación de la energía mental a través de la mente, de la afectividad y del cuerpo, en libre trascendencia hacia la mente universal, Dios o absoluto.

Recomendaba Paschero, que frente a cada paciente nos preguntáramos “si frente a la vida tenía una actitud negativa, si estaba bloqueado en el crecimiento y en el desarrollo de su conciencia de ser, de vivirse como sujeto de su propia realidad – como capacidad de ser y de hacer-, de descubrirse a sí mismo como parte integrante de la vida en plenitud. Esto supone descubrirse como determinado sólo por sí mismo y no por las personas, las circunstancias o los tabúes coercitivos... Es necesario preguntarse si no está bloqueado, en dicho crecimiento y desarrollo, por sensaciones patológicas y patogenéticas ...que se deben encontrar gracias a “la comprensión profunda del enfermo, a través de su relato, de su conducta, de sus resentimientos y de sus odios, ...de sus ambiciones y frustraciones, de sus quebrantos emocionales y de sus sueños. Ellos nos darán las pautas del cuadro clínico homeopático que resolverá el diagnóstico del simillimum.”

Más adelante, en otro de sus escritos expresa: “Toda alteración en la armónica circulación de la energía produce la enfermedad por una obstrucción que se manifiesta originalmente a nivel mental y afectivo...La búsqueda de los síntomas mentales, que traducen disrritmias de la auténtica voluntad de vida, es lo que da sentido a la enfermedad...y lo que debe ser detectado en la biografía de cada enfermo. Cuando el homeópata, observador profundo, ha indagado a través del relato histórico cómo vive el paciente, porqué vive así, qué hace y para qué vive...habrá encontrado...las características fundamentales que dan sentido a la totalidad de los síntomas y tendrá así la imagen exacta de la enfermedad... imagen que le permitirá tratarla homeopáticamente con éxito.


Lo que debemos esperar del enfermo que ha recibido el simillimum constitucional es una cierta paz que lo condicione para vivir en actitud positiva, paz en la que pueda desarrollar su inteligencia, su intuición, su capacidad de simpatía, su cordialidad, su amor y el sentimiento de comunidad con las personas, elementos esenciales de la capacidad creativa que lo abrirán al exterior y donde sólo entonces se encontrará a sí mismo. El medicamento simillimum no da la vida en plenitud pero en el enfermo en vías de curación...su voluntad de vivir, su gusto por la vida, ... surgirán renovadas y libres de los factores negativos que lo encierran en el egoísmo y bloquean su voluntad de darse libremente a la vida y a los demás, en una actitud de servicio que lo identifica con el mundo.

El ser humano tiene que tomar conciencia de esa unidad de la energía que nos anima a nosotros como a toda la creación y, al tomar conciencia de esa unidad, vivir la unidad de sí mismo, la identidad de su verdadero yo como hombre...Pero esa comprensión que alcanza el hombre de su propio ser en plenitud, que vive en el centro de sí mismo y que constituye el sí mismo esencial sólo se realiza y se expresa en su relación con los otros seres humanos y con el mundo.
Esta vivencia de la vida en plenitud, de la energía vital absoluta que se unifica y vibra con ...el yo real, es la voluntad de vivir y la voluntad de curación que el simillimum despierta."

Paschero solía repetir a menudo, en sus charlas y en sus escritos: “Nadie espere cambiar algo en el mundo exterior si previamente no se ha cambiado a sí mismo. Cambiar significa cambiar la conciencia profunda de sí mismo. Esto es lo que le permitirá modificar su polarización respecto de la existencia, y dirigir su vida de acuerdo con una consigna, con una intencionalidad. Mientras el hombre exista de un modo pasivo- advertía-, a remolque de las circunstancias, de los estímulos externos y de los impulsos automáticos internos, será una máquina y toda noción de libertad es pura utopía.
...Vivir exige un esfuerzo constante, permanente, asiduo, para encarnar el ideal que uno se ha forjado. La proyección hacia ese ideal plenamente realizable supone el desarrollo, el crecimiento, la curación y la evolución del ser hacia una voluntad superior... Esa aspiración, que podríamos denominar amor a Dios y su reflejo en nuestros semejantes- rige tanto la vida del médico como la del enfermo en la unidad de una común y única energía...

La vida es una, absolutamente única y el médico homeópata debe vivir esa verdad en el centro vital de su yo...Esa certeza le permitirá la toma de conciencia de que el amor es su propio yo, que él es el amor que exige a los demás y que él es el único responsable de dar el amor que vanamente reclama de fuera de sí mismo.

Tenemos la obligación moral de desarrollar la unicidad de nuestro yo en la síntesis del cuerpo, el alma y el espíritu, la obligación de dominar las fuerzas ciegas de nuestros impulsos idiosincrásicos y conducirlos a la realización de nuestra verdadera identidad en la unidad con el todo. Somos seres únicos porque la conciencia de sí mismo, la conciencia del mundo y la conciencia de Dios forman una unidad indivisible.

Sólo de ese centro vital del yo auténtico del verdadero homeópata podrá irradiar una visión en profundidad hacia la verdadera naturaleza espiritual y completa, perfecta, en el interior del otro hombre. Sólo así mi modo de dirigirme a él, de corresponderlo, de reaccionar ante él, será realmente un modo creativo para ambos.


El médico homeópata debe hacer crecer en el paciente esa conciencia de ser, de realización como persona auténtica. El medicamento homeopático, el simillimum constitucional actúa suscitando la ley de curación en lo biológico y ayudando al ser humano en su maduración , objetivo esencial del crecimiento, desarrollo y evolución del hombre. Lo esencial del quehacer médico , lo que otorga un sentido auténticamente humano a la medicina, es la actitud de quien se propone comprender cómo transcurre la vida de su enfermo, cuál es su nivel de conciencia, mientras exalta en él, por empatía, la voluntad de curarse en un proceso de maduración hacia una conciencia superior de sí mismo y de realización espiritual..."

Concluiré las citas del Maestro con otras de sus palabras “Con el remedio homeopático diagnosticado, a través, fundamentalmente, de los síntomas mentales, y con este acto de identificación empática con el otro haremos que la ley de curación se ponga en vigencia. El enfermo podrá entonces elevar su nivel de conciencia y expandir su fuerza vital del centro a la periferia, de arriba hacia abajo, de la mente cerrada en su individualidad limitada, al altruismo y al amor a la vida, hacia la plenitud, que no es otra cosa que la ley de curación absoluta y realizada; los altos fines de la existencia – como decía Hahnemann”.

Han transcurrido 158 años desde aquella célebre madrugada del 2 de julio de 1843, cuando Hahnemann, antes de partir hacia la eternidad, dejó a sus discípulos un mensaje de confianza con el fin de alentar la esperanza de que su doctrina médica, basada en experimentaciones rigurosas y en principios éticos, se desarrollase pura en la práctica de las generaciones futuras. Y este año, el 8 de septiembre, se cumplirán 15 desde el instante en que el maestro Paschero nos legó, a nosotros, sus legítimos herederos, la responsabilidad de la enseñanza de la homeopatía tal como él la entendía.

Hoy, al tiempo en que la humanidad trastabilla una vez más frente a la desproporción manifiesta de las oportunidades que los hombres tienen para acceder a una vida más justa y mejor; frente a una modernidad que ha ido estableciendo, a través de los años, una serie de dictaduras como única forma de lograr el orden social: la dictadura del hombre sobre la naturaleza- que hace desaparecer bosques y especies, contamina los mares y la atmósfera-; la dictadura de los sistemas económico-políticos sobre la felicidad de los hombres – que provoca desigualdad, desocupación y hambruna-; la dictadura de un pueblo sobre otros pueblos – que condiciona a sus propios intereses el libre comercio con bloqueos y guerras-; la dictadura de un grupo de hombres sobre el resto del pueblo- que elimina culturas y gente-; en fin, la dictadura del poder de un hombre con medios sobre el otro el hombre necesitado.

Hoy, cuando el sistema regula también la estructura médica y el desarrollo notable de la tecnología, inexplicablemente, se nos ha alejado, a nosotros, los guardianes de la salud, cada vez más de las decisiones respecto de los cruciales problemas médicos. Se intenta convertirnos en simples empleados de una organización que no nos pertenece, que nos distancia cada vez más de nuestra verdadera vocación y de la esencial espiritualidad humana. Se intenta alistarnos como soldados de una guerra universal contra virus, gérmenes y bacterias mientras se especula sobre el origen de las diferentes entidades clínicas y se recomiendan tratamientos específicos y alternantes, para así alimentar las arcas de los laboratorios multinacionales y de la industria de la medicina.
Hoy, cuando casi languidece la sagrada e íntima relación médico-paciente, nos hemos reunido aquí, en la escuela, para evocar el mensaje de estos dos grandes maestros de la Homeopatía que nos recuerdan nuestra impostergable tarea y nos reencuentran con la voz interior que clama y nos convoca.

Religados por un invisible hilo de oro ordenador a través de las edades, nos llega aquel iluminador escrito hahnemannianoque hablaba del inestimable valor de una conciencia irreprochable y de una buena salud y la condición ineludible del estudio de sí mismo, así como del inestimable valor del amor de Dios y del tratamiento homeopático para alcanzarlos. Y nos conmueve también esa apelación pascheriana a nuestra altísima vocación como médicos y al levado fin de la curación homeopática.

Pues cierto es que el restablecimiento de la salud a nivel individual no se logra con la desaparición de la manifestación clínica de la enfermedad y el silenciamiento del dolor físico. La búsqueda de la salud no concluye mientras no se tienda de forma dinámica a la obtención de un estado de orden psicobiológico que lleve al enfermo a asomarse a los umbrales de una vida mejor, consciente y realizada y lo acerque a la puerta del ideal de sí mismo. Ese ideal que supone ser un hombre libre, un hijo del amor y de la paz, que comprenda que el dolor de su prójimo es también su propio dolor y que la felicidad puede alcanzarse en la integración. La búsqueda de la salud no concluye mientras no se alcance un reordenamiento dinámico de la conciencia que invite al paciente a colaborar con el nuevo mundo que entre todos debemos lograr, gestando un cambio de paradigma que amanecerá, seguramente, en el planeta, en el mismo instante del ocaso del actual sistema.

Creo en el mejoramiento humano, en la vida futura y en la utilidad de la virtud, como decía José Martí. Es más: creo en el lento pero inexorable camino de regreso de los médicos hacia la fuente primera, a aquella de la cual bebimos cuando desde lo profundo del alma sentimos el llamado de la vocación.

Hoy nace un nuevo ciclo en nuestra escuela. Quienes crecimos de la mano del gran maestro argentino tenemos la responsabilidad de cultivar en nuestras aulas sus enseñanzas y sus valores, en el fértil valle que dejó y donde mora aún su espiritual presencia. Si estamos atentos , en este lugar, al sur del mundo que nos cobija y nos alimenta, percibiremos su brisa, que sopla cálida y calma, como un paternal viento de esperanza.

Bienvenidos a compartir otro año de encuentro fecundo.
Bienvenidos los profesores, los socios, los alumnos y los colaboradores docentes, administrativos y de maestranza.
Como director de la EMHA dejo iniciado el ciclo académico del año 2001.
Bienvenidos todos, bienvenidos a la Escuela.
Bienvenidos a la casa de Paschero.

Notas:
1 Samuel Hahnemann La medicina de la experiencia, 1805.
2 Samuel Hahnemann El espíritu de la doctrina, 1813.

Autor: Dr. Marcelo Candegabe
Discurso de apertura de los cursos de Homeopatía de la EMHA año 2001.
Fuente: http://www.universidadcandegabe.org/images/trab_cient/m_candegabe/hahnemann_a_paschero.pdf