GUERISON - SUPPRESSION

Guérison de quoi ? de qui ? Qu'est-ce qui est Curable ou Incurable ? Pour pouvoir parler de guérison ou de suppression, l'homéopathe doit savoir d'abord ce qui doit être guéri, et surtout ce qui est guérissable, et donc aussi ce qui est incurable. a- Dans l'Esprit de la Doctrine (ED), Hahnemann dit que "la maladie est le résultat de modifications dans la manière vivante dont l'homme sent et agit".(cf Organon 10; Conf de Kent XVII-XVIII-XIX)
b- Pour réagir, il faut avoir ressenti une action, et donc être sensible. Hahnemann voit donc la cause de la maladie (résultat) dans le mal sentir[1].
c- Confirmation au § 31 de l'Organon (O): ne tombe pas malade qui veut, "il faut être en état de prédisposition à ressentir l'atteinte de la cause pathogène", en état de prédisposition, de susceptibilité.
d- Au § 124 des Maladies Chroniques (MC) il nomme PSORE "cette funeste impressionnabilité" et affirme qu'il n'est pas d'homme qui ne la possède.
e- Au § O 227, nous lisons que toutes les maladies psychiques sont causées par la psore. Et comme au § MC 54 il est précisé qu'il n'existe pas de maladie somatique sans symptôme psychique, nous pouvons déduire que la cause fondamentale de n'importe quelle maladie est bien la psore-susceptibilité. Et cette psore devra être recherchée dans les symptôme mentaux exprimant le mal sentir si l'on veut comprendre la souffrance du patient.
f- Kent reprend et développe cette idée dans sa conférence XVIII: "the very first sickness of the human race is the spiritual sickness". Explication à la conférence XIX: "there is always a state and condition of man that precedes his action... that state must correspond to what wich precedes action, which is thinking and willing"
g- L'homme étant un composé substantiel corps-esprit, un parallèle peut être fait entre le problème psychique (perception fausse dans l'imaginaire (je suis nul, on ne m'aime pas assez...) => motifs faux dans les choix de vie, les décisions professionnelles, conjugales...) et le niveau biologique équivalent de hiérarchie inférieure qui va évoluer dans le plan correspondant (organes des sens perturbés => information erronée => fonction inadéquate => lésion).
h- Ne nous rendant souvent pas compte de ce que l'on fait de faux tant que le résultat n'est pas arrivé, ce n'est que devant l'échec que l'on s'apercevra qu'il existe un problème, et que l'on pourra se mette à sa recherche. Encore faut-il que l'on accepte que l'événement n'est pas un hasard, que le microbe n'est pas indépendant de ma santé. Car si nos maladies sont envisagées comme des tuiles tombées du ciel, sans cause compréhensible, on persistera à les "couper", attendant la survenue d'un événement ultérieur plus grave qui nous fasse réfléchir: maladie plus profonde ou métastase morbide, maladie de société, de planète... L'homme persistera à s'acharner contre son environnement, combat sans fin, comme le montrent les résistances successives aux antibiotiques toujours nouveaux... Si par contre la maladie est considérée comme endogène, simplement révélée par l'événement apparemment étiologique, l'homme se met alors en situation de chercher la connaissance (cf. fin note 2) pouvant mener à une vraie guérison.
i- Si les moyens de corriger la situation existant ne sont pas mis à profit, ceci vient de ce que - soit ils sont ignorés. La situation ne pourra que s'aggraver jusqu'à ce qu'on les découvre; - soit que l'on refuse de les utiliser ou d'en prendre conscience. Il faut alors se demander ce qui nous en empêche ! De multiples sensations fausses: paresse devant ce qui nous semble être une montagne, (alors que pour d'autre ce n'est pas une montagne), souci de ne pas faire comme les autres, peur de se mouiller et prendre des risques, conviction de ce que ça ne sert à rien, anxiété de remettre en question notre confort, l'estime reçue, notre sécurité, notre puissance... toutes choses poursuivies dans le seul but de nous détromper de notre sensation excessive de malaise, de médiocrité, de faiblesse, de précarité, en résumé, toutes choses nous rassurant de notre condition humaine.
j- Si ces sensations n'étaient pas exagérées, pourquoi en souffririons-nous, pourquoi agirions-nous si souvent contre notre conscience, notre intérêt à long terme, contre ce dont pourtant nous vivons: les autres et notre environnement ?
k- Constitutionnelles et donc incurables, ces sensations seraient acceptées sans souffrance, nous serions heureux de notre condition, notre conscience ne serait pas troublée. Mais en même temps, notre destin serait inéluctable, nous ne serions pas libres, pas des hommes.
l- Si donc nous sommes gênés par les résultats de nos actions et l'imperfection du monde, c'est que nous avons quelque part la notion de ce que ceci pourrait en être autrement, si nous avions pensé, su et agi autrement. Etant constitutionnellement soumis au besoin de manger, nous habiller et respirer, il ne nous vient pas à l'esprit de nous en plaindre.
m- Par contre nous nous plaignons et souffrons de l'injustice, de l'exploitation, de la solitude, tout en sachant que nous y participons de plus ou moins près, les autres subissant de notre part ce que nous leur reprochons de nous faire subir.
n- Devant ce tiraillement entre notre conscience et nos sensations, nous pouvons -1-faire taire la conscience et suivre les fausses sensations par des fausses actions pour ne pas souffrir dans notre animal, notre végétatif déréglé: on est alors délinquant, asocial, amoral. On entraîne tout dans la destruction. C'est le cheval malade dont le cavalier laisse pendre les brides, abandonnant l'espoir de gagner la course. -2-on peut aussi par la conscience et l'intellect, dominer nos sensations, nous retenir des fausses action, nous contraindre à ce que l'on sait être juste. Cette maîtrise de notre sensibilité déréglée se manifestera par la somatisation, nous faisant perdre le corps en préservant l'esprit. C'est le cheval malade qui gagne la course, les flancs blessés par les éperons d'un écuyer décidé. Dans le cas 1, le patient est curable somatiquement et psychiquement si un remède arrive en sa qualité et quantité de simillimum à remettre en place la sensibilité déréglée[2], à la rendre adaptée à la réalité, donc non anxiogène. On pourra de nouveau agir juste par une perception juste de la réalité. L'esprit sera de nouveau libre de profiter des sensations saines du corps. Dans le cas 2, le PATIENT dans sa souffrance profonde est toujours curable, même si la somatisation a abouti à des lésions incurables. Notre souffrance remise à niveau objectif par le simillimum, nous continuerons à pouvoir suivre notre idéal, mais sans que ce soit cette fois au prix de la maîtrise douloureuse de notre sensibilité déréglée, dans la rébellion devant notre état de composé substantiel. Les lésions irréversibles persisteront et ce qui est réversible se guérira si le temps qui reste à vivre le permet[3]. L'harmonie corps-esprit comme dans le cas 1 sera retrouvée, permettant des choix sereins, la liberté de l'esprit dans un corps justement sensible à la réalité, à son service. La santé[4]. pour Hahnemann, c'est l'harmonie de l'énergie vitale. La santé permet donc au patient d'accepter sa situation intermédiaire entre matière pure et esprit pur avec sagesse, ce qui représente la fin de sa rébellion contre son état temporel. Poursuivre dans cette intention représente le travail du patient guéri. Mais quel est donc le but de la santé pour Hahnemann ? Dans "Esculape dans la Balance" (Etudes de médecine homéopathique,c/o J.B.Baillière,1855) il dit: "Cependant, ô, homme, que ton origine est noble, ta destinée grande, le but de ta vie élevé ! N'es-tu pas destiné à te rapprocher par des sensations qui assurent ton bonheur, par des actions qui relèvent ta dignité, par des connaissances qui embrassent l'univers, du grand esprit qu'adorent les habitants de tous les systèmes solaires ?" Donc pour Hahnemann, l'homme retrouve par la guérison des sens sains qui lui permettent d'appliquer sa raison à la recherche de la connaissance et à son rapprochement de la divinité. Il s'agit donc de pouvoir entreprendre une démarche spirituelle ! Et par chance, comme ce n'est pas dans l'entité nosologique ou le symptôme que réside la vraie maladie, personne n'est exclu de la grande tombola dont le gros lot est le simillimum, facteur de vraie santé, quelles que soient les lésions physiques. Etude de la matière médicale selon l'optique guérison-suppression Selon le but thérapeutique visé, il y a deux méthodes pour étudier la matière médicale. Dans la première, elle peut être étudiée de façon objective pure, les symptômes appris dans les livres étant recherchés ou découverts tels quels chez les patients. Dans ce cas, le symptôme d'un patient qui ne figure dans aucun livre ne peut être utilisé. La matière médicale peut aussi être approchée comme une base de données relativement objectives, mais dont on essaie de tirer, déduire le sens profond. Ceci peut présenter l'avantage suivant: le sens que l'on perçoit derrière les paroles ou les symptômes du patient peut être retrouvé dans le sens que l'on a perçu derrière les symptômes des matières médicales. Quand Hahnemann dit au paragraphe 3 de l'Organon que " le médecin doit "einsehen", examiner, comprendre, percevoir ce qui est digne d'être guéri", le mot concevoir montre bien qu'il ne s'agit pas seulement de prendre au premier degré les symptômes que le patient offre au médecin, mais qu'il faut essayer d'en extraire le sens, comprendre les symptômes. L'énumération de symptômes auxquels il faudrait trouver un équivalent livresque ne suffit donc pas. Feu le Dr.Tomas Pablo Paschero disait bien dans son livre Homeopatia (2è ed.1983,ed.El Ateneo p.53) "... c'est parce que le but que poursuit le médecin est de guérir le malade que Hahnemann précise ceci au paragraphe 3 de l'Organon: il y a une nécessité impérieuse à ce que le médecin sache précisément ce qu'il faut guérir chez chaque patient. Et pour savoir ce qu'il faut guérir en chaque malade, il est nécessaire de s'expliquer les symptômes, de comprendre la genèse des signes psychologiques, physiologiques et pathologiques présentés, d'étudier l'étiologie du processus actuel". "En ce sens, la simple application de la loi de similitude ne suffit pas pour le choix du remède." Nous devons donc nous interroger constamment sur ce que veut dire ce patient en racontant ceci, que signifie ce qu'il dit ? Pour que ce patient raconte et montre tous ces symptômes, de quoi peut-il bien souffrir en tant qu'individu unique et indivisible, non dissociable en organes variés, en diagnostics variables, en symptômes innombrables ? Quelle sensation, quelle souffrance puis-je ressentir à partir de tout ce qu'il raconte ? C'est ce sens profond de l'ensemble du message-patient que l'on peut alors vraiment appeler le syndrome minimum de valeur maximum, seul visée de la prescription à but curatif. Symptômes mentaux et locaux S'il est intéressant de tenter cette pratique homéopathique ultra-uniciste à partir surtout des symptômes mentaux, qui peuvent être compris sans trop d'interprétation, il est indispensable de rappeler qu'un symptôme local ou général précis, modalisé et personnel au patient est souvent plus sûr pour la prescription que la sensation du médecin quant à la problématique du malade et à son équivalent médicamenteux présumé. En effet, le symptôme est indiscutable, tandis que la compréhension qu'en a le médecin est variable selon sa formation, sa philosophie, ses problèmes personnels. Heureusement, l'expérience de l'étude miasmatique de la matière médicale nous montre de plus en plus l'intérêt des symptômes et modalités physiques qui se trouvent en concordances, symboliquement, avec la problématique du patient. (Voir la confusion de Veratrum améliorée en se penchant en avant et sa problématique de recevoir le pouvoir d'un supérieur; ou l'audition de sa montre meilleure à distance que près de l'oreille chez Phosphoricum-acidum qui doit accepter que l'homme ne jouit pas de la connaissance immédiate). Si ce travail de compréhension profonde du patient ne se fait pas, l'homéopathe ne trouvera le remède que pour les cas qui présentent des symptômes existant simplement dans les livres, prescription littérale. L'avantage de la démarche miasmatique est de permettre la recherche et la prescription du simillimum même chez les patients qui ne présentent pas les symptômes livresques (utilisés pour la répertorisation), mais seulement, et c'est l'essentiel, un problème personnel précis rencontré par l'étude d'un remède connu. Sans la connaissance profonde du remède et de sa dynamique, on ne peut donc trouver de simillimum pour un tel patient. A noter que si un patient ne se présente qu'avec des symptômes physiques dont on ne peut comprendre le sens profond, il est aussi possible de prescrire le simillimum, mais sans avoir d'argument pour le diagnostiquer ni à l'avance, ni après ! On risque donc de le perdre lors d'un prochain épisode, par manque de référence réellement personnelle au patient. On ne peut donc dire que le but de guérison ou de suppression soit décidé par le choix des symptômes utilisés, mais simplement qu'une prescription à partir d'un thème de souffrance personnel, compréhensible surtout dans le mental, permet de viser plus profondément et plus consciemment la guérison du patient. Guérison-suppression Cette vision de la doctrine, de la matière médicale et de l'homme devrait permettre de diminuer la nécessité actuelle des suppressions[5] (comme moindre mal inévitable, faute de savoir / pouvoir faire mieux) par un remède présumé simillimum aux symptômes, mais qui ne l'est pas au patient quant à sa problématique profonde. Ces cas sont encore beaucoup trop fréquents où l'on voit des patient, qui ont toujours été "guéris" de tout par des remèdes chaque fois différents, terminer leur parcours par une maladie grave ou incurable, confortant nos confrères allopathes dans une idée encore fort répandue, et pour cause, que l'homéopathie ne marche que pour ce qui passe tout seul ! Notre travail d'homéopathe ne fait donc que commencer, puisque pendant des générations, faute d'une vision doctrinale claire et utilisable nous n'avions pas pu comprendre ce qui était "digne d'être guéri" chez nos patients. Même si l'aide apportée était douce et ralentissait l'aggravation des cas, les guérisons véritables et prolongées, par un seul remède, étaient rares et incomprises, donc difficilement reproductibles. Cette nouvelle vision de notre art devrait relancer l'intérêt et l'estime que mérite l'homéopathie, et ceci surtout grâce à une amélioration spectaculaire des résultats, illustrée par l'augmentation des guérisons à long terme, donc vraies.
Cas clinique Patient traité depuis des années en homéopathie et acupuncture, souffrant de fatigabilité chronique à tout: effort physique, relations sexuelles, discussion des collègues et bruit dans son bureau, efforts variés, etc. De multiples répertorisations n'aboutissent qu'à lui donner confiance dans la bonne volonté du médecin. Lassé de réfléchir, celui-ci décide après 3 ans de recherche à ne répertorier que les symptômes exprimant la faiblesse, pour voir... Faiblesse par le travail intellectuel, faiblesse par le coït, faiblesse par l'effort physique, faiblesse par les discussions des gens... RADAR 4.0 Sy 4.00 1234 1 1‑ GENERALS ‑ WEAKNESS (= enervation) ‑ coition, after 33 Sy 4.00 1234 1 2‑ GENERALS ‑ WEAKNESS (= enervation) ‑ mental exertion, from 44 Sy 4.00 1234 1 3b GENERALS ‑ WEAKNESS (= enervation) ‑ exertion, ‑ from 27 Sy 4.00 1234 1 4b GENERALS ‑ WEAKNESS (= enervation) ‑ exertion, ‑ from slight 73 Sy 4.00 1234 1 5‑ GENERALS ‑ WEAKNESS (= enervation) ‑ hunger, from 10 6b GEN Weakness talking from/weariness talking from/MIND confusion conversation agg. 24/1/3 1 2 3 4 12 5 7 8 9 10 10 13
calc. sulph. ph‑ac. nat‑c. alum. nat‑m. sep. sil. sel. phos. psor. ars. 4/11 4/10 4/9 4/8 3/6 4/7 4/6 4/6 3/9 3/7 3/7 3/5
4/11 4/10 4/9 4/8 4/7 4/7 4/6 4/5 3/9 3/7 3/7 3/5 ‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑ 1)3 ‑ 2 1 ‑ 2 2 2 3 2 ‑ -
2) 3 2 2 3 ‑ 1 1 1 3 ‑ 3 1
3b)1 ‑ ‑ ‑ ‑ ‑ ‑ 1 ‑ ‑ ‑ ‑
4b)3 2 3 3 1 2 2 ‑ 3 3 2 3
6b)2 3 2 - 3 2 1 2 - - 2 -
5) ‑ 3 ‑ 1 2 ‑ ‑ ‑ ‑ 2 ‑ ‑ Somme des symptômes (fréquence) Voici le genre de résultat inutilisable obtenu. A la lumière des études profondes de matière médicale, la lecture d'Alumina parmi cette liste de remèdes fit penser le médecin à une phrase incompréhensible du patient notée dans le dossier plusieurs années auparavant: "quand j'étais petit, cela m'étonnait toujours qu'on puisse me dire bonjour par mon prénom rien qu'en me voyant. Ca, dit-il en se touchant le thorax et le visage, ce n'est pas moi !" Un seul remède dans cette liste a un problème de liaison corps-esprit, d'incarnation insuffisante: Alumina[6]. Depuis 1989 ce patient a reçu 5 doses d'Alum. entre 200 et 2000, tout va mieux, y compris l'allergie à Ambrosia qui ressortait à chacun des ses voyages aux USA, et qui allait très bien, en attendantmieux avec l'isopathique...Ambrosia 4 CH, humilité obligée de l'homéopathe le plus idéaliste ! C'est un cas dans lequel on pourra dire, surtout s'il est encore sous Alumina dans quelques dizaines d'années, que vraiment le simillimum a été trouvé. C'est la seule chance de guérir quelqu'un en le comprenant: trouver la sensation fondamentale fausse qui motive sa façon de vivre: ce qui est digne d'être guéri. C'est là l'homéopathie hahnemannienne du plus haut niveau. Tous les autres traitements sont palliatifs, donc suppressifs. Même s'ils sont le mieux que l'on peut offrir, les traitements palliatifs et suppressifs sont un moindre mal indispensable, bien supérieurs aux thérapies pondérales. Le problème pour les homéopathes est le manque de connaissance de doctrine pour reconnaître ce qui est digne d'être guéri chez le patient, et le manque de connaissances de ce qui est le plus profond de curatif dans tel remède. L'étude de la matière médicale énumérative est à reprendre de façon dynamique. C'est ce qui se fait depuis 1o ans et permet un grand espoir quant à la qualité de nos résultats. L'homéopathie est dans son adolescence, aidons la à grandir par notre travail acharné et rigoureux, quitte à nous sentir de nouveau de tout petits homéopathes devant la grandeur de notre but: la guérison hahnemannienne ! Bibliographie Doctrine: S.Hahnemann: Organon et Maladies Chroniques; Ecrits Mineurs J.T.Kent: Lectures on Homoeopathic Philosophy Polycopiés et cours du Dr Alfonso Masi Elizalde depuis 1983 et "Actas del Instituto Internacional de Altos Estudios Homeopathicos J.T.Kent", CP 1124 ARENALES,ARGENTINA-2383/87 BUENOS AIRES Cahiers de Doctrine de l'AFADH, Dr.M.L.FAYETON, Le Clos de Corsac, F-43700 Brives-Charensac Recueil de Doctrine du GRAPH, c/o Dr. Dr.Guy LOUTAN, 3 Florissant, CH-1206 GENEVE, 41-22.789 32 30 The Spirit of Homoeopathy, R.Sankaran, Bombay,1992 Etudes de matières médicales: Travaux parus dans les Cahiers de l'AFADH Remèdes publiés dans les "Actas" del Instituto Internacional Travaux parus dans les Recueils des Essais de Matière Médicale du GRAPH "Répertoire de Thèmes et Matière Médicale Dynamique", 3è ed.1993, c/o Dr. Dr.Guy LOUTAN, 3 Florissant,CH-1206 GENEVE, 41-22.789 32 30 Hahnemann, Materia Médica Pura; T.F.Allen; Gallavardin; J.T.Kent et son répertoire, répertoire de Barthel; W.Boericke, etc. RADAR-Archimede, B-5000-Namur
Notes [1]MALADIE: Hahnemann confond dans ses écrits la maladie-entité nosologique (résultat) et maladie-vulnérabilité (cause des entités nosologiques, des symptômes cliniques). Ceci rend les discussions entre différentes écoles très ardues, les interlocuteurs ne parlant pas de la même chose sous le même mot ! [2]La meilleure santé ne peut être autre que la vulnérabilité humaine minimum, permettant la mortalité mais non la maladie, l'acceptation non douloureuse de la conscience de notre humanité mortelle. La non acceptation de notre situation temporelle est la cause endogène de la maladie hahnemannienne, notre susceptibilité. Refusant de se regarder en face, l'homme provoque la maladie en voyant dans son environnement la cause de ses maux. Il lutte alors contre son milieu, contre son corps, au lieu de les découvrir et s'y intégrer sereinement. En ce sens l'homéopathie est une médecine précurseur, elle aborde le patient comme un système complexe dans son contexte. C'est une médecine dont la doctrine poussée devrait amener le praticien à une vision écologique de la santé ! Ce qui ne semble malheureusement pas encore être le cas, à voir la banalité de la littérature des salles d'attente de bien des homéopathes. Soigner un patient, c'est bien, le sortir de son ignorance encore mieux, car on lui rend ainsi la liberté de choisir. [3] La matière nécessite du temps pour la réparation en raison de son inertie, alors que l'esprit est immédiatement mobilisable. C'est pourquoi dans le cas d'un vrai simillimum, on doit constater un certain bien être immédiat, l'apaisement de l'angoisse, malgré parfois l'aggravation des symptômes qui signe la mise en route de l'effort de guérison des lésions. [4] O par.9 "Dans l'état de santé... l'esprit doué de raison qui habite cet organisme peut ainsi librement se servir de cet instrument vivant et sain, pour atteindre au but élevé de son existence." [5]Suppression d'une entité nosologique par une traitement partiel du patient, remplacé par une "métastase" morbide, autre entité nosologique en général plus grave. Ce phénomène est bien constaté par les vétérinaires qui suivent un animal de la naissance à la mort, et se rendent plus vite compte, de par la courte durée de vie de l'animal, des effets à terme de la "guérison" d'une maladie et non du patient. Voir "Les maladies qu'il est dangereux de guérir" D.Reymond, Ed Collin, Paris, 1808. [6]ALUMINA: voir étude AFADH 1987 et 1992.
Auteur: Dr.Guy LOUTAN, Médecine Générale, SSMH.(CH); MFHom.(GB); IIAEH(ARG). 3 Rte de Florissant,CH-1206 Genève,tél:41-22-789.32.30.
Conférence à la 2è. journée Genevoise d'homéopathie 27-28 septembre 1997.