HOMEOPATHIE ET ENNEAGRAMME

Diagnostic du miasme et du règne basé sur l'ennéagramme

Introduction
Dans l'année 1828, Hahnemann, publia sa première édition des maladies chroniques[1]. Cette publication allait révolutionner l'histoire de l'homéopathie. Les deux découvertes avancées du fondateur reposaient sur l'application de la dose liquide et la théorie des miasmes. Il prédit, un an avant la parution de son livre que l'annonce de ses découvertes allait produire l'effet d'une bombe : "Il leur faudra plus de 6 mois pour se remettre de leur frayeur et de la stupéfaction liée à l'énormité de cette nouveauté, peut-être encore six mois avant qu'ils n'y croient…"[Vie et Lettres d'Hahnemann d'après Bradford, p. 182]

"Sa prédiction s'avéra juste, mais des centaines de fois pire", nous dit l'excellent historien de l'homéopathie, David Little. En effet, certains et non des moindres, refusèrent de quitter les terres connues pour s'aventurer vers les territoires inconnus que défrichait Hahnemann. Hering lui-même, dit dans l’introduction à la 3° traduction américaine de l’Organon : "Quelle influence importante peut avoir l’adoption ou non par un homéopathe des opinions théoriques de Hahnemann, dans la mesure où il s’en tient aux principaux outils du Maître et à la matière médicale de nos écoles ? Quelle influence cela peut-il avoir, qu’un médecin adopte ou rejette la théorie psorique, dans la mesure où il sélectionne le remède le plus semblable possible?".

En réponse à la citation ci-dessus de Constantine Héring, J.H. Allen répondait : "nous ne pouvons pas sélectionner le remède le plus semblable possible, sans avoir compris le phénomène des miasmes actifs et basiques ; car le vrai simillimum est toujours basé sur le miasme actif existant. Je prétends que la majorité de nos échecs pour choisir le vrai simillimum réside dans l'incapacité à diagnostiquer le miasme actif."

"Hahnemann avait groupé ses remèdes anti-psoriques, et parmi ceux-ci il faisait sa sélection [pour un cas psorique]."[2]

A notre époque encore la théorie miasmatique est source de divergence pour les homéopathes et son application reste laborieuse.

Que nous dit cette théorie ? Nous pouvons la résumer en deux points :

-La globalité du malade
-La nature miasmatique des maladies.

Si la globalité du malade est maintenant une des clés de voûte de la doctrine homéopathique moderne, nous n'envisagerions plus de traiter un rhumatisme, en utilisant les seuls symptômes locaux, la nature miasmatique des maladies reste inexploitée.

C'est ce point que nous allons tenter d'éclaircir dans cet exposé.


Les maladies chroniques

Le modèle anthropologique homéopathique
Pour comprendre la découverte de Hahnemann sur les miasmes, il nous faut revenir sur sa conception de l'être humain. Le modèle utilisé par Hahnemann pour décrire l'être humain est un modèle triparti qui comprend l'énergie vitale, le corps et l'esprit, ainsi qu'il le décrit dans l'Organon §9 : " Dans l'état de santé, l'énergie vitale (souveraine) immatérielle - Dynamys - animant la partie matérielle du corps humain (organisme), règne de façon absolue... L'esprit doué de raison qui habite cet organisme peut ainsi librement se servir de cet instrument vivant et sain, pour atteindre au but élevé de son existence."

Le concept d'énergie vitale est fondamental car il sous-tend tout l'édifice doctrinal, depuis la compréhension du processus de santé/maladie jusqu'à l'action du médicament dynamisé.

Si à notre époque c'est la vision purement mécaniste et linéaire de la maladie qui fait foi, l'homéopathie s'appuie sur une vision radicalement différente, globale, intégrant le corps, l'esprit et l'énergie vitale. Cette conception tire ses racines dans les théories de la médecine grecque ancienne (Hippocrate, Gallien) et de la médecine spagyrique (Paracelse).


Définition de la maladie
* Classification des maladies chroniques dans l'Organon.
Hahnemann dans l'Organon § 72 décrit deux types de maladies chroniques :
1. Celles déterminées par une cause externe :
= Iatrogéniques : causée par une intoxication médicamenteuse chronique,
= Circonstancielles : causée par des fautes d'hygiène physiques ou morales, la pollution, les virus, le stress, etc…

2. Celles déterminées par une cause interne, dites "naturelles" : "celles qui laissées à elles-mêmes et non traitées par des moyens spécifiques, sont incessamment progressives" §78.

Le propos de cet article concerne uniquement les maladies chroniques naturelles.


* La maladie est une altération dynamique du principe vital.
Hahnemann nous dit § 12 : " c'est uniquement la rupture d'équilibre de l'énergie vitale qui est la cause des maladies ".

Il veut nous signifier par-là qu'il n'y a pas de cause matérielle à la maladie, ainsi que la théorie médicale en vigueur le clame. Le microbe n'est pas la cause de la maladie mais juste un agent circonstanciel. Les symptômes manifestent ce déséquilibre, c'est-à-dire, qu'ils en sont la partie visible.
A l'origine de la maladie il y a donc une atteinte d'emblée globale et non locale de l'organisme. Cette notion de globalité ne peut être véritablement comprise sans celle d'énergie vitale. En bref, quand nous parlons maladie, nous pouvons comprendre déséquilibre énergétique.

Mais si nous comprenons que la maladie résulte ou plus exactement traduit une rupture d'équilibre de l'énergie vitale, quelle peut être la cause ou la nature de cette rupture ?


Nature miasmatique des maladies chroniques naturelles
Hahnemann nous explique que la nature des maladies chroniques naturelles est miasmatique : "La maladie originale est d'une nature miasmatique chronique" (Les maladies chroniques, trad. anglaise Tafel, page 6) Il nous dit également au § 78 de l'Organon que ces maladies "proviennent d'agents infectieux chroniques ou miasmes".

Nous allons essayer de comprendre le sens qu'attribue le fondateur au mot miasme. En effet les termes qu'il emploie prête à confusion.

Pour Hahnemann l'influence "dynamique" d'un agent perturbant la force vitale est caractérisé par une action "sans la moindre parcelle matérielle". C'est ainsi qu'il range au même niveau la contagion infectieuse comme la rougeole, l'action du magnétisme minéral et celle des médicaments dynamisés : "C'est dynamiquement, à la façon d'une contagion que l'influence des médicaments se produit sur notre organisme et cela sans la moindre parcelle matérielle de la substance médicamenteuse" [note a du § 11].

La notion de contagion infectieuse est clairement dans l'esprit de Hahnemann une notion dynamique et immatérielle.

Nous pourrions dans le langage de Hahnemann remplacer le mot "infectieux" par "dynamique".

Le miasme est donc un agent qui exerce une action dynamique ou énergétique délétère sur l'organisme.

Hahnemann nous dit que la principale source de "transmission" miasmatique est héréditaire : "la psore s'est transmise de génération en génération au travers de millions d'organismes humains" §81 et note a du § 284 : "la psore a presque toujours été transmise par hérédité".

Il devient alors clair que le miasme est un déséquilibre fondamental inné de l'énergie vitale.

Arrivé à ce stade de la compréhension, nous sommes toujours dans la globalité du malade, avec un modèle théorique captivant certes, mais qui finalement ne change pas grand chose à notre pratique.

Nature spécifique du miasmeCela devient intéressant quand Hahnemann pousse plus loin ses investigations. Il nous livre dans les "maladies chroniques" sa dernière découverte, celle qui devait avoir "l'effet d'une bombe" et qui effraya bon nombre de ses contemporains et successeurs : il n'existe que trois miasmes ou déséquilibre énergétiques fondamentaux la psore, la sycose et la syphilis.

Il en découle en conséquence que le déséquilibre énergétique est spécifique d'un miasme.

Cette spécificité énergétique implique une spécificité de symptômes. Chaque miasme possède donc des caractéristiques symptomatiques propres.

Hahnemann considérait la psore comme universelle et mère de quasiment toutes les maladies, la sycose et la syphilis étant pour lui beaucoup moins fréquentes. Cependant, les successeurs de Hahnemann ont tous admis (Allen, Kent) que les trois miasmes étaient équivalents en fréquence et pouvaient coexister dans un même organisme et s'intriquer.


Caractéristiques du miasme d'après Hahnemann et J.H. Allen:
* Trois miasmes basiques (psore, sycose, syphilis) s'intriquent dans chaque personne.
* Ces miasmes sont trois types de déséquilibres innés de l'énergie vitale et sont à l'origine de toutes les maladies.
* Un des trois miasmes va prédominer de façon constitutionnelle et innée.

Il existe cependant toujours un miasme actif et prédominant, les deux autres étant latents ainsi que l'explique longuement J.H. Allen dans "psora and pseudopsora".


Traitement des maladies chroniques naturelles

La "bombe" des miasmes changea le paradigme du modèle conceptuel homéopathique. Hahnemann continua dans son raisonnement : s'il existe trois miasmes avec des caractéristiques cliniques spécifiques, il existe aussi des remèdes qui s'adaptent spécifiquement à chacun de ces trois déséquilibres.

La similitude miasmatique
Pour traiter les maladies chroniques naturelles, il convient de diagnostiquer le miasme prédominant, puis de " choisir, [pour un malade où le miasme psorique prédomine] parmi les antipsoriques, ceux dont les symptômes pathogénésiques correspondront le mieux à ceux [caractéristiques, nda] du malade." Note a §80.

Dès lors, deux étapes deviennent essentielles pour le médecin homéopathe : le diagnostic du miasme et la recherche des symptômes caractéristiques.

Le postulat de base est donc le suivant : derrière les symptômes du malade il y a un miasme sous-jacent. Sans le diagnostic de ce miasme, il est très difficile de trouver le simillimum. Le remède doit, en effet, appartenir à la classe anti-miasmatique correspondante.

Cela s’appelle la similitude miasmatique.

Ainsi Sulfur ne pourra pas guérir un malade sycotique, ni Natrum sulfuricum guérir un malade psorique.

Kent utilisait cette notion :
" L’asthme, quand il est héréditaire, est une des maladies sycotiques d’Hahnemann … Pendant des années, je suis resté perplexe quant au traitement de l’asthme. Quand une personne me demandait " Docteur , pouvez-vous guérir l’asthme ? " Je disais " Non ". Mais , maintenant, je commence à être plus à l’aise depuis que j’ai appris que l’asthme est une maladie sycotique, et depuis que j’ai utilisé de façon judicieuse ces anti-sycotiques, je suis capable d’améliorer ou de guérir un grand nombre de tels cas. Vous découvrirez dans l’histoire de la Médecine, que lorsque des cas d’asthme ont été guéris, cela le fut grâce à des remèdes anti-sycotiques. C’est une des premières choses que j’ai observée, qu’en dehors de ces remèdes, vous ne parviendrez que rarement à la guérison d’un asthme. " Kent : Lectures de la Matière Médicale.


Dans un cas similaire, un étudiant ne connaissant pas les miasmes, pourra donner Sulfur en regroupant de façon mécanique un complexe symptomatique évoquant ce remède, alors qu'en réalité le cas est sycotique, et nécessiterait Natrum Sulfuricum.

La connaissance du miasme d’un malade nous permet donc de prédire quels remèdes vont être appropriés et quels remèdes sont à proscrire avec une grande précision.
Les trois dimensions d’un type ou terrain en homéopathie pourraient être définies comme suit :
*longueur = groupe de symptômes
*largeur = globalité du malade
*profondeur = type miasmatique

Ces trois dimensions correspondent aux trois niveaux de similitudes qu’Hahnemann a définis dans son parcours.
Le premier niveau de similitude à ses débuts était une similitude symptomatique, qui fonctionne bien pour les cas aigus, mais qui a une action palliative/suppressive sur un cas chronique.
Le second niveau de similitude fut ensuite une similitude globale sur la totalité du malade. Hahnemann la considérait comme indissociable du troisième niveau. Pour différentes raisons abordées plus haut, la plupart des homéopathes contemporains en sont restés à ce niveau. L'action reste palliative/suppressive.
Le troisième niveau est la similitude miasmatique qui inclut les deux autres et représentent le niveau ultime de similitude en homéopathie, l’aboutissement des travaux de Hahnemann.

La similitude miasmatique
* A chaque miasme s'adapte un certains nombres de remèdes spécifiques qu'Hahnemann a nommé "anti-miasmatiques" (ex. : Sulfur pour la psore, Thuya la sycose et Mercurius la luèse).
* Pour trouver le remède constitutionnel, il faut donc devant chaque malade rechercher quel est le miasme prédominant et choisir le remède dans la classe correspondante. (ex. : Sulfur ne pourra jamais convenir à un malade sycotique, ni Natrum Sulfuricum à un malade psorique)
=== Cela s'appelle la similitude miasmatique.

Nous découvrirons au cours de cet exposé un quatrième niveau de similitude : la similitude de règne.

Critères diagnostic des miasmes
Hahnemann nous a laissés dans sa théorie des trois miasmes, une ébauche de carte du territoire humain. Il a listé dans les "maladies chroniques" une série impressionnante de symptômes appartenant à la psore. Malheureusement la description que fait Hahnemann de la psore est tellement touffue qu'il est impossible de l'utiliser pour établir un diagnostic miasmatique. D'autre part, la sycose et la luèse n'ont été qu'effleurées, la description qu'en fait le fondateur est embryonnaire et se limite essentiellement à la description nosologique de ces maladies.

C'est pour palier à cette insuffisance que les homéopathes ont tenté de clarifier les critères diagnostic des miasmes. C'est ce que nous allons voir dans le chapitre suivant par un historique des principales figures homéopathiques ayant travaillé sur le sujet.


Historique depuis Hahnemann jusqu'à nos jours
Le plus grand maître concernant les miasmes fut incontestablement John Henry Allen (1854-1925). Son livre "Psora and pseudopsora" est une référence.

Il y eu ensuite Proceso Sánchez Ortega, médecin mexicain contemporain qui écrivit en 1944 sa thèse de doctorat en médecine sur les miasmes et publia "notes on miasms" (traduction anglaise par Harris Coulter 1980). Il commença a moderniser la notion de miasme notamment en donnant des caractéristiques synthétiques pour chaque miasme.

Alfonso Masi Elizalde est un homéopathe argentinien contemporain. Il fondé en 1981 l'Institut des Hautes Etudes Homéopathiques James Tyler Kent. Il est un esprit très créatif et brillant. Pour lui le miasme est une attitude psychodynamique existentielle.

Didier Grandgeorge, pédiatre homéopathe français, contemporain, fondateur en 1980 de l'Ecole Hahnemannienne de Fréjus-St Raphaël. Il a fait un parallèle intéressant entre les miasmes et la psychanalyse qu'il a nommé la psychanalyse des miasmes.

Max Tétau, ("Les diathèses homéopathiques", Editions Similia, 1996.) porte-parole de l'homéopathie à la française, dite pluraliste, est certainement un de ceux qui à la suite de Antoine Nebel et Léon Vannier ont le plus contribué au perfectionnement de la connaissance des miasmes dans l'esprit hahnemannien.

Rajan Sankaran, figure de prou de l'homéopathie indienne, imprégné de culture hindouiste, nous donne une vision et une compréhension de la maladie très profonde. Pour lui le miasme se situe sur le plan de l'esprit.

Au terme de ce voyage dans le temps, nous voyons que chaque homéopathe a élaboré sa théorie et tenté d'appliquer à sa façon la doctrine des miasmes. Il faut dire que la plupart des homéopathes modernes n'emploient pas de façon régulière et systématique les miasmes, et se borne à rester au niveau de la similitude de niveau deux. D'une certaine façon, c'est une attitude prudente, car plutôt qu'utiliser des outils peu fiables il vaut mieux perfectionner l'outil dont on dispose. C'est ce qu'ont fait les homéopathes contemporains, en développant la compréhension profonde de chaque remède par la recherche d'un noyau central. Masi est celui qui a ouvert la brèche dans ce sens, les autres s'y sont engouffré à sa suite (Vitoulkas, Sankaran, Brunson). En ce sens ils ont rendu un grand service à l'homéopathie, aux homéopathes et aux malades. Cependant, il reste encore à gravir la troisième marche de la similitude miasmatique, et bien que de nombreux auteurs s'y soient attaqués comme nous venons de le voir, cela reste encore très hermétique pour le praticien de base et bien difficile à mettre en pratique.


Méthodologie pour valider la démarche miasmatique

Les difficultés :
Le diagnostic miasmatique est très subjectif, difficilement reproductible. Les critères varient suivant les auteurs : ainsi pour Ortéga le psorique est en hypofonction alors que pour Sankaran il présente une hyperréaction au stress. La reconnaissance de ces critères chez le malade est éminemment subjective et aucune confirmation ne peut venir l'étayer.

La classification miasmatique des remèdes est aléatoire. Ainsi suivant les auteurs, le même remède va pouvoir se trouver dans des miasmes différents, voire appartenant aux trois miasmes. Exemple : Lycopodium est pour Hahnemann psorique, pour Allen sycotique et pour Ortéga tri-miasmatique. La raison de ces variations est que la détermination de la classification des remèdes par miasmes s'est fait par une compréhension intellectuelle à priori. J'ai mes critères de miasmes, je lis la matière médicale de tel remède et j'essaie de le classer par réflexion dans tel miasme. On devrait parler d'hypothèses de classification.

Vu le flou artistique qui entoure les critères diagnostic des miasmes en fonction des auteurs, comment atteindre une reproductibilité fiable?


Proposition de méthodologie pour l'étude des miasmes

1. Tout d'abord il faut s'entendre sur une base diagnostique commune à tous les auteurs : le dénominateur commun de chaque miasme retrouvé chez tous les auteurs.

2. Etablir ensuite une méthodologie de diagnostic miasmatique fiable, reproductible et indépendante (la plus indépendante possible) de la subjectivité du praticien. La conséquence de ce point, est que plusieurs praticiens entraînés doivent pouvoir sans se concerter aboutir au même diagnostic miasmatique et ce sur des centaines de cas.

3. Classification miasmatique des remèdes à posteriori : Prescrire le remède sans à priori, et s'il guérit le malade, mise en hypothèse à posteriori de ce remède comme appartenant à ce miasme. Après nombreuses vérifications cliniques similaires, classement de ce remède dans ce miasme.

A ma connaissance pour l'instant aucun auteur n'a posé le problème de cette façon ni ne respecte ces trois points.


Critères diagnostics des miasmes : base commune admise par l'ensemble de la communauté internationale.(d'après Allen surtout, puis Ortega, Grandgeorge, Masi, Tétau, Sankaran)
(voire schéma à l'article originel)


Découverte du lien miasme / ennéagramme

En lisant un petit livre du Dr Georges Broussalian, intitulé "Ma réussite en homéopathie[3]", je tombais sur un paragraphe parlant du traitement des affections hivernales chez les enfants. Georges Broussalian disait qu'il fallait associer au simillimum un remède adapté au miasme de l'enfant. Je n'avais jamais vraiment pratiqué de la sorte et ce paragraphe m'interpella. Il brossait en quelques mots les caractéristiques de chaque miasme.

"Il est utile si une intoxination psorique, luétique ou sycotique prédomine, de prescrire les homéodotes correspondants au terrain. Ainsi devant l'allergie prédominante, nous rechercherons un homéopsorique. Devant un vasculaire sanguin, coléreux violent, nous déterminerons un homéo-luétique végétal. Confronté à des condylomes, des verrues, des phobies, nous nous tournerons vers des homéosycotiques végétaux."

Expliqué d'une façon aussi simple, et non moins pertinente, l'analogie entre les caractéristiques des miasmes et celle des trois groupes d'un autre système appelé "ennéagramme" me sauta aux yeux.

Je travaillais depuis une dizaine d'année avec l'ennéagramme comme outil de connaissance de soi et des autres, j'avais bien fait quelques rapprochements entre certains remèdes homéopathiques et certains type ennéagramme, mais cette analogie entre miasme et groupe de l'ennéagramme me parut très profonde, pertinente et comme une porte ouverte. En effet, travailler avec les miasmes m'avait toujours paru difficile, principalement par une absence de consensus sur les critères diagnostics.

Et si l'ennéagramme pouvait m'éclairer sur ce point ?

Nous allons faire une brève description de l'ennéagramme pour vous permettre de comprendre la démarche.


L'ennéagramme : un modèle anthropologique


Historique :L'ennéagramme est un symbole très ancien, retrouvé chez Pythagore, représentant une étoile à 9 branches. Oscar ICHAZO, chercheur et philosophe bolivien a découvert dans les années 60 les clés pour l'application de ce symbole à l'être humain. Cette classification fut développée par Claudio NARANJO, psychiatre chilien dans les années 70. L'ennéagramme connaît actuellement un essor international important.



Le sceau de l'ennéagramme.

Définition :
L'ennéagramme est un outil de développement personnel et spirituel très puissant. Le modèle de la personnalité qu'il développ intègre les données suivantes :


* Les trois constituants
L'être humain est composé de trois constituants : cognition, émotion et pulsion. A chaque constituant est associé un ensemble de mots clés, dont voici quelques uns :

Constituant - Cognition - Emotion - Pulsion
Centre énergétique - Tête - Cœur - Abdomen
Emotion basique - Peur - Abandon - Colère
Stratégie de défense - Fuite - Séduction - Agression


La prédominance du déséquilibre d'un constituant détermine la constitution. Il existe donc trois constitutions de base.
*Les individus dont la constitution est dominée par l'émotion, sont très sensible à leur image, leur rôle dans la société, leur rapport avec les autres. Ils sont hypersensibles aux marques d'attention, et ressentent fortement toute forme d'abandon. D'un point de vue psychopathologique ils ont tendance à l'hystérie.
*Les individus dont la constitution est dominée par la cognition sont marqué par la peur et la fuite devant tout conflit. Ils se prennent facilement pour des victimes et ont tendance à rejeter l'origine de leur problème sur les autres. Ils ont une propension à mentaliser leur réalité. D'un point de vue psychopathologique ils ont tendance à la schizoïdie.
*Les individus dont la constitution est dominée par les pulsions sont dominé par un fort besoin de domination sur leur entourage. Leur émotion de base est la colère, et ils sont facilement irrité pour des broutilles avec des réactions comportementales viscérales et instinctives. Ils ont tendance à la destruction. D'un point de vue psychopathologique ils sont de tendance "épileptoïde" (selon une vieille nosologie, mais qui correspond bien à cette constitution).

Dans la science de l'ennéagramme chaque constitution présente trois types de déséquilibre :
(-)en carence = hypofonction,
(+)en excès = hyperfonction
(~)en perturbation = dysfonction.

Ce qui donne trois types de déséquilibre par constituants, donc 9 types, ou ennéatypes (ennéa = neuf en grec).

Constituants - Dysfonctions - Ennéatype - Passion - Vertu

Cognition - (+) - 5 - Avarice - Non attachement
............... - (~) - 6 - Peur - Foi
............... - (-) - 7 - Gloutonnerie - Sobriété

Pulsion - (+) - 8 - Convoitise - Innocence
............ - (~) - 9 - Inertie - Action
............ - (-) - 1 - Agression - Sérénité

Emotion - (+) - 2 - Orgueil - Humilité
............. - (~) - 3 - Duperie - Espérance
............. - (-) - 4 - Envie - Equanimité


* Les trois instincts

L'être humain comporte trois instincts principaux : social, syntonique et de préservation. Un des instincts sera prédominant constitutionnellement.

*L'instinct de conservation retient l'énergie à l'intérieur
*L'instinct social dirige l'énergie vers l'extérieur, le groupe ou l'autre
*L'énergie de l'instinct syntonique est centrée sur la charge générée par l'interaction de personne à personne dans les relations individuelles.

L'instinct va prendre neuf caractéristiques différentes suivant l'ennéatype. Par exemple, l'instinct syntonique se "colore" de la façon suivante dans l'ennéagramme :

Chaque personne présente de façon innée un ennéatype et un instinct dominant (sous-type instinctif) avec des caractéristiques corporelles, émotionnelles, cognitives et spirituelles spécifiques pour chacun, dont le détail dépasse largement le cadre de cet article. Mais pour vous donner un exemple Jacques Brel est de type 7 avec un sous-type syntonique. Lady Di est de type 1 avec un sous-type social.

L'appartenance au type et au sous-type est invariable. On ne change pas en cours de vie, pas plus qu'un grain de riz ne peut donner naissance à un épis de blé. Par contre, on évolue dans son type vers son essence.

Diagnostic :

L'auto-diagnostic est le plus couramment appliqué pour le développement personnel.

Le diagnostic par observation du patient est celui qui nous intéresse en tant qu'homéopathe. L'auteur de cet article a développé une méthodologie inédite de reconnaissance permettant chez quelqu'un d'entraîné d'effectuer le diagnostic en quelques minutes de façon fiable et reproductible.


Application de l'ennéagramme à l'homéopathie pour le diagnostic du miasme et du règne


1/ Les trois miasmes sont semblables aux trois constitutions de l'ennéagramme :
* Sycose = cognition
* Psore = émotion
* Luèse = pulsion

Les phobies et les obsessions de la sycose vont tout à fait bien avec le groupe des 5, 6 et 7 centrés dans le mental et la fuite.

La colère et la violence destructrice de la luèse correspondent bien avec le groupe des 8, 9 et 1 centrés dans les pulsions et l'agression.

La psore se caractérise sur le plan mental par une hyperémotivité ce qui cadre parfaitement avec la prépondérance de l'affect et de la séduction propre au groupe des 2, 3 et 4.

De ce simple schéma, nous pouvons commencer par mieux comprendre l'essence de chaque miasme. Nous sommes parti d'une connaissance parcellaire sur les miasmes, un peu comme un puzzle dont il manquait des pièces et par inférence et comparaison avec un système traditionnel nous avons pu trouver les pièces manquantes.

2/ Chaque miasme comporte trois "sous-groupes" :
Le miasme psorique comporte les types 2, 3 et 4.

Hahnemann lui-même avait montré le chemin, puisqu'à la fin de sa vie il relate dans une lettre avoir découvert un sous-groupe de la psore, qu'il avait nommé la pseudo-psore, renommée ensuite tuberculinisme par J.H. Allen. Le tuberculinisme correspondrait au type 2.

Le miasme sycotique comporte les types 5, 6 et 7.

Le miasme luétique comporte les types 8, 9 et 1. Le miasme cancérinique correspondrait au type 1.

A chaque type correspond un certain nombre de remèdes homéopathiques bien particuliers et ce n'est pas interchangeable. Par exemple, lycopodium et sepia sont deux sycotiques (groupe des mentaux), mais lycopodium est de type 7 et sepia de type 5. etc…

Le diagnostic du type va donc rendre le diagnostic du remède homéopathique incroyablement plus précis et profond.

3/ Les trois règnes sont semblables aux trois instincts de l'ennéagramme :
L'étude des caractéristiques des sous-types instinctifs dans l'ennéagramme et celles des trois règnes de notre matière médicale nous montre une analogie parfaite.

Végétal = social
Minéral = préservation
Animal = syntonie

Je vous présente quelques mots clés par règne :

Sous-type instinctif - Préservation de soi - Syntonie - Social
Règne - Minéral - Animal - Végétal
Caractéristiques - Moi et moi - Moi et l’autre - Moi et les autres
Quelques mots clés - Survie, sécurité - Compétition, rivalité - Acceptation, rejet

© Les trois instincts et les trois règnes – Frédéric Schmitt 2001.


Méthodologie de travail


Méthodologie générale
Ayant fait ces découvertes théoriques, il me restait à les vérifier dans la pratique. Ma méthodologie de travail a respecté les trois points mis en exergue dans le chapitre précédant, à savoir :

1. base diagnostique commune à tous les auteurs. Le dénominateur commun de chaque miasme retrouvé chez tous les auteurs se calque parfaitement avec les grandes caractéristiques des groupes de l'ennéagramme et lui donne un approfondissement et un éclairage important.

2. méthodologie de diagnostic miasmatique fiable, reproductible et la plus indépendante possible de la subjectivité du praticien. Sur ce point, l'ennéagramme est parfait puisqu'il est avéré qu'un type est objectivement reconnaissable par différentes personnes entraînées sans concertation.

3. Classification miasmatique des remèdes à posteriori.

J'avais donc tous les atouts en mains pour vérifier mon hypothèse suivant une méthodologie la plus scientifique possible.

Comme je pratiquais l’ennéagramme depuis quelques années, il m’était relativement aisé de reconnaître le type et le sous-type d’un patient et de faire les corrélations avec le remède homéopathique. Pour chaque malade j’essayais donc en plus du diagnostic homéopathique de diagnostiquer le type et sous-type sans à priori.

Prenons un exemple. Je vois une patiente à qui je donne depuis plusieurs années Kalium carbonicum avec succès. Je diagnostique un type 9 auto-préservation. Je mets en hypothèse le 9 auto-préservation pour kalium carbonicum. Si j’ai au moins trois cas de kalium carbonicum de type 9 auto-préservation, la probabilité pour que ce remède soit de ce type devient très forte.


Vérification des remèdes classés par Hahnemann et admis par l'ensemble de la profession.
La première étape fut de vérifier si la classification miasmatique des remèdes sur lesquels tout le monde s'accorde se vérifiait dans cette approche. En l'occurrence, Sulfur et Psorinum pour la psore, Thuya, Natrum Sulfuricum et Medorrhinum pour la sycose et Mercurius et Luesinum pour la luèse. Si cela ne fonctionnait pas pour ces remèdes, je ne pouvais continuer.

Cependant, très rapidement, je confirmais l'exactitude et le bien fondé de la classification de ces sept remèdes par le biais de l'ennéagramme. Voici donc les premiers résultats :

Psore - Sycose - Luèse
Psorinum : 3 - Thuy : 5, Natr-s : 6, Med : 7 - Merc : 8, Syph : 9

Quand je note que thuya est de type 5, cela signifie que j’ai eu plusieurs cas de ce remède dont la personne était de type 5. Je n'ai pas encore classé Sulfur de façon définitive.



Résultats actuels

* Un remède se trouve toujours classé dans le même type et sous-type. Exemple : Thuya est toujours classé dans le 5 social. Je n'ai encore jamais rencontré de contre-exemple où le même remède aurait entraîné une guérison de niveau miasmatique chez deux types ennéagrammes différents. Un remède ne peut donc appartenir qu'à une seule classe miasmatique. La reconnaissance du type et du sous-type permet d'orienter rapidement notre recherche du simillimum et donne des résultats très nettement supérieurs à l'ancienne méthode. Il s'agit en fait d'un premier tri avec deux portes d'entrée : le miasme et le règne.
* Zone de résonance vibratoire. Ceci est une explication de l'homéopathicité et de la notion de simile. Si le remède prescrit se trouve dans la "zone de résonance vibratoire", l'homéopathicité[4] sera suffisamment forte pour que le cas réagisse favorablement, par exemple, si on donne Sulfur à un type 8 auto-préservation (le 8 étant une des flèches du 2 type de Sulfur). C'est ce qu'on appelle un simile, mais il aura besoin d'être complété. Ceci est la principale raison de la cure en zigzag dont parle Kent.
* Guérison miasmatique et direction des symptômes : l'ennéagramme, en sus des critères habituels de guérison, nous donne une cartographie de la guérison miasmatique permettant de juger du niveau miasmatique ou non de la guérison. Ceci sort du cadre de cet article.


Stratégie miasmatique de prescription


Critique de la méthode répertoriale kentiste classique
La structure du répertoire est ainsi faite, que certains remèdes dits polychrestes sont statistiquement sur-représentés et inversement certains remèdes appelés improprement " petits remèdes " sont statistiquement sous-représentés. La méthode répertoriale classique, issue de l'enseignement de J.T. Kent, c’est un peu comme le scrutin à la majorité absolue, seul les gros peuvent être élus. Plus notre grille de répertorisation comprendra un nombre élevé de rubriques, plus la probabilité de sortir un petit remède sera faible. A l’inverse, un petit nombre de rubrique favorisera l’apparition de petits remèdes, la probabilité sera maximum avec l’utilisation d’une seule rubrique fiable. C'est l'écueil principal de cette méthode qui n'inclut pas la similitude miasmatique.

Une adaptation de la méthode répertoriale
La stratégie que j’utilise actuellement est donc la suivante :
1. Diagnostic du miasme (ennéatype) et du règne (instinct)
2. Diagnostic différentiel parmi les remèdes déjà classés. Ex. si le malade est 5 syntonie = ambra, sepia, asterias, carbo animalis.
3. Si le simillimum n'est pas parmi ces remèdes déjà classés, j'effectue la méthode kentienne classique, avec l'avantage toutefois de ne retenir dans ma grille de répertorisation que les remèdes appartenant au règne diagnostiqué.

Cas cliniques et photographies illustrant la méthodologie
Pour avoir accès à cette partie du site http://www.homeopathic-enneagram.com/, veuillez si vous êtes médecin, dentiste, pharmacien ou vétérinaire demander votre code d'accès à la partie réservée aux professionnels.

Intérêts


Prescription des polychrestes avec plus de précision
Compréhension plus élargie des polychrestes
Les polychrestes sont souvent prisonnier d'une image qui leur colle à la peau depuis des temps sans commencement. Un des plus bel exemple concerne psorinum. Ce remède a la réputation de convenir à des patients déprimés, frileux, perdants, avec des problèmes de peau importants. Or, cette situation est son aspect décompensé. J'ai un très beau cas de psorinum, chez un comptable qui avait des problèmes de dos depuis des années. C'est un patient très charmant, dynamique, comique et très travailleur chez qui il aurait été impossible avec l'ancienne méthode de découvrir psorinum. Or, le diagnostic miasmatique indiquait avec évidence un psorique 3 animal !

Augmentation de notre palette de remèdes
Pierre Schmidt disait qu'il traitait 80% de ces malades avec 50 remèdes polychrestes ! une observation honnête de notre pratique devrait confirmer cette statistique. Actuellement j'ai doublé cette palette puisque j'ai classé environ 100 remèdes sur la roue de l'ennéagramme homéopathique.

La fréquence de prescription des soi-disant "petits" remèdes en remède constitutionnel a augmenté énormément.

Meilleure connaissance des remèdes et des malades
L’avantage de cette méthode est que la prescription s’appuie sur une compréhension profonde du malade via les ennéagrammes. Nous atteignons une similitude miasmatique. Le support des ennéagrammes permet d’appréhender d’une façon globale et profonde la problématique du remède très rapidement. Prenons l’exemple de ma patiente Molybdenium. Sans l’apport de l’ennéagramme, le remède aurait pu éventuellement être trouvé. Mais la compréhension profonde de la problématique du remède aurait nécessité de nombreux cas. Il n'a fallu pas loin de 50 ans pour petit à petit découvrir Carcinosinum et l’établir au rang de polychreste. L’apport de l’ennéagramme nous permet de connaître rapidement l’essence d’un remède en profondeur. La problématique profonde des 1 est connue et tous les 1 minéraux auront un noyau similaire. Il suffira ensuite de repérer les spécificités propres à chaque remède en terme de problématique mentale et physique.

Eviter les erreurs grossières :
Il devient impossible de confondre lycopodium (ennéatype 7) avec nux vomica (1) ou sepia (5). De même Sulfur (2) ne peut plus être prescrit à un patient sycotique, ni natrum sulfuricum (6) à un patient psorique.

Permet des comparaisons inhabituelles
Comme thuya, natrum muriaticum et ambra griséa qui sont tous des types sycotiques 5.

Conclusions
L'application de la similitude miasmatique et de règne avec l'aide de l'ennéagramme a complètement transformé ma pratique quotidienne. J'aborde maintenant chaque cas sereinement avec une méthodologie fiable. Les résultats cliniques sont bien meilleurs.

Je fais le pari qu'un étudiant en homéopathie qui commencerait son apprentissage avec la méthode miasmatique basée sur l'ennéagramme aurait en trois ans des résultats similaires à ceux d'un homéopathe ayant 20 ans d'expérience avec l'ancienne méthode !
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Notes:
[1] Hahnemann, Samuel, Les maladies chroniques.
[2] Allen, J.H., Psora and pseudopsora., Jain Publishers.
[3] Broussalian, Georges, Ma réussite en homéopathie, Kurteglu Editions.
[4] Homéopathicité est un terme introduit par Granier dans son homéolexique qui signifie : degré de similitude entre un malade et un substance médicamenteuse.

Auteur: Dr. Frédéric Schmitt
Source: http://www.homeoint.org/articles/schmitt/enneagramme.htm
© Copyright Frédéric Schmitt 2003.

Las enfermedades miasmáticas en las plantas

Las enfermedades miasmáticas en las plantas son un tema poco explorado dentro de la
agrohomeopatía.
La agricultura convencional considera a todas las enfermedades como agudas y externas a la
planta, dejando sin explicación las constantes recaídas y resistencias de las enfermedades y
plagas en las plantas y en el suelo.
Mientras que antes de la “revolución verde” era poco frecuente observar las expresiones
miasmáticas en los cultivos, hoy, medio siglo después de las aplicaciones de los agrotóxicos y
supresiones continuas, podemos decir que es raro encontrar un cultivo que no presenta
estragos de una afección miasmática.
Mientras que antes de la “revolución verde” el miasma más frecuente era la psora,
actualmente son mucho más frecuentes las destructivas afecciones sicóticas y luéticas.
El resultado de las supresiones condujo a la humanidad al umbral de la sobrevivencia
alimentaria, el rendimiento de los cultivos ha disminuido y el costo debido de la producción a
la aplicación de los agrotóxicos ha aumentado enormemente.
Es un hecho de que la “revolución verde” condujo a la humanidad a la antesala del inminente
surgimiento de las superplagas y a una franca declinación de la seguridad alimentaria para el
ser humano.
Una parte de los agricultores, en aras de ser ecológicos, aplica sustancias naturales a las
plantas, simplemente sustituyendo un producto agrotóxico alopático por otro producto
natural o incluso uno homeopático, pero su utilidad ecológica es cercana a nula si se
suministra sin un criterio homeopático, es decir bajo el mismo enfoque alopático (por la
acción de los contrarios).
De hecho los agricultores generalmente buscan recetas del mismo tipo de los que se imprimen
en los recipientes de las sustancias agrotóxicas.
¿Con qué quito el coleóptero x?:
Aplica tantos kilos en tantos litros por hectárea ¡y listo!
En apariencia el coleóptero en la planta es la plaga, pero en realidad debe ser considerado la
expresión de la dolencia, no la dolencia misma.
Esta pequeña diferencia en el enfoque conduce a la resistencia o a la curación completa.
Muy probablemente un coleóptero en papa requerirá otro medicamento homeopático que el
mismo coleóptero presente en un pepino, teniendo que coincidir la totalidad de los síntomas
con la sustancia seleccionada.

Es decir, la aplicación de los medicamentos homeopáticos en las plantas es y debe ser
individualizada, no se puede aplicarles en un molde o como una receta infalible para todos los
casos.
El productor dice: mi suelo está ácido, ¿con qué remedio homeopático modificaré el pH ácido
al neutro? Aquí al igual que en ejemplo anterior estamos frente a un síntoma de desequilibrio
expresado en forma de acidez, más no conocemos la dolencia misma que la causa.
Corregir el problema con una aplicación alopática de cal, no sólo paliará el problema
temporalmente, sino que conducirá al predio entero hacia un declive vital seguro.
De esta manera incluso la aplicación de las sustancias homeopáticas hecha bajo un enfoque
alopático resuelve las enfermedades de las plantas y del suelo sólo momentáneamente y en
apariencia; a mediano plazo provocará supresiones tanto en el suelo como en las propias
plantas conduciendo al holón o bioconstelación entera hacia la expresión de la enfermedad
crónica y miasmática.

Holón o bioconstelación son sinónimos para designar un conjunto de interrelaciones que
establecen las plantas, insectos, hongos, microorganismos y otros seres vivos con el suelo
entre sí y con el aire, con el sistema hídrico y geológico-energético de un lugar estableciendo
una unidad de convivencia, permanente o temporal. Un cambio mínimo en cualquiera de las
partes afecta de manera importante el resto del holon.
De esta manera una intervención agrohomeopática exitosa frente a una enfermedad
miasmática debe repertorizar no solamente a la planta aislada o el cultivo por sí mismo, sino
debe tomar en cuenta la sintomatología del holón completo.

Samuel Hahnemann hizo una larga enumeración de ejemplos de supresión de las
enfermedades miasmáticas en los humanos en su libro Las Enfermedades Crónicas (1) y
resaltando los peligros mortales de esta supresión.
Agricultores convencionales e incluso algunos principiantes en la agrohomeopatía caen en la
tentación de aplicar Caléndula o Ledum palustre para las expresiones psóricas en la epidermis
de la planta, incluso aplican azufre espolvoreado consiguiendo un alivio momentáneo, pero a
mediano plazo producirán irremediablemente una supresión, empeoramiento y muerte de la
planta y del suelo.
En esta categoría recaen también las repetidas aplicaciones “ecológicas” de árbol Neem
(Azadirachta indica) o Bacillus thuringuensis para suprimir a los insectos patógenos en las
plantas que a corto plazo disminuyen la presencia de la plaga, pero a la larga producen una
resistencia y una enfermedad crónica en los cultivos y en el suelo.

Samuel Hahnemann señaló la inconveniencia de tomar al efecto psórico como causa y
suprimirla. No basta matar a los microbios, quitar los parásitos o calmar los síntomas por un
remedio homeopático agudo y reportarlo en una tabla, es necesario repertorizar al remedio de
forma homeopática (bajo el estricto criterio coincidencia de la totalidad de los síntomas con
los producidos por el remedio) para lograr una sanación duradera de la planta y del suelo.
Es inútil lavar las hojas de la planta con jabón localmente, el desequilibrio vital de origen
miasmático afecta profundamente a la planta y emite señales que atraen a los patógenos una
y otra vez.
Solamente el remedio miasmático que actúe internamente y ha sido elegido por medio de la
repertorización de totalidad de los síntomas puede resolver y establecer la homeostasis dentro
de la planta y del suelo.

La lista de los remedios miasmáticos hecha por Hahnemann y sus sucesores es encabezada por
Sulphur, un remedio que actúa como una especie de revelador, prepara y facilita la acción de
otros remedios y relata fielmente la relación entre los órganos y de la epidermis de la planta.
Sucede lo mismo con el suelo, considerándolo como un organismo vivo, la superficie del suelo
expresa frecuentemente la enfermedad miasmática del mismo, con mayor frecuencia la psora.
Algunas reacciones epidérmicas en la planta y en el suelo parecen representar eliminaciones
propias de una curación de un miasma pero no siempre es así.
Algunas afecciones epidérmicas en las plantas se acompañan de eliminaciones pero conducen
rápidamente a la muerte de la planta.
Por ejemplo las expresiones epidérmicas de la afección miasmática artríticas en los manzanos
de edad avanzada acelerados por las repetidas podas bajo la aplicación de Calcarea carbonica
200 CH desaparecen, pero a la vez conducen al árbol a una muerte segura rápidamente.
En este caso Berberis vulgaris a la potencia media resolverá el problema en el árbol sin grandes
obstáculos.
La Calcarea carbonica en potencia media, por ejemplo 30 CH, pudiera ser indicada en caso de
un árbol de manzano jóven, con la misma dolencia y la resolverá con éxito.

De acuerdo a Hahnemann las enfermedades agudas se dividen entre individuales, esporádicas
y epidémicas. Y referente a las enfermedades crónicas distingue:

1. Enfermedades con muchos síntomas
1.1. Miasmáticas
1.1.1.Enfermedades simples por ejemplo Psora
1.1.2. Enfermedades compuesta por ejemplo Psora-sicosis
Pudiendo ser continuas, intermitentes o alternantes.

1.2. No miasmáticas
1.2.1. Enfermedades debidas a condiciones poco higiénicas
1.2.2. Enfermedades debidas a la continua aplicación de medicinas no homeopáticas o
adictivas (por ejemplo aplicación repetida de fertilizantes químicos)
1.2.3. Enfermedades ocupacionales

2. Enfermedades con escasos síntomas
2.1. Enfermedades de lateralidad simple
2.1.1. Enfermedades mentales
2.1.2. Enfermedades físicas
2.2. Enfermedades locales
2.2.1. Enfermedades cirúrgicas
2.2.2. Enfermedades no cirúrgicas (2)

Bajo los avances de la inmunología y la biología celular está claro que los miasmas no
pueden identificarse de manera simple con un agente patógeno externo (por ejemplo una
bacteria o un virus) ya que son parte de un complejo de influencias externas e internas, de
la exposición de la planta a los patógenos, pero a la vez su predisposición vital para
enfermarse.
Una de las características de un miasma es que “las enfermedades miasmáticas jamás se
extinguen por sí mismas”. (3) Esperar que una enfermedad miasmática se resuelva por la
pura fuerza vital de la planta o del suelo es perder el tiempo.
Hahnemann distingue tres miasmas: psora, sifilis y sicosis; algunos investigadores actuales
le añaden el miasma de cáncer, sida, o turberculosis. No hay una teoría unificada
actualmente que pudiera explicar a los miasmas de manera inequívoca.

En las plantas podemos definir tres miasmas entendiéndolos de manera más amplia:

Psora: inhibición o pérdida de las funciones y hipersensibilidad con la consecuente
irritación o inflamación de los tejidos, estos cambios fisiológicos generalmente no
destruyen a la planta, pero se expresan por ejemplo por la presencia crónica de áfidos en
el cultivo.

Sycosis: dilatación, debilitamiento de tejidos, caída de flores o de frutos, procesos
proliferativos, prolapsos, o endurecimiento de tejidos, por ejemplo un cancro.


Luesis: destrucción completa de todos los tejidos de la planta incluyendo la raíz, y de su
sistema de despliegue de defensas en forma de metabolitos secundarios por ejemplo en
forma de pudriciones. (4)

Se han estudiado poco las enfermedades miasmáticas en las plantas y, por lo que sabemos
hoy, son parcialmente similares a los miasmas descritos por Hahnemann.
Por ejemplo, la alternancia entre las expresiones psóricas en las plantas con las afecciones
del sistema respiratorio en las plantas es clásico (recuerda la alternancia entre el eczema y
el asma en los humanos).
Particular interés atraen las enfermedades miasmáticas en el sistema de los bosques
expresándose en un fenómeno conocido como “dying forest”, donde se presenta muerte
masiva de árboles y de todo el holón forestal dando paso a la sucesión biológica: la
desertificación del lugar.
Los investigadores forestales sospechan que se trata de un conjunto de influencias y
enfermedades crónicas para las cuales no conocen remedio o tratamiento alguno, el
fenómeno se intensifica en las áreas naturales protegidas debido a la prohibición del uso
de las sustancias agrotóxicas.
La homeopatía forestal es la única alternativa viable, porque incluso los programas de
reforestación en estas áreas han fallado debido a la presencia del miasma en todo el
holon.
Los árboles reforestados pronto presentan las mismas enfermedades y declinaciones
vitales de sus antecesores.

La repertorización y solución de un caso de enfermedad miasmática en las plantas o suelos
requiere conocimiento avanzado de homeopatía, constancia y una buena dosis de
paciencia.
Hay que tomar en cuenta que la curación de las enfermedades miasmáticas en las plantas
y en el suelo requiere un tiempo considerable.
“Las enfermedades que ya tengan larga duración (y especialmente las que son resultado
de alguna complicación) requieren para su curación un tiempo proporcionalmente mayor.
(5)
Una intervención exitosa frecuentemente tarda entre uno y tres años para poder apreciar
cambios visibles, medibles y duraderos.
Es un tiempo que podemos considerar como muy rápido considerando que las
enfermedades miasmáticas crónicas tardan décadas en desarrollarse, perpetuarse y
externarse en el holón.

Literatura:
1. Samuel Hahnemann, Las enfermedades crónicas, Editorial Porrúa, Edición Sexta,
México 2004
2. Harimohon Choudhury, Indications of miasms, secunda edición Jain Publishers 2006.
pp.6 y 7
3. Samuel Hahnemann, Las Enfermedades crónicas, Editorial Porrúa , Edición Sexta,
Mexico, 2004, p.41.
4. Radko Tichavsky, Homeopatía para las plantas, Ed.Fujimoto promociones, México,
2009 pp. 129 y 130.
5. Samuel Hahnemann, Organon de la Medicina, Editorial Porrúa 2002, párrafo 149 pp.
189

Autor: Radko Tichavsky, institutocomenius@gmail.com

UN LUGAR EN LA CIENCIA

Apuntes sobre electrodinámica cuántica y homeopatía.

Teoría de la radiactividad, teoría de la relatividad, teoría de los fractales, teoría del caos, termodinámica extendida, termodinámica de cuerpos elásticos, termodinámica en desequilibrio, resonancia estocástica, electrodinámica cuántica. termodinámica de procesos irreversibles. Varios han sido los modelos matemáticos que en su momento se pensaron idóneos para explicar la física de la dinamización homeopática. Todo a raíz de numerosos experimentos que situaron la memoria del agua como el factor central en su actividad farmacológica. De esta manera la dinamización abandona el territorio de la química clásica y se adentra en la física y la fisicoquímica de cristales acuosos.

De los modelos para describir la dinamodilución, tal vez la electrodinámica cuántica (EDC) y la termodinámica de procesos irreversibles al fin prevalezcan, siendo un cuerpo teórico sólidamente establecido que ha cumplido en el terreno de las predicciones y lo experimental. Aunque apenas se vislumbra la posibilidad de aplicarlas en homeopatía, los recientes estudios de Benveniste y Shui Yin Lo sobre las propiedades electromagnéticas del agua dinamizada, así como los experimentos en biofísica de RO Becker (regeneración y reparación de tejidos inducida por campos eléctricos), Popp y Frohlich (emisión celular de biofotones), apuntan en esa dirección.

El Nobel de la física Richard Feynman (1919-1988), ha sido una figura prominente en electrodinámica cuántica. El notable naturalista, adquirió proporciones legendarias en el mundo de la física y destacó igualmente por su modo coloquial para compartir con el público no técnico información comprensible en torno a esta compleja aventura del conocimiento. La contribución de Feynman a la física fue decisiva, se le reconoce por haber dado su forma más útil y poderosa a la EDC, uno de los mejores maestros y practicantes de la misma.

Siendo profesor de física en el California Institute of Technology, Feynman publica numerosos textos sobre el tema y el siguiente fragmento aparece en el libro EDC La Extraña Teoría de la Luz y la Materia (1), serie de pláticas informales impartidas ante un grupo de jóvenes universitarios:

Amo esta área de la física, me parece maravillosa: se le llama electrodinámica cuántica o EDC. Quiero ofrecerles la descripción más precisa posible de esta extraña teoría de la luz y la materia.

La historia de la física es notable pues tiende a sintetizar muchos fenómenos en unas cuantas teorías. Por ejemplo en la antiguedad existía el fenómeno del movimiento, del calor, el sonido, la luz y la gravedad. Pero Newton explicó las leyes del movimiento y descubrió que esa diferencia entre sonido, calor y movimiento, era solo aparente. En realidad eran parte de la misma cosa, el sonido resultó ser un conjunto de átomos en movimiento y el calor fue comprensible por las leyes del movimiento. Así grandes masas de teoría física se pudieron sintetizar en una teoría más simple. Solo la gravedad permaneció independiente, aislada de las otras teorías.

Después de sintetizar movimiento, sonido y calor, se descubrieron una serie de fenómenos eléctricos, magnéticos, ópticos y lumínicos. Estos últimos se agruparon luego en 1873 por JC Maxwell en la teoría del electromagnetismo. Fue así que se describieron leyes del movimiento, leyes de electricidad y magnetismo, y leyes de gravedad.

Posteriormente se intentó explicar el electrón y su movimiento alrededor del núcleo. Pero las leyes del movimiento de Newton (usadas para explicar el movimiento de la Tierra alrededor del Sol) fracasaron, las predicciones salían mal. Se buscó un nuevo sistema, pero tardó tiempo pues los fenómenos a nivel atómico resultaron bastante extraños. Por fin en 1926 emerge la "mecánica cuántica" que logra explicar muchos detalles, como la manera en que un átomo de oxígeno se combina con dos de hidrógeno para formar agua, y cosas así. La mecánica cuántica fue el fundamento de la química teórica y con gran éxito explicaba muchas propiedades de las sustancias. Quedaba aún el problema de la interacción entre la luz y la materia y por eso la teoría de Maxwell sobre la electricidad y el magnetismo debió ajustarse a los nuevos principios de la mecánica cuántica. Nace así en 1929 la teoría cuántica de la interacción entre luz y materia, que recibe el nombre de electrodinámica cuántica.

Con el tiempo y esfuerzo de Schwinger, Sin-Itiro, al fin tuvimos una teoría cuántica para la electricidad y el magnetismo. Esta teoría tiene más de cincuenta años y ha pasado Tomonaga y un servidor, logramos perfeccionar esta teoría en 1948. Por todas las pruebas en una variedad creciente de condiciones. Con orgullo podemos decir que no hay una diferencia significativa entre el experimento y la teoría.

Nada más para que vean la amplitud de fenómenos que abarca la EDC, les diré que describe todos los fenómenos del mundo físico excepto la gravedad y la radiactividad. De modo que dejando fuera la gravedad y la radiactividad (la física nuclear),¿qué nos queda? Explica la gasolina en la combustión del automóvil, espumas y burbujas, la dureza de la sal y el cobre, la rigidez del acero. De hecho los biólogos ya procuran aplicarla para interpretar mejor la vida, en términos de la EDC.

“Los físicos estamos pendientes si hay algún problema con la teoría. De eso se trata el juego, ¡porque si encontramos algo resulta de lo más interesante! Hasta ahora no hemos encontrado algún error en la teoría de la EDC. Es pues la joya más preciada de la física.

Esta plática comprende la parte de la física que conocemos mejor, la interacción entre luz y electrones. La mayor parte de los fenómenos que les son familiares tienen que ver con la interacción de luz y electrones -por ejemplo todo lo relativo a la química y la biología. Lo único que no abarca esta teoría son la gravedad y los fenómenos nucleares: el resto está contenido en la electrodinámica cuántica."

Después de estos renglones Richard Feynman procede a disertar sobre fotones y electrones. Resulta evidente que para la física toda manifestación de la materia que no sea gravedad o radiactividad, podrá ser eventualmente descrita bajo el modelo de la electrodinámica cuántica. Es fácil predecir que la fisicoquímica y la electrónica del agua dinamizada será comprensible al fin. Aunque el agua fue considerada esencialmente neutra en términos electromagnéticos, esto es más bien válido a nivel macroscópico. Actualmente se considera que a nivel molecular del agua emergen energías de campos electromagnéticos que afectarían su estructura y que pueden ser descritas con una teoría física como la EDC.

En la historia de la homeopatía figuran varios médicos que intentaron describir, sin la preparación suficiente, el posible territorio de la física que acomodaría finalmente a la dinamización. A principios del siglo XX ante el descubrimiento de la radiactividad, Herbert Roberts (2) calculó que ese modelo sería aplicable a la dinamodilución y los medicamentos homeopáticos que al ser agitados liberan una suerte de radiación atómica o nuclear. Asimismo, su contemporánea británica Dorothy Shepherd (3) nos dice en 1938 que "debe reconocerse el poder radiactivo y las fuerzas dinámicas que se liberan por el método especial de preparación de los fármacos dinamizados". A raíz de que Einstein desarrolla la teoría de la relatividad, Shepherd también y el mismo James Stephenson pensaron que la física relativista explicaría la dinamodilución homeopática. A fines del siglo XX cuando los físicomatemáticos exploran por primera vez en base a la teoría del caos y fractales, médicos como Paolo Bellavite consideraron que sería el modelo ideal para la homeopatía. En 1995 Bellavite (4), dedica dos capítulos de su libro a las tesis del caos y fractales, curiosamente sin referencia alguna a la electrodinámica.

Todos fueron médicos con buenas intenciones, que supieron ver en la física (no en la química, que corresponde a otra terapéutica) el territorio atingente a los postulados de la homeopatía. Debido sin duda a su impreparación en física, fueron vanos los intentos previos. Gracias a la difusión de múltiples y notables experimentos en ciencia fundamental y aplicada, la homeopatía ahora resulta atractiva y tema de gran interés para académicos de la física teórica y físicomatemáticos como Del Guidice, Preparata, Auerbach, Schulte, Prigogine, Berezin, Anagnostasos, y biofísicos como Endler, Pongratz, Popp y Cyril Smith. Todos se ocupan de la homeopatía como debe ser, desde las universidades, los laboratorios y los protocolos de experimentación.

Emerge una cierta organización y estructuración del agua. Esto sucede mientras agitemos vigorosamente las muestras entre cada dilución y no en una dilución simple. Bill Gray (5), el médico angloamericano que incluye un capítulo interesante sobre física y fisicoquímica homeopática en su más reciente libro, nos dice que en una observación con microscopio electrónico, "sólo el agua estructurada por la dinamización se alinea en racimos o clusters de hielo estables a temperatura ambiente. La medición del tamaño, forma y longitud de estos conglomerados corresponde con precisión a las predicciones calculadas por la electrodinámica cuántica".

También en los escritos de Linus Pauling (6), célebre bioquímico y premio Nobel, se predice la existencia de clatratos o clusters a partir de una reorganización molecular del agua: “Se sugiere que el agua retiene en parte una estructura de enlaces-hidrógeno similar al hielo...su arreglo puede ser cada vez más en forma de esferas densamente aglomeradas, con incremento significativo en su densidad”.

Referencias
1.- Feynman R. (1985) QED. The Strange Theory of Light and Matter. Princeton University Press. Princeton.
2.- Roberts H. (1936) The Principles and Art of Cure by Homeopathy. Health Science Press. Rustington
3.-Shepherd D. (1938). The Magic of the Minimum Dose. Health Science Press. Rustington.
4.-Bellavite P.(1995) Homeopathy. A Frontier in Medical Science. North Atlantic Books. Berkeley
5.-Gray B. (2000) Homeopathy. Science or Myth? North Atlantic Books. Berkeley
6.- Pauling L. The Nature of the Chemical Bond. And the structure of molecules and crystals. Cornell Univ. Press. Ithaca. 1960: 468-473


Autor: Dr. Germán Guajardo Bernal
Fuente: http://homeopatiaacademica.webs.com/modelosexplicativos.htm

Informe BioInitiative: Las pruebas científicas de los efectos de la radiación electromagnética en la salud humana

A. Introducción
Usted no puede verla, degustarla ni olerla, pero en la actualidad es una de las formas de riesgo ambiental más invasor en los países industrializados. Radiación Electromagnética (EMR) o campos electromagnéticos (CEM) son los términos que describen de manera general el riesgo creado por el vasto conjunto de tecnologías con o sin cables que han alterado el panorama de nuestras vidas en incontables formas beneficiosas. Sin embargo, estas tecnologías fueron diseñadas para maximizar la eficiencia y conveniencia en el uso de la energía, sin tener presente los efectos biológicos sobre la población. Gracias a los nuevos estudios, crecen entre los científicos y el público las pruebas de los posibles peligros para la salud vinculados a estas tecnologías.

Los seres humanos son sistemas bioeléctricos. Nuestros corazones y cerebros están regulados por señales bioeléctricas internas. La exposición a los CEM artificiales puede interactuar con procesos biológicos fundamentales del cuerpo humano, lo que en algunos casos puede causar malestares y enfermedades. Desde la segunda guerra mundial, el nivel de CEM de fuentes eléctricas que nos acompaña como telón de fondo se ha elevado exponencialmente, más recientemente debido a la creciente popularidad de las tecnologías inalámbricas como los teléfonos celulares (dos mil millones en 2006), los teléfonos inalámbricos, las redes Wi-fi y Wi-Max, etc. Varios decenios de investigaciones científicas internacionales confirman que los CEM son biológicamente activos en animales y seres humanos, lo que puede tener importantes consecuencias para la salud pública.

En el mundo actual todos estamos expuestos a dos clases de CEM: 1) campos electromagnéticos (ELF) de frecuencias extremadamente bajas provenientes de de artefactos eléctricos, electrónicos, cables del tendido eléctrico; 2) radiofrecuencias (RF) de aparatos inalámbricos tales como teléfonos celulares, teléfonos inalámbricos, antenas de celulares, torres de transmisión, etc. En este informe usaremos los términos CEM para referirnos a todos los campos electromagnéticos en general, y los términos ELF y RF para referirnos al tipo específico de exposición. Los dos son tipos de radiación no ionizante, lo que significa que no tienen suficiente energía como para sacar electrones de sus órbitas alrededor de átomos e ionizar (cargar) los átomos como lo hacen los rayos X, la tomografía computadorizada (scanner) y otras formas de radiación ionizante. En la sección 18 se encuentra un glosario y definiciones para asistir al lector. Probablemente necesitará tener a mano algunas definiciones que están en las referencias de esta sección cuando lea sobre ELF y RF (el lenguaje para medirlas)

B. Propósito del informe
Este informe fue escrito por catorce científicos, expertos en salud pública y en políticas públicas, para documentar las pruebas científicas existentes sobre campos electromagnéticos. También lo han examinado y refinado otros doce revisores externos.

Su propósito es evaluar las pruebas científicas de los impactos en la salud de radiaciones electromagnéticas de niveles más bajos que las actuales normas de exposición al público, y evaluar los cambios que deberían aplicarse hoy para reducir posibles riesgos para la salud pública en el futuro.

Todavía no se conocen todos los aspectos de este problema, pero está claro que las normas de seguridad que limitan los niveles de radiación, en casi todos los países del mundo, parecen ser miles de veces demasiado permisivas o indulgentes. Hay que cambiar eso.

Se necesitan nuevos enfoques para educar a los responsables de la toma de decisiones y al público sobre las fuentes de exposición y para encontrar alternativas que no planteen los mismos niveles de riesgo para la salud, mientras aún es tiempo de hacer esos cambios.

Un grupo de trabajo compuesto de científicos, investigadores y profesionales de políticas de salud pública (el Grupo de Trabajo BioIniciativa) se reunió para documentar la información que debe ser considerada en el debate internacional sobre la adecuación (o inadecuación) de los estándares públicos de exposición a las radiaciones electromagnéticas.

Este informe es el producto de una investigación internacional y de una iniciativa de política pública para dar un vistazo general a lo que se sabe acerca de los efectos biológicos de la exposición a CEM de baja intensidad (puesto que tanto la radiación de radiofrecuencia RF, como la frecuencia de la corriente eléctrica ELF y varias formas de exposición combinadas tienen efectos biológicos).

En el informe se examinan la investigación y estándares actuales y se concluye que esos estándares están lejos de ser adecuados para proteger la salud pública.

Reconociendo el hecho de que otros organismos en los Estados Unidos, Reino Unido, Australia, muchos países de la Unión Europea y de Europa oriental, así como la Organización Mundial de la Salud (OMS) están debatiendo activamente este tema, el Grupo de Trabajo de la BioIniciativa ha conducido un proceso independiente de revisión científica y de políticas públicas.

El informe presenta sólida evidencia científica sobre el tema, y hace recomendaciones a los encargados de la toma de decisiones y al público. Las conclusiones de autores individuales y conclusiones generales se presentan en la Tabla 2-1 (Carta Resumen General de la BioIniciativa)

Los once capítulos escritos por los miembros del Grupo de Trabajo de la BioIniciativa documentan estudios científicos y revisiones clave que identifican efectos de los campos electromagnéticos de baja intensidad. Los capítulos 16 y 17 han sido preparados por expertos en políticas públicas de salud. En esas secciones se discuten el estándar mínimo de pruebas que debe utilizarse al planear la salud pública, cómo se debe evaluar la información científica en el contexto de una política de salud pública prudente, y se determinan las bases para tomar medidas precautorias y preventivas acordes con el conocimiento disponible.

En ellos se evalúan también las pruebas que llevan a recomendar nuevos límites de seguridad pública (o medidas precautorias y preventivas, porque ya está demostrado que es necesario).

Otros organismos de revisión científica han llegado a conclusiones diferentes a las que tenemos, y han adoptado estándares de prueba tan irrazonablemente altos que excluyen cualquier conclusión que pueda llevar a plantear nuevos límites de seguridad pública. Algunos grupos recomiendan actualmente que se relajen las normas existentes (inadecuadas).

¿Por qué ocurre esto? Una razón es que los límites de exposición a radiaciones de ELF y RF han sido elaborados por científicos e ingenieros que pertenecen a las asociaciones profesionales que tradicionalmente han formulado esas recomendaciones, que han sido adoptadas por los organismos públicos. Los procesos de fijación de normas se realizan con poca o ninguna contribución de otros sectores, aparte de ingenieros e intereses comerciales directamente interesados. A menudo, en la apreciación de lo que es un riesgo permisible o lo que es prueba de daño, influye más el punto de vista de la industria que el punto de vista de los expertos en salud pública.

Razones principales del desacuerdo entre los expertos:

1) Los científicos y los expertos en políticas de salud pública aplican definiciones bastante distintas del estándar de prueba que se usa para juzgar la ciencia, de manera que llegan a conclusiones diferentes acerca de lo que conviene hacer. Los científicos tienen una función que cumplir, pero no es exclusiva, y otras opiniones también son importantes.

2) Todos estamos hablando esencialmente de los mismos estudios científicos, pero usamos una manera diferente de medir cuándo "ya es suficiente" o "existe prueba de".

3) Algunos expertos continúan sosteniendo que todos los estudios tiene que ser consistentes (o sea que deben llegar siempre a los mismos resultados) antes de que se pueda decir que existe un efecto.

4) Algunos especialistas estiman que basta con considerar los efectos agudos a corto plazo.

5) Otros expertos dicen que es indispensable realizar estudios durante un periodo prolongado (que muestre los efectos de la exposición crónica) dado que ése es el tipo de mundo en que vivimos.

6) Algunos expertos opinan que hay que considerar a todas las personas, incluyendo los más jóvenes, los ancianos, las mujeres embarazadas y las personas con ciertas enfermedades. Otros afirman que solo hay que tener en cuenta a la persona promedio (o, en el caso de las RF, un hombre de estatura promedio).

7) No existe población no expuesta, lo que hace aun más difícil apreciar los riesgos crecientes de enfermedades.

8) La falta de consenso acerca de un mecanismo único de acción biológica.

9) La solidez de los estudios epidemiológicos en seres humanos que informan de riesgos de la exposición a radiaciones de ELF y RF se contradice con los estudios en animales, en los cuales no se detecta un efecto tóxico.

10) Los intereses creados tienen una influencia sustancial en el debate sobre salud.

Decisiones de políticas públicas
Los límites de seguridad para la exposición a radiaciones CEM deben ser fijados sobre la base de una interacción no solo entre científicos, sino también expertos en salud pública, encargados de políticas públicas y el público en general.

"En principio, la evaluación de las pruebas debe combinarse con el juicio basado en otros valores sociales, por ejemplo, costos y beneficios, aceptabilidad de los riesgos, preferencias culturales, etc. Y debe resultar en una toma de decisiones fuerte y efectiva. Las decisiones en estos asuntos suelen ser tomadas en función de los puntos de vista, valores e intereses de las partes interesadas que participan en el proceso y cuyas opiniones son sopesadas dependiendo de varios factores. Las pruebas científicas quizás tienen, o deben tener, un peso relativamente alto, pero no son elementos exclusivos; las decisiones deben fundarse tanto en pruebas como en otros factores".

El claro consenso de los miembros del Grupo de Trabajo Bioiniciativa es que los límites de seguridad pública existentes para ambas ELF y RF son inadecuados.

Esta propuesta refleja la evidencia de que no se puede afirmar positivamente cuán segura es la exposición crónica a niveles de baja intensidad de radiaciones de ELF y RF. Como sucede con otras normas para formas de exposición ambiental, los límites propuestos podrían no ser totalmente protectores, pero en este momento no es realista pensar en estándares más restrictivos. Incluso un pequeño aumento en el riesgo de cáncer o de enfermedades neurovegetativas se traduce en enormes consecuencias para la salud pública. Las medidas de reglamentación de las radiaciones de ELF y preventivas para las RF garantizan hoy la reducción de la exposición e informan al público acerca del potencial aumentado de riesgo, a qué niveles de exposición crónica podrían presentarse esos riesgos, y qué medidas deben tomarse para reducir esos riesgos.


C. Problemas de los estándares de salud existentes (límites de seguridad)
Los limites actuales de exposición a las telecomunicaciones están basados en el supuesto de que el calentamiento de los tejidos (por la RF) o la corriente eléctrica inducida en el cuerpo (por ELF) es lo único que importa cuando los organismos vivientes son expuestos a radiofrecuencias. Dicha exposición puede producir calentamiento de los tejidos, cuya peligrosidad es bien conocida inclusive en dosis muy breves. En este sentido, los límites térmicos cumplen una función. Por ejemplo, para personas cuyas ocupaciones les exigen trabajar cerca de radares o selladores de calor RF, o para personas que instalan y atienden a torres de antenas inalámbricas, los limites basados en la temperatura son necesarios para prevenir daños por calentamiento (o, en el caso de radiaciones de ELF, del daño producido por corrientes inducidas en los tejidos). En el pasado los ingenieros y los científicos fijaron límites estándar para la exposición a la radiación electromagnética basados en el supuesto (que hoy creemos errado) de que la manera correcta de medir cuánta energía no ionizante pueden tolerar los humanos (es decir, cuánta exposición) sin recibir daños, consistía en medir solamente el calor de los tejidos o las corrientes inducidas en el cuerpo (ELF). En las últimas décadas se ha establecido, más allá de toda duda razonable, que los efectos biológicos y algunos efectos adversos de salud ocurren a niveles de exposición RF y ELF bastante más bajos, en los que no se produce en absoluto calor (o corrientes inducidas); se ha mostrado que ocurren algunos efectos en niveles de exposición varios cientos de miles inferiores a los limites de seguridad publica existentes y donde el calentamiento no es posible.

Al parecer, es la INFORMACIÓN llevada por la radiación electromagnética (más que el calor) lo que causa cambios biológicos. Algunos de esos cambios biológicos pueden conducir a la pérdida del bienestar, a enfermedades e incluso a la muerte.

Los efectos ocurren en exposiciones no térmicas o de baja intensidad de niveles miles de veces inferiores a los niveles que los organismos federales estiman seguros para el público. Muchos aparatos que funcionan con tecnología inalámbrica están exentos de normas reguladoras. Las evaluaciones razonables e independientes que se encuentran en la documentación científica demuestran que los estándares existentes son inadecuados para proteger contra el daño causado por la exposición crónica a baja intensidad. Esto quiere decir que se necesitan bases completamente nuevas (como bases biológicas) para determinar los estándares de exposición a radiaciones de ELF y RF. Las nuevas normas tienen que tomar en cuenta lo que hemos aprendido sobre los efectos de ELF y RF (toda la radiación electromagnética no ionizante) y establecer nuevos límites basados en efectos biológicamente demostrados que son importantes para el adecuado funcionamiento de las funciones biológicas en los organismos vivientes. Es vital hacerlo porque la proliferación de nuevas fuentes ha creado campos electromagnéticos artificiales de niveles sin precedente, que ahora cubren todas las zonas habitables de la tierra, exceptuando algunos lugares muy remotos.

Para evitar problemas de salud pública de alcance mundial es preciso hacer correcciones sobre la marcha, a medida que aceptamos, probamos y difundimos nuevas tecnologías que nos exponen a las radiaciones de ELF y RF.

Hay opiniones recientes formuladas por expertos sobre la base de pruebas documentadas de deficiencias en los actuales estándares de exposición permisibles. Hay una vasta discusión que indica que los límites térmicos están atrasados y que se necesitan normas de exposición basadas en pruebas biológicas. La sección 4 se refiere a las reservas y preocupaciones en relación con ELF expresadas por la Organización Mundial de la Salud en 2007, en su Monografía Criterios de Salud; el Informe SCENIHR, de 2006, preparado para la Comisión Europea; el Informe SAGE del Reino Unido, de 2007; la Organismo para la Protección de la Salud (HPA), Reino Unido en 2005; el Taller de Investigación Avanzada de la OTAN, en 2005; el Grupo de Trabajo interinstitucional sobre radiofrecuencias en los Estados Unidos; el Organismo de Productos Alimenticios y Farmacéuticos (FDA) de los Estados Unidos, en 2000 y 2007; la Organización Mundial de la Salud, en 2002; el Centro Internacional de Investigaciones sobre el Cáncer (CIIC, 2001); el Informe Stewart, 2000 (Informe del Grupo Independiente de Expertos en Telefonía Móvil del Parlamento del Reino Unido), y otros.

Un investigador pionero, el fallecido Dr. Ross Adey, en su última publicación Medicina Bioelectromagnética (P. Roche y M. Markov, eds. 2004) concluía:

"Hay preguntas claves no respondidas sobre los posibles riesgos para la salud que pueden aparecer como consecuencia de la exposición humana a los diversos campos electromagnéticos creados por el hombre cuando esa exposición es intermitente, recurrente y puede extenderse a lo largo de una parte significativa de la vida de un individuo".

"Existen estudios epidemiológicos que han evaluado ELF y los campos de radiofrecuencias como un posible factor de riesgo para la salud humana, pruebas históricas que indican los riesgos de esos factores a medida que avanza la electrificación rural y, más recientemente, los métodos de distribución y utilización de la energía eléctrica en edificios comerciales. Existen modelos apropiados que describen esos efectos biológicos, basados en la termodinámica del desequilibrio, donde la electrodinámica no linear es una característica integral. Los modelos de calor basados en la termodinámica del equilibrio no consiguen explicar una impresionante frontera nueva de mayor significación.

… A pesar de que no se comprende en su totalidad, la interacción de radicales libres de los tejidos con los campos magnéticos puede extenderse hasta los niveles de campo cero." (2)

Puede no haber un límite inferior por debajo del cual la exposición no nos afecta. Hasta que sepamos si existe el límite por debajo del cual no hay efectos biológicos ni consecuencias perjudiciales para la salud, es poco prudente, desde el punto de vista de la salud pública, persistir en actitud de "aquí no pasa nada" y seguir difundiendo nuevas tecnologías que aumentan la exposición a las radiaciones de ELF y RF, especialmente las involuntarias.


II. RESUMEN DE LOS ASPECTOS CIENTÍFICOS

A. Pruebas de cáncer

1. Leucemia infantil
La prueba de que las líneas de energía y otras fuentes de ELF están sistemáticamente vinculadas a altas tasas de leucemia infantil ha llevado al Centro Internacional de Investigaciones sobre el Cáncer (un órgano de la OMS) a clasificar las ELF como posible cancerígeno humano (en el grupo 2 B de la lista de agentes cancerígenos). La leucemia es el tipo más común de cáncer en los niños.

Hay muy poca duda de que la exposición a ELF causa leucemia infantil.

Los niveles de exposición para un aumento del riesgo son bastante bajos, apenas superior a los niveles del ambiente habitual y mucho más bajos que los niveles de exposición actuales. El límite establecido por la Comisión Internacional sobre Protección contra las Radiaciones no Ionizantes (ICNIRP) para radiaciones de ELF es de 1.000 mG (904 mG en los Estados Unidos). El aumento de riesgos de leucemia infantil comienza en un nivel casi mil veces inferior al del estándar de seguridad. En uno de los estudios se informa que los riesgos de leucemia para niños pequeños se duplican a niveles de solo 1,4 mG y superiores (7). Muchos otros estudios comprenden una combinación de niños mayores con niños pequeños (0 a 16 años), y de esa manera los niveles de riesgo no alcanzan significación estadística hasta que los niveles de exposición llegan a 2 mG o 3 mG. No obstante, algunos estudios combinados de leucemia infantil indican que los niveles de riesgo comienzan a los 4 mG y superiores. No consideran muchos de los estudios que informan sobre riesgos elevados a bajos niveles de exposición, de 2 mG y 3 mG.

2. Otras formas de cáncer infantil
Se ha estudiado otras formas de cáncer infantil, comprendidos los tumores cerebrales, pero no se ha hecho investigado lo suficiente para saber si hay riesgos, de qué índole son o qué niveles de exposición pueden estar vinculados a un aumento de los riesgos. La incertidumbre sobre otras formas de cáncer de la infancia no debe ser interpretada como una señal de que "está todo claro": se trata más bien de falta de estudios.

La Monografía No 322 (2007) ELF Criterios de Salud, de la Organización Mundial de la Salud, dice que "no pueden descartarse" otras formas de cáncer infantil. (8)

Hay algunas pruebas de que otras formas de cáncer de la infancia podrían estar relacionados con la exposición a radiaciones de ELF, pero no se han hecho suficientes estudios.

Muchos estudios recientes proporcionan sólidas pruebas de que las radiaciones de ELF son un factor de riesgo de leucemia en la infancia y, más adelante, de otras formas de cáncer. En el primer estudio (9), niños que se estaban recuperando en ambientes con alta radiación ELF tenían tasas de supervivencia más bajas (un riesgo de muerte aumentado en un 450% si los campos de radiación ELF eran de 3 mG y más). En el segundo estudio, niños que estaban recuperándose en ambientes de 2 mG y más presentaban una probabilidad de muerte un 300% más alta que los niños expuestos a 1 mG y menos. En este segundo estudio, niños que estaban recuperándose en ambientes con radiaciones entre 1 y 2 mG también tenían bajas tasas de supervivencia y el riesgo de muerte aumentaba a 280% (10). Estos dos estudios proporcionan sólida información nueva en el sentido de que la exposición a ELF puede ser dañina para los niños incluso a niveles sobre 1 mG. El tercer estudio se proponía determinar los riesgos de cáncer que podían tener los niños más tarde en su vida, si habían crecido en hogares situados a menos de 300 metros de una línea de energía eléctrica de alto voltaje (11). Para niños criados durante sus primeros cinco años de vida en el radio de 300 metros, el riesgo de desarrollar durante su vida algunos tipos de cáncer es 500% más alto

Los niños que tienen leucemia y están en etapa de recuperación tienen bajas tasas de supervivencia si su exposición a radiaciones de ELF en casa (o donde se están recuperando) se sitúa entre 1mG y 2 mG; y sobre 3 mG en otro estudio.

Dados los extensivos estudios sobre los riesgos de leucemia infantil asociados con ELF, y los hallazgos relativamente consistentes de que exposiciones en el rango de 2 mG a 4 mG están vinculadas a un aumento de los riesgos para los niños, para las construcciones nuevas es recomendable aplicar un límite de 1 mG para el espacio habitable. Es también una meta deseable para residencias existentes y para lugares donde niños y mujeres embarazadas pasan largos periodos.

En este momento se justifican nuevos límites para las exposiciones públicas a radiaciones de ELF, dadas las pruebas científicas existentes y la necesidad de una política de salud pública de intervención y prevención.

3. Tumores cerebrales y neuromas acústicos
La radiación de radiofrecuencia proveniente de exposición a teléfonos celulares y teléfonos inalámbricos se ha relacionado en más de una docena de estudios al aumento del riesgo de tumores cerebrales y/o neuromas acústicos (un tumor en el cerebro o en un nervio relacionado con la audición).

Las personas que han usado teléfonos celulares por 10 años o más presentan tasas más altas de tumores cerebrales malignos y neuromas acústicos. Los índices son peores si el teléfono celular ha sido usado principalmente en un solo lado de la cabeza.

Las personas que han usado teléfonos celulares por 10 años o más tienen un 20% de aumento del riesgo de padecer tumores cerebrales (cuando el teléfono ha sido usado en ambos lados de la cabeza). Para personas que han usado el teléfono celular predominantemente en un lado de la cabeza por 10 o más años, hay un aumento del riesgo de tumor cerebral del 200%.

Esta información se basa en los resultados combinados de muchos estudios sobre tumores cerebrales/teléfonos celulares tomados en conjunto (un meta-análisis de estudios).

El riesgo de tumor cerebral (glioma maligno de alto grado) por el uso de teléfono inalámbrico es 220% más alto (en ambos lados de la cabeza). El riesgo al usar teléfono inalámbrico en un solo lado de la cabeza es 470% más alto.

Hay un aumento del 30% del riesgo de sufrir neuromas acústicos por el uso de teléfonos celulares por 10 años o más; cuando son usados principalmente en un lado de la cabeza el riesgo de neuroma sube al 240%.

Estos riesgos están basados en los resultados combinados de varios estudios (un meta-análisis de estudios)

Cuando el teléfono inalámbrico es usado solo en un lado de la cabeza el riesgo de neuroma acústico aumenta 3 veces (310%).

Si consideramos los estudios que informan de riesgos a largo plazo de tumores cerebrales y neuromas acústicos, los estándares actuales para la exposición permitida a emisiones de teléfonos celulares e inalámbricos no son seguros.

Otras indicaciones de que la exposición a radiofrecuencias puede causar tumores cerebrales proviene de exposiciones a RF de bajo nivel distintas a las procedentes de teléfonos celulares o inalámbricos. Estudios de personas que están expuestas en su trabajo (exposición ocupacional) muestran también tasas más altas de tumores cerebrales. Kheifets (1995) señaló que había un mayor riesgo de cáncer del cerebro del 10% al 20% en las personas con ocupaciones relacionadas con la electricidad.

En este meta-análisis se revisaron 29 estudios publicados sobre cáncer del cerebro en relación con la exposición a CEM en el trabajo o en ocupaciones en el sector eléctrico (6). Las existencia de un nexo entre otras fuentes de exposición a RF, tal como trabajar en un oficio con exposición a CEM, es coherente con la elevación moderada del riesgo de desarrollar tumores cerebrales.

4. Otras formas de cáncer en adultos
Existen muchos estudios que demuestran una relación estadísticamente significativa entre exposición ocupacional y leucemia en adultos (véase el Capítulo 11), a pesar de importantes limitaciones para evaluar el nivel de exposición. Una investigación muy reciente realizada por Lowenthal et al. (2007) trató de la leucemia en adultos en relación con la residencia cercana a líneas de alto voltaje eléctrico. Aunque los autores encontraron riesgos elevados en todos los adultos que vivían cerca de este tipo de líneas, hallaron un OR de 3,23 (95% CI = 1,26-8,29) en individuos que pasaron sus primeros 15 años de vida dentro del límite de 300 m de líneas de alto voltaje. Este estudio sustenta dos conclusiones importantes: la leucemia en adultos también está vinculada a la exposición a CEM, y la exposición durante la infancia aumenta los riesgos de tener esta dolencia en la vida adulta.

En un meta-análisis (una revisión de varios estudios individuales) Kheifets et al., 1995 informó de un significativo riesgo excesivo de tumores cerebrales adultos en trabajadores del sector eléctrico y en adultos con exposición ocupacional a CEM. Esto corresponde aproximadamente a la misma magnitud del riesgo de cáncer del pulmón en fumadores pasivos (DHHS, Estados Unidos, 2006). Este meta-análisis abarcó un total de 29 estudios con poblaciones de 12 países. Se informó de un riesgo relativo de 1,16 (CI=1,08 – 1,24) o un 16% de riesgo aumentado para todos los tumores cerebrales. Para gliomas, se informó de un riesgo estimado de 1,39 (1,07 – 1,82) o un riesgo aumentado de 39% en ocupaciones en el sector eléctrico. En un segundo meta-análisis publicado por Kheifets et al., (2001) se combinaron los resultados de otros nueve estudios publicados después de 1995. Se informó de una segunda estimación de conjunto de (OR= 1,16, 1,08 – 1,01) que mostró poco cambio en la estimación general de riesgo de 1995.

Las pruebas de la existencia de una relación entre la exposición y el cáncer de mama son relativamente claras en hombres (Erren, 2001) y algunos estudios muestran que el cáncer de mama en mujeres también se eleva con el aumento de la exposición (véase el capítulo 12). Los tumores cerebrales y los neuromas acústicos son más comunes en personas expuestas (véase el capítulo 10). Se han publicado menos pruebas de otros tipos de cáncer, pero Charles et al. (2003) señalan que los trabajadores que se encuentran en la categoría 10% más alta de exposición a CEM presentan una probabilidad dos veces más alta de morir de cáncer de próstata, comparados con aquellos cuya exposición es de un nivel menor (OR 2,02, 95% CI = 1,34-3,04). Villeneuve et al (2000) informan acerca de elevaciones estadísticamente significativas de linfoma non-Hodgkin en trabajadores de servicios eléctricos en relación con la exposición a CEM, en tanto que Tynes et al (2003) indican tasas elevadas de melanoma maligno en personas que viven cerca de líneas de alto voltaje. Aunque será necesario repetir estas observaciones, sugieren la existencia de una relación entre la exposición y el cáncer en adultos, además de la leucemia.

En suma, las pruebas científicas de enfermedades en adultos, vinculadas a la exposición a CEM son lo suficientemente sólidas en relación con el cáncer en los adultos como para justificar la pertinencia de medidas preventivas, aún cuando no todos los informes hayan mostrado exactamente la misma relación positiva. Hay muchos factores que reducen nuestra capacidad para descubrir patrones de enfermedad que pueden estar relacionados con la exposición a CEM. Por ejemplo, no existe población no expuesta que pueda ser usada para fines de comparación, además de otras dificultades en la apreciación de la exposición. Sin embargo, la prueba de una relación entre la exposición a CEM y el cáncer en adultos y las enfermedades neurodegenerativas es en la actualidad suficientemente sólida como para ameritar medidas preventivas que reduzcan la exposición a CEM.

5. Cáncer de mama
Existen pruebas contundentes, provenientes de múltiples áreas de investigación científica, de que la radiación por ELF está relacionado al cáncer de mama. En las dos últimas décadas han tenido lugar numerosos estudios epidemiológicos (estudios de enfermedades humanas) del cáncer de mama en mujeres y hombres, aunque esta relación continúa siendo motivo de controversia entre los científicos. Muchos de esos estudios informan que la exposición a ELF está relacionada a un riesgo aumentado de cáncer de mama (no todos los estudios reportan tales efectos, pero no esperamos 100%, ni siquiera 50% de consistencia entre los resultados, para tomar medidas preventivas).

Los resultados de estudios en mujeres en el lugar de trabajo sugieren claramente que los ELF son un factor de riesgo de cáncer de mama para mujeres con exposición prolongada a 10mG y niveles superiores.

Las personas que trabajan en condiciones de una exposición relativamente alta a ELF (10mG y niveles superiores) muestran tasas más altas de cáncer de mama. La mayor parte de los estudios en trabajadores que están expuestos a ELF han definido que los niveles altos de exposición se encuentran alrededor de 2mG y 10mG; sin embargo, esta clase de combinaciones de exposición a ELF, que van desde relativamente bajas a relativamente altas, tiene el efecto de diluir los niveles reales de riesgo. En muchos de los estudios ocupacionales de exposición grupal, los grupos más altos están expuestos a 4mG o más. Esto significa que a) poca gente está expuesta a niveles mucho más elevados, y b) los patrones de enfermedad aparecen a partir de niveles relativamente bajos de 4mG o más. Esta es otra manera de demostrar que los límites existentes de ELF ubicados entre 933 y 1.000 mG son irrelevantes respecto de los niveles de exposición que, según se informa, aumentan el riesgo.

Estudios de laboratorio de células humanas de cáncer de mama muestran que la exposición a ELF entre 6mG y 12 mG pueden interferir con efectos protectores de la melatonina que combate el crecimiento de esas células. Hace una década que hay pruebas de que las células humanas de cáncer de mama crecen más rápidamente si están expuestas a radiación ambiental de ELF de bajo nivel. Se cree que esto se debe a que la exposición a ELF puede reducir los niveles de melatonina en el cuerpo. Se sabe que la presencia de melatonina en cultivos de células de cáncer de mama reduce el crecimiento de esas células, y que la ausencia de melatonina (por la exposición a ELF u otras razones) tiene como resultado un mayor crecimiento de las células de cáncer.

Estudios de laboratorio sobre cáncer de mama en animales muestran que éstos tienen más tumores, y de mayor tamaño, cuando están expuestos al mismo tiempo a ELF y a un promotor químico de tumores. Esos estudios tomados en conjunto indican que ELF es un probable factor de riesgo para el cáncer de mama, y que los niveles peligrosos de ELF no son mayores que aquellos a los cuales la gente está expuesta en la casa o en el trabajo. Existe una sospecha razonable de riesgo, y hay suficientes pruebas como para recomendar que se establezcan nuevos límites para ELF y se tomen medidas preventivas.

Dados los riesgos muy altos de contraer cáncer de mama a lo largo de una vida, y la importancia crítica de la prevención, habría que reducir la exposición a ELF para la gente que permanece por mucho tiempo en ambientes con altos niveles de ELF.

Para la gente con cáncer de mama es particularmente importante reducir la exposición a ELF. Vistas las pruebas de menores tasas de supervivencia para pacientes con leucemia infantil en campos de ELF sobre 2mG o 3 mG, el ambiente para la recuperación debería tener bajos niveles de ELF. También está indicada una acción preventiva para aquellos que podrían estar sometidos a riesgos más altos de cáncer de mama (especialmente aquellos que toman tamoxifen para reducir el riesgo de contraer cáncer de mama toda vez que, además de reducir la efectividad de la melatonina, la exposición a EFL puede reducir también la efectividad del tamoxifen incluso a niveles muy bajos de radiación). No hay excusa para ignorar la masa substancial de pruebas que tenemos para sostener que existe una relación entre el cáncer de mama y la exposición a EFL. No es razonable seguir esperando pruebas concluyentes dados los enormes costos y la carga para las personas y para la sociedad que causa esta enfermedad.

Estudios de células de cáncer de mama en humanos y algunos estudios en animales muestran que es probable que ELF sea un factor de riesgo para cáncer de mama. Hay pruebas, gracias a estudios de células y de animales como de cáncer de mama en humanos, de que existe una relación entre el cáncer de mama y la exposición a ELF.

Estos son sólo algunos de los temas relativos al cáncer que hay que discutir. Parece razonable suponer que todas las formas de cáncer y el curso de otras enfermedades puede estar relacionado, o empeorar, por la exposición a campos electromagnéticos (tanto ELF como RF).

Si una o más formas de cáncer están relacionadas con los CEM, ¿por qué no sospechar de todas las formas de cáncer? Ya no se puede afirmar que el presente estado del conocimiento descarta o excluye los riesgos para la salud humana. El enorme costo para la sociedad y el impacto en el sufrimiento humano que supone no tratar este problema exigen la adopción de medidas de fondo de salud pública, y la intervención de los organismos públicos encargados de la protección de la salud pública, que deben actuar sobre la base de las pruebas disponibles.


B. Cambios en el sistema nervioso y en la función cerebral.
La exposición a campos electromagnéticos ha sido estudiada en relación con la enfermedad de Alzheimer, enfermedad de las neuronas motoras, y la enfermedad de Parkinson (4). Todas estas enfermedades suponen la muerte de neuronas específicas y pueden ser clasificadas como enfermedades neurodegenerativas. Existen pruebas de que altos niveles de beta-amiloide entrañan un riesgo de enfermedad de Alzheimer, y de que la exposición a los CEM puede aumentar esta sustancia en el cerebro. Hay pruebas fehacientes de que la melatonina puede proteger el cerebro contra daños que conducen a la enfermedad de Alzheimer, y de que la exposición a ELF puede reducir los niveles de melatonina. De esta manera, se puede sostener como hipótesis que una de las más importantes protecciones contra el desarrollo de la enfermedad de Alzheimer (la melatonina) está menos disponible para el cuerpo cuando la gente está expuesta a ELF. La exposición prolongada a ELF puede alterar el nivel de calcio (CA2+) en las neuronas, e inducir un mayor efecto oxidante (4). También es posible que la exposición prolongada a ELF estimule a las neuronas (en particular a las neuronas motoras grandes) a producir descargas sincrónicas, lo que es dañino debido al aumento de la concentración de toxinas.

Las pruebas de la relación entre la exposición y las enfermedades neurodegenerativas, la enfermedad de Alzheimer y la esclerosis lateral amiotrófica (ALS) son sólidas y relativamente consistentes (véase el capítulo 12). Aunque no todas las publicaciones muestran una relación estadísticamente significativa entre la exposición y la enfermedad, es imposible seguir ignorando los resultados: OR (odd ratio) de 2,3 (95% CI (intervalo confidencial)= 1,0-5.1 in Qio et al., 2004), de 2,3 (95% CI = 1,6-3,3 in Feychting et al., 2003) y de 4,0 (95% CI = 1,4-11,7 in Hakansson et al., 2003) para la enfermedad de Alzheimer, y de 3,1 (95% CI = 1,0-9,8 in Savitz et al., 1998) y 2,2 (95% CI = 1,0-4,7 in Hakansson et al., 2003) para la ALS.

La enfermedad de Alzheimer es una enfermedad del sistema nervioso. Hay pruebas convincentes de que la exposición prolongada a ELF es un factor de riesgo de enfermedad de Alzheimer.

También se ha presentado la preocupación de que seres humanos con desórdenes epilépticos puedan ser más susceptibles a la exposición a RF. Un bajo nivel de exposición a RF puede ser un factor estresante. Esto se basa en la similitud con efectos neurológicos de otros factores estresantes; un bajo nivel de RF activa opiáceos y otras substancias en el cerebro que tienen una acción similar a la de las drogas psicoactivas. Estos efectos, obtenidos en animales de laboratorio, reproducen los efectos de drogas en la zona del cerebro que participa en el mecanismo de adicción.

Estudios de laboratorio muestran que el sistema nervioso de humanos y animales es sensible a ELF y RF. Se detectan modificaciones en la función cerebral y en la conducta en niveles de radiación asociados a las nuevas tecnologías, entre ellas la telefonía celular. Las radiaciones del teléfono celular pueden alterar la actividad cerebral humana a niveles tan bajos como 0,1 vatio por kilogramo SAR (W/Kg) ***, lo cual es mucho menor que los niveles admitidos en Estados Unidos, de 1,6 W/Kg, y los de la ICNIRP, cuyo nivel admisible es de 2,0 W/Kg. Las radiaciones de ese nivel pueden afectar la memoria y el aprendizaje, así como la actividad normal de las ondas cerebrales. La exposición a bajos niveles de ELF y RF puede alterar el comportamiento de los animales.

Hay muy pocas dudas de que los campos electromagnéticos emitidos por los teléfonos celulares, así como su uso, afectan la actividad eléctrica del cerebro.

Los efectos sobre la función cerebral parecen depender, en algunos casos, de la carga mental del sujeto durante la exposición (el cerebro es menos capaz de hacer dos tareas simultáneamente cuando ambas requieren usar la misma zona cerebral). Algunos estudios muestran que la exposición a teléfonos celulares acelera los niveles de actividad cerebral, pero también disminuye la eficiencia y la capacidad de juicio del cerebro. Un estudio señala que jóvenes menores de 20 años tienen respuestas más lentas al manejar un auto mientras están expuestos a la radiación de teléfonos celulares, comparados con personas de mayor edad. El pensar más rápido no implica necesariamente una mejor calidad de pensamiento.

Los cambios en la manera de reaccionar del cerebro y el sistema nervioso dependen mucho del tipo de exposición. La mayor parte de los estudios se centran sólo en los efectos a corto plazo, en tanto que no se conocen las consecuencias a largo plazo.

Estos efectos pueden variar dependiendo de la forma y el tamaño de la cabeza, la ubicación, el tamaño y configuración de las estructuras cerebrales internas, la anchura de la cabeza y la cara, la hidratación de los tejidos, el grosor de los diversos tejidos, la constante dieléctrica del tejido y otros factores. La edad del individuo y su estado de salud también son variables importantes. Las condiciones de la exposición también influyen considerablemente en los resultados de los estudios, que pueden ser opuestos en función de las condiciones de la exposición, entre ellas la frecuencia, la forma de las ondas, la orientación y duración de la exposición, cantidad de exposiciones, la modulación del pulso de la señal, y el momento en que se miden los efectos (algunas respuestas a RF son de efecto retardado).

Existe una gran variabilidad en los resultados de las pruebas de ELF y RF, lo que era previsible debido a la amplia variedad de factores que pueden influenciar los resultados. Sin embargo, está claramente demostrado que en ciertas condiciones de exposición el funcionamiento del cerebro y el sistema nervioso se alteran. Las consecuencias de las exposiciones de largo plazo no han sido estudiadas en adultos ni en niños.

La consecuencia de la exposición prolongada en niños, cuyos sistemas nerviosos continúan desarrollándose hasta la adolescencia, no se conoce hasta el momento. Puede haber graves consecuencias para la salud de los adultos y su funcionamiento en sociedad si años de exposición de los jóvenes a ambos tipos de radiación, ELF y RF, dan lugar a una menor capacidad de pensamiento, juicio, memoria, aprendizaje y control de la conducta.

La gente crónicamente expuesta a bajo nivel de emisiones de antenas inalámbricas informa de síntomas tales como problemas del sueño (insomnio), fatiga, cefalea, mareos, debilidad, falta de concentración, problemas de memoria, campanillas en los oídos, problemas de equilibrio y orientación, así como dificultades para acometer dos tareas simultáneamente. En niños la exposición a la radiación de teléfonos celulares tiene como resultado cambios en la actividad oscilatoria del cerebro durante algunas tareas de memorización. Aunque los estudios científicos aún no han podido confirmar una relación de causa-efecto, las quejas de este tipo están muy extendidas y causan preocupación pública en algunos países en los cuales las tecnologías inalámbricas están muy difundidas (Suecia, Dinamarca, Francia, Alemania, Italia, Suiza, Austria, Grecia, Israel, etc.). Por ejemplo la puesta en circulación de la tercera generación de teléfonos inalámbricos (y de las consiguientes emisiones de antenas de RF a lo largo y ancho de comunidades en los Países Bajos dio lugar casi inmediatamente a quejas del público por enfermedades (5).

Los resultados conflictivos de los pocos estudios que se han hecho pueden deberse a la dificultad para encontrar lugares libres de exposición que permitan comparar resultados de pruebas aplicadas en ambientes que han sido expuestos intencionalmente. La gente que va a los laboratorios para someterse a pruebas está expuesta previamente a una multitud de RF y ELF, y por lo tanto desde el comienzo puede presentar síntomas, aún antes de que se le apliquen pruebas. Otro problema es que la exposición a RF para probar la presencia de cambios comportamentales muestra resultados retardados. Los efectos se observan una vez que ha terminado la exposición. Esto sugiere un cambio persistente en el sistema nervioso, que puede aparecer sólo después de algún tiempo y por lo tanto no puede observarse tras un breve período de prueba.

Simplemente todavía no se conocen con certeza los efectos de la exposición de largo tiempo a la tecnología inalámbrica, entre ellas las emisiones de teléfonos celulares y otros artefactos de uso personal, y de la exposición de todo el cuerpo a transmisiones de RF de torres de telefonía celular y antenas. Sin embargo la masa disponible de pruebas sugiere que los efectos biológicos y los impactos sobre la salud pueden ocurrir, y de hecho ocurren a niveles muy bajos de exposición, que pueden ser miles de veces inferiores a las actuales normas de salud pública.

Hay pruebas razonables acerca de la posibilidad de que se produzcan graves consecuencias para la salud pública (y costos económicos) que serán motivo de una preocupación mundial dado el amplio uso y exposición a tales emisiones. Aún un pequeño aumento en la incidencia de enfermedades o de pérdida de cognición relacionado con nuevas formas de exposición a la tecnología inalámbrica podría tener importantes consecuencias de salud pública, sociales y económicas. Los estudios epidemiológicos sólo pueden mostrar daños después de décadas de exposición, es decir, cuando aparecen los efectos generales en las poblaciones promedio; por ello los encargados de tomar decisiones deberían tomar en serio estas advertencias tempranas.


C. Efectos sobre los genes (ADN)
El riesgo de cáncer está relacionado con el daño del ADN, el cual altera el patrón de crecimiento y desarrollo. Si el ADN está dañado (daños en los genes) existe el riesgo de que las células dañadas no mueran. En cambio, continuarán reproduciéndose con un ADN dañado, y esta es una condición previa necesaria del cáncer. La reparación reducida del ADN puede ser también una parte importante de este problema. Cuando la tasa de daño al ADN excede la tasa a la cual el ADN puede ser reparado, existe la posibilidad de que las mutaciones se conserven y se inicie el cáncer. Los estudios sobre la manera en que las radiaciones de ELF Y RF pueden afectar los genes son importantes dada su posible vinculación con el cáncer.

Hasta hace unos 10 años se creía en general que no era posible que campos muy débiles de ELF y RF pudiesen tener algún efecto sobre el ADN y sobre la manera en que trabajan las células (cómo se dañan y por qué no pueden hacer bien su trabajo). El argumento era que esos campos débiles no tienen suficiente energía, es decir, no tienen la fuerza necesaria como para causar daño. Ahora se sabe que la energía no es el factor clave como causa del daño. Por ejemplo, la exposición a productos químicos tóxicos puede causar daño, destruir células y provocar enfermedades. De hecho, muchas enfermedades crónicas están directamente relacionadas con esta clase de daño, que no requiere en absoluto un calentamiento. La interferencia con la comunicación entre las células (la forma en que interactúan las células) puede causar cáncer ya sea directamente o promover el crecimiento más rápido de un cáncer ya existente.

En el futuro, el uso de técnicas modernas de pruebas genéticas probablemente nos dará información muy útil sobre la manera en que los CEM alcanzan y afectan a las moléculas en el cuerpo. En cuanto a los genes, ya hay algunas pruebas de que los CEM de ambos tipos, ELF Y RF, pueden alterar la forma en que trabaja el ADN. Se han realizado estudios de laboratorio para saber si (y de qué manera) unas ELF débiles pueden afectar el funcionamiento del ADN y de las proteínas. Esos cambios se han visto en algunos estudios, pero no en todos.

Pequeños cambios en la expresión de genes o proteínas pueden alterar la fisiología celular, y pueden también causar efectos posteriores sobre la salud y el bienestar. El estudio de la relación entre los genes, las proteínas y la exposición a CEM está todavía en su infancia, pero confirmar que la exposición a CEM débiles ocasiona cambios en los genes y proteínas puede ser un paso importante para determinar qué clase de riesgos hay para la salud.

Lo notable en los estudios sobre el ADN, genes, proteínas y CEM es que, si fuese verdad que los CEM son muy débiles como para causar daños, no debería haber ningún efecto. Los científicos que sostienen que la energía de los CEM es insignificante y por lo tanto es improbable que cause daños, no logran explicar esas alteraciones y por lo tanto se inclinan a ignorarlas. El problema es que los efectos están ocurriendo. No ser capaz de explicarlos no es una buena razón para considerarlos imaginarios o sin importancia.

El programa de investigación europeo REFLEX documentó varios cambios en el funcionamiento biológico normal en pruebas de ADN (3). La significación de estos resultados es que tales efectos están directamente relacionados con la cuestión de saber si podría haber riesgos para la salud humana cuando suceden estos cambios en los genes y el ADN. Este gran esfuerzo de investigación permitió aunar estudios de más de una docena de investigadores independientes. Algunos de los hallazgos clave son los siguientes:

"Las mutaciones genéticas, la proliferación de células y la apoptosis son causadas por una alteración de los perfiles de expresión de genes y proteínas, o derivan de ellos. Todas las enfermedades crónicas se desarrollan a partir de la convergencia de estos eventos." (3)

"Se puede demostrar con gran certeza que la exposición a CEM causa efectos genotóxicos y modifica la expresión de numerosos genes y proteínas" (3).

"Las RF – CEM produjeron efectos genotóxicos en fibroblastos, células HL-60, células granulosas de ratas y células progenitoras neurales derivadas de células madre de embriones de ratas." (Participantes 2, 3 y 4). (3)

"Las células respondieron a la exposición a RF entre niveles SAR de 0,3 y 2W/Kg con un aumento significativo en los quiebres de cadenas simples y dobles de ADN y en frecuencia micronucleica." (Participantes 2,3 y 4). (3)

"En células HL-60 se demostró claramente un aumento en la generación de radicales libres provocado por la exposición a RF - CEM." (Participante 2). (3)

"El daño al ADN no fue provocado por efectos de calentamiento, lo cual obliga a reconsiderar los límites de seguridad ambiental para la exposición a CEM." (3)

"Los efectos fueron claramente más pronunciados en células provenientes de donantes mayores, lo cual sugiere que la capacidad para reparar los quiebres de la cadena de ADN inducidos por ELF y CEM disminuye con la edad." (3)

En ciertas condiciones, tanto la exposición a ELF como la exposición a RF pueden ser consideradas genotóxicas (dañarán el ADN), incluso en niveles de exposición inferiores a los límites actuales de seguridad.


D. Efectos en las proteínas del estrés (proteínas del shock al calor)
En casi todos los organismos vivientes las células desencadenan una protección especial cuando son atacadas por toxinas ambientales o por condiciones ambientales adversas. Esto se llama respuesta al estrés, y lo que producen se llama proteínas del estrés (también se conocen como proteínas del shock al calor). Todas las plantas, los animales y las bacterias producen proteínas del estrés para sobrevivir a factores ambientales tales como las altas temperaturas, la falta de oxígeno, el envenenamiento con metales pesados y el estrés oxidativo producto del envejecimiento temprano). Ahora podemos agregar la exposición a ELF y RF a esta lista de factores ambientales de estrés que suscitan una respuesta fisiológica.

Niveles muy bajos de exposición a ELF y RF pueden inducir a las células a producir proteínas del estrés, lo que significa que las células reconocen la exposición a ELF Y RF como dañinas. Esta es otra forma importante en la cual los científicos han demostrado que la exposición a ELF Y RF puede ser dañina, y ocurre a niveles mucho más bajos que los estándares de seguridad existentes.

Una preocupación adicional es que si el estrés se prolonga por un largo tiempo, la respuesta de protección se reduce y su efecto disminuye. Esto significa que la célula está menos protegida contra daños, y por esta razón la exposición prolongada o crónica puede ser muy dañina aún a intensidades bajas.

La ruta bioquímica que se activa es la misma para la exposición a ELF y RF y no está relacionada con la temperatura (no requiere calentamiento ni corrientes eléctricas inducidas, y por lo tanto los estándares de seguridad basados en la protección contra el calentamiento son irrelevantes y no protegen). Se ha visto que los niveles de exposición a ELF de sólo 5 a 10 mG activan los genes de la respuesta al estrés (Tabla 1, sección 6). La tasa de absorción específica no es la medida apropiada del umbral biológico o dosis, y no debe ser usada como base de los estándares de seguridad puesto que las normas SAR son sólo contra daños por calentamiento.


E. Efectos en el sistema inmunológico
El sistema inmunológico es otra defensa que tenemos contra organismos invasores (virus, bacterias, y otras moléculas externas). Protege contra dolencias, enfermedades infecciosas y contra las células de los tumores. El sistema inmunológico tiene muchos tipos de células; cada uno de esos tipos de células tiene un propósito particular y se activa para defender el cuerpo contra diferentes clases de exposición cuando el cuerpo determina que está en peligro.

Existen pruebas substanciales de que las ELF y RF pueden causar reacciones inflamatorias, reacciones alérgicas, y modificar la función inmunológica a niveles permitidos por las actuales normas de seguridad pública.

El sistema inmunológico advierte el peligro de la exposición a ELF y RF y desencadena una reacción de defensa contra estos campos, semejante a la reacción del cuerpo cuando produce proteínas del estrés. Aún a muy bajos niveles de intensidad, la exposición a ELF y RF es a) reconocida por las células, y b) causa reacciones de peligro frente a la exposición. Es probable que la exposición crónica a factores que aumentan las respuestas alérgicas e inflamatorias sea dañina para la salud. Con el tiempo las respuestas inflamatorias crónicas pueden llevar a daño celular, de tejidos y de órganos. Se piensa que muchas enfermedades crónicas están relacionadas con problemas crónicos del funcionamiento del sistema inmunológico.

Es bien conocido el hecho de que la liberación de sustancias inflamatorias tales como la histamina causa reacciones de la piel, hinchazón, hipersensibilidad alérgica y otros efectos que se vinculan normalmente con alguna clase de mecanismo de defensa. El sistema inmunológico humano es parte de una barrera defensiva general que protege contra exposiciones dañinas provenientes del medio circundante. Cuando el sistema inmunológico es afectado por alguna forma de ataque, hay muchas clases de células inmunológicas que pueden responder. Todo lo que desencadene una respuesta de tipo inmunológico debe ser evaluado cuidadosamente ya que, con el tiempo, la estimulación crónica del sistema inmunológico puede alterar la capacidad del sistema para responder de una manera normal. La exposición a ELF y RF de muy bajas intensidades causa cambios fisiológicos medibles (como el aumento de las células mástil, por ejemplo, que son marcadores de las respuestas alérgicas e inflamatorias). Cuando son activadas por ELF y RF, las células mástil se quiebran (se muelen) y liberan agentes químicos irritantes que causan los síntomas de las reacciones alérgicas de la piel.

Hay pruebas muy claras de que la exposición a ELF y RF en niveles asociados al uso de teléfonos celulares, computadores, terminales de vídeo, televisores y otras fuentes pueden causar reacciones de la piel. Los cambios en la sensibilidad de la piel se han medido a través de biopsias de la piel, y los hallazgos han sido notables. Algunas de estas reacciones suceden a niveles equivalentes a los de las tecnologías inalámbricas de uso cotidiano. Las células mástil se encuentran también en el cerebro y en el corazón, y son probablemente el blanco de respuestas de tipo inmunológico por las células que están respondiendo a exposiciones a ELF y RF, lo que puede explicar otros síntomas que se señalan comúnmente (cefaleas, fotosensibilidad, arritmias del corazón y otros síntomas cardíacos). La irritación crónica motivada por la exposición a ELF y RF puede conducir a disfunciones del sistema inmunológico, respuestas alérgicas crónicas, enfermedades inflamatorias y mala salud general cuando esto ocurre de manera continuada.

Estos hallazgos clínicos pueden explicar informes de personas con hipersensibilidad a la electricidad, un estado en el que hay intolerancia a cualesquier nivel de exposición a ELF y/o RF. Aunque aún no hay una evaluación (bajo condiciones controladas, si esto fuese posible), informes anecdóticos provenientes de muchos países permiten estimar que este cuadro afecta a 3% y quizá el 5% de la población, y es un problema que va en aumento. La hipersensibilidad eléctrica, igual que la sensibilidad química múltiple, puede ser incapacitante y obliga a la persona a modificar drásticamente las circunstancias en las que vive y trabaja, sufriendo grandes pérdidas económicas y pérdida de su libertad personal. En Suecia, la electrohipersensibilidad (EHS) es reconocida como un daño funcional total (no se trata como una enfermedad – véase la Sección 6, apéndice A).


F. Mecanismos biológicos posibles.
Hay mecanismos biológicos ya identificados que pueden dar cuenta de manera razonable de la mayoría de los efectos biológicos producidos por la exposición a bajos niveles de ELF y RF (estrés oxidativo y daño del ADN proveniente de radicales libres que conducen a toxicidad genética; hay mecanismos moleculares ante energías muy bajas que posiblemente tengan relación con enfermedades, por ejemplo, efectos sobre la tasa de transferencia de electrones vinculados a daño oxidativo, activación del ADN ligada a biosíntesis anormal y mutación). Es importante recordar que la salud pública y las decisiones epidemiológicas no necesitan una prueba perfecta para inferir un nexo causal entre la exposición a CEM y la enfermedad (12). Con frecuencia se aplican medidas sensatas de salud pública antes de que conozca con exactitud el mecanismo de acción de un riesgo.

"Obviamente la capacidad de la melatonina para proteger al ADN de daños oxidativos tiene consecuencias en varios tipos de cáncer, entre ellos la leucemia, si se considera que el daño al ADN debido a radicales libres es conocido como el evento oncostático inicial en la mayoría de los cánceres humanos (Cerutti et al. 1994)". Además del cáncer, el daño de los radicales libres al sistema nervioso central es un componente significativo de una variedad de enfermedades degenerativas de las personas mayores, incluyendo la enfermedad de Alzheimer y Parkinson. En modelos experimentales animales, la melatonina ha probado ser altamente efectiva para detener el comienzo y reducir la severidad de ambas condiciones [Reiter et al., 2001]." (13)

El estrés oxidativo mediante el daño provocado por los radicales libres al ADN es un mecanismo biológico posible en los casos de cáncer y enfermedades que suponen daños causados por las ELF al sistema nervioso central.


G. Otra manera de ver los CEM: usos terapéuticos
Mucha gente se sorprende al saber que algunos tipos de CEM pueden sanar. Son tratamientos médicos que usan CEM en formas específicas para ayudar a sanar fracturas óseas, para sanar heridas en la piel y tejidos subyacentes, para reducir el dolor y la hinchazón y otras necesidades posteriores a la cirugía. Algunas formas de exposición a CEM se usan para tratar la depresión.

Está demostrado que los CEM son eficaces en el tratamiento de estados patológicos a niveles de energía muy por debajo de los estándares corrientes de exposición pública. Esto plantea una pregunta obvia: ¿cómo pueden los científicos discutir los efectos dañinos de la exposición a CEM y al mismo tiempo usarla en algunas formas de tratamiento de probada eficacia terapéutica?

Mediante CEM a niveles inferiores a los estándares de seguridad pública se han tratado con buenos resultados algunos estados de salud, probando de otra manera que el cuerpo reconoce y responde a señales de CEM de baja intensidad. De otra manera, estos tratamientos médicos no podrían funcionar. El FDA estadounidense ha aprobado aparatos médicos para tratamientos con CEM, por tanto, es claramente consciente de esta paradoja.

La exposición al azar a CEM, a diferencia de la exposición a CEM bajo vigilancia clínica, podría conducir a daños, de la misma manera que el uso no supervisado de productos farmacéuticos. Esta evidencia constituye una clara señal de alerta en el sentido de que la exposición indiscriminada a CEM es probablemente una mala idea.

Nadie recomendaría dar a todo el mundo, especialmente a los niños, los medicamentos usados en tratamientos médicos y en la prevención de enfermedades. Sin embargo, en la vida cotidiana hay una exposición involuntaria, permanente y azarosa a los campos electromagnéticos.

La consecuencia de múltiples fuentes de exposición a CEM en la vida diaria, sin considerar la exposición acumulativa o la combinación potencialmente dañina de variadas exposiciones a CEM es múltiple. Primero, es muy difícil realizar estudios clínicos porque es casi imposible encontrar a alguien que no haya estado expuesto anteriormente. Segundo, personas con y sin enfermedades padecen de múltiples exposiciones superpuestas, lo que podrá variar de persona a persona.

Así como la radiación ionizante puede usarse para diagnosticar eficazmente ciertas enfermedades y tratar el cáncer, también puede causar cáncer en otras condiciones de exposición. Puesto que los CEM son al mismo tiempo causa de enfermedad y parte de un tratamiento de enfermedades, es de vital importancia que las normas públicas de exposición reflejen nuestra comprensión actual de la potencia biológica de la exposición a CEM, y se establezcan nuevos límites de seguridad pública y medidas para prevenir exposiciones futuras.


III. EXPOSICION A RADIACIONES POR CEM Y PLANEAMIENTO PRUDENTE DE LA SALUD PÚBLICA

La evidencia científica es suficiente para que se adopten medidas reguladoras de las radiaciones de ELF; y es suficientemente sustancial para que se adopten medidas preventivas contra las radiaciones RF.

Los estándares que deben usarse para juzgar las nuevas pruebas científicas necesarias para tomar medidas, deben ser proporcionales a los impactos en la salud y el bienestar.

La exposición está ampliamente difundida.

En esta evaluación se han usado estándares científicos ampliamente aceptados.

La exposición pública a la radiación electromagnética (frecuencias de líneas de alta tensión eléctrica, radiofrecuencias y microondas) está creciendo exponencialmente en todo el mundo. Hay un rápido aumento de la electrificación en países en desarrollo, incluso en zonas rurales. La mayoría de los miembros de la sociedad hoy tienen y usan teléfonos inalámbricos, teléfonos celulares, y localizadores electrónicos (pagers). La mayoría de las poblaciones están también expuestas a antenas comunitarias diseñadas para trasmitir señales inalámbricas de radiofrecuencias (RF). Algunos países en desarrollo han incluso abandonado el uso de teléfonos de líneas de tierra debido al bajo costo y fácil acceso de los teléfonos celulares.

Esta exposición de largo plazo y acumulativa a radiaciones RF tan masivamente aumentadas no tiene precedente en la historia humana. Más aún, el cambio más pronunciado es para los niños, quienes hoy, como una rutina, pasan horas de cada día en el teléfono celular.

En mayor o menor grado, todo el mundo está expuesto. Nadie puede evitar la exposición, porque incluso viviendo en la cima de una montaña sin electricidad es posible que haya exposición a RF proveniente de frecuencias de comunicación. La población vulnerable (mujeres embarazadas, niños pequeños, ancianos, los pobres) están expuestos en el mismo grado que la población en general. Por tanto, es imperativo considerar formas de evaluar los riesgos y reducir la exposición. Una política adecuada de salud pública requiere medidas preventivas, proporcionales al potencial riesgo de daño y las consecuencias que tendría en la salud pública si no se adoptaran esas medidas.


IV. MEDIDAS RECOMENDADAS

A. Definir nuevos estándares de exposición a campos electromagnéticos
La conclusión de este capítulo es que se impone la necesidad de nuevos límites para radiaciones de ELF basados en el análisis de salud pública de la evidencia científica existente. Desde el punto de vista de la salud pública es necesario que se establezcan desde ya nuevos límites para ELF; estos límites deben considerar los niveles de radiaciones que según se ha demostrado aumentan el riesgo de leucemia infantil, y posiblemente otras formas de cáncer y enfermedades neurológicas. Los límites para ELF deben fijarse por debajo de los límites de exposición relacionados con un aumento del riesgo de la enfermedad en los estudios de leucemia infantil, más un factor adicional de seguridad. Ya no es aceptable que se construyan nuevas líneas de alta tensión eléctrica e instalaciones eléctricas que pongan a la gente en ambientes de radiaciones de ELF de un nivel manifiestamente riesgoso. Esos niveles están en el rango de entre los 2 a 4 miligauss (mG), no en decenas o centenas de mG. El límite fijado por el ICNIRP de 1.000 mG (904 mG en los Estados Unidos) para ELF está atrasado y basado en supuestos erróneos. No se puede seguir sosteniendo que esos límites protegen la salud pública y deben ser reemplazados. También hay que aplicar un margen o factor de seguridad a un nuevo límite, biológicamente fundamentado, para las radiaciones de ELF. El método clásico es agregar un factor de seguridad más bajo que el nivel de riesgo.

Mientras se determinan y aplican nuevos límites ELF, un planteamiento razonable sería un límite de 1 mG para espacio habitado adyacente a todas (nuevas o mejoradas) las líneas de alta tensión, y límites de 2 mG para cualquier otra construcción nueva. También se recomienda que se establezca un límite de 1 mG para espacios habitables de niños y o mujeres embarazadas (debido a la posible relación entre leucemia infantil y exposición in utero a las radiaciones de ELF). Esta recomendación se basa se basa en el supuesto de que se necesita mayor protección en el caso de los niños que no pueden protegerse a sí mismos, y que están en peligro de contraer leucemia infantil a tasas tan altas tan altas que serían suficientes para desencadenar una acción reguladora. Esta situación en particular impone que se extienda el límite de 1 mG a espacios existentes actualmente ocupados. "Establecer" en este caso probablemente significa recomendaciones formales realizadas por organismos públicos sanitarios pertienentes.

Si bien no es realista contemplar la reconstrucción a corto plazo de todos los sistemas de distribución eléctrica, es necesario reducir la exposición a radiaciones, especialmente en lugares donde los niños pasan más tiempo. Los límites deben reflejar las exposiciones que son comúnmente asociadas con el aumento de riesgo de leucemia infantil (en el rango de los 2 a los 5 mG para todos los niños, y sobre 1,4 mG para niños de 6 años y menores).

Casi todos los estudios sobre cáncer y enfermedades neurológicas en adultos en relación con la exposición ocupacional a radiaciones informan de que su categoría de exposición más alta es de 4 mG y más, o sea que los nuevos límites para ELF deben tener en cuenta los rangos de exposición significativos y no necesariamente los rangos más altos.

Evitar la exposición crónica a radiaciones de ELF superiores a los niveles vinculados al riesgo de enfermedades en escuelas, hogares y lugares de trabajo, evitará también muchos de los parámetros de efectos biológicos de ELF discutidos en los documentos pertinentes.


B. Definición de medidas preventivas para la reducción de la exposición a radiaciones de ELF
Habida cuenta de las pruebas científicas de que disponemos (capítulo 17), la difusión rápida de nuevas tecnologías inalámbricas es un fenómeno que debe preocupar a la salud pública ya que expone al público a pulsos de RF en niveles que causan efectos biológicos, los que a su vez, como cabe asumir razonablemente, tienen graves consecuencias para la salud.

La sección 17 resume las pruebas que han inducido a recomendar, en el campo de la salud pública, que se adopten con urgencia medidas preventivas para reducir o minimizar la exposición del público a radiaciones RF. La evidencia científica indica claramente que la exposición a radiaciones RF puede causar modificaciones en el funcionamiento de la membrana celular, en la comunicación de la célula, en el metabolismo celular, la activación de proto-oncogenes y puede desencadenar la producción de proteínas de estrés a niveles de exposición inferiores a los límites que establece la reglamentación actual.

Los efectos pueden incluir la ruptura del DNA y aberraciones cromosómicas, la muerte de células, entre ellas las cerebrales, el aumento de la producción de radicales libres, la activación del sistema opioide endógeno, estrés celular y envejecimiento prematuro, cambios en el funcionamiento cerebral, por ejemplo pérdida de memoria, aprendizaje lento, funciones motoras más lentas y otras deficiencias del rendimiento en niños, cefaleas y fatiga, desórdenes del sueño, estados neuro-degenerativos, reducción en la secreción de melatonina y diversas formas de cáncer (capítulos 5, 6, 7, 8, 9, 10 y 12).

Ya en el año 2000, algunos expertos en bioelectromagnetismo promovieron un límite de 0,1 μW/cm2 (es decir 0,614 voltios por metro) para exposición a radiaciones de pulso RF en ambientes al aire libre; de esta manera, en las ciudades el público podría tener adecuada protección contra exposición involuntaria a radiofrecuencias de pulso (por ejemplo de torres de celulares y otras tecnologías inalámbricas). La Resolución de Salzburgo del año 2000 ponía 0,1 μW/cm2 (o 0,614 V/m) como meta para la exposición pública a radiofrecuencias de pulso. Desde entonces se han recibido numerosos informes verosímiles de incidentes de mala salud, y de presencia de enfermedades en las proximidades de transmisores inalámbricos de niveles bajos (antenas de comunicación inalámbricas de voz y datos). Entre los efectos se señalan disfunciones del sueño, dificultades en la memoria y en la concentración, fatiga, cefaleas, problemas de la piel, síntomas visuales (flotadores), náuseas, pérdida del apetito, tinitus y problemas cardíacos (aceleración del pulso). Hay algunos artículos de investigadores fidedignos que indican que las exposiciones a radiaciones RF de nivel de torre de celular (estimadas entre 0,01 y 0,5 μW/cm2) producen efectos negativos en las poblaciones que viven a varios cientos de metros de antenas inalámbricas.

Esta información es un argumento en favor de la necesidad de umbrales o guías que estén sustancialmente por debajo los actuales estándares FCC e ICNIPR para la exposición de todo el cuerpo. La incertidumbre acerca de cuánto hay que bajar esos niveles para ser prudentes desde el punto de vista de la salud pública no debe impedir el esfuerzo para ajustarse a la información disponible.

No se ha podido establecer cuál es el límite por debajo del cual las RF no tienen efectos biológicos ni efectos adversos para la salud. Por tanto, los posibles riesgos de redes inalámbricas WLAN y sistemas Wi-Fi van a necesitar investigaciones adicionales y no se puede contar en este momento con ninguna seguridad respecto a la exposición crónica a radiaciones inalámbricas. El límite más bajo para los efectos negativos en la salud humana ha caído 100 veces bajo el estándar de seguridad (para teléfonos móviles y asistentes personales); 1000 a 10.000 veces para otros aparatos inalámbricos (torres de celulares a distancia; equipos Wi-Fi y WLAN). Todas las bases de las normas de seguridad han sido puestas en duda, y no es desatinado cuestionar la seguridad de las radiofrecuencias RF a cualquier nivel.

Se recomienda un nivel precautorio como meta para las exposiciones a pulsos de RF para ambientes inalámbricos, que pueda ser aplicado a torres de antenas, Wi-Fi, WI-MAX y otras fuentes similares. Cuando las exposiciones afectan al público en general, el límite recomendado como meta para pulsos de RF es 0,1 microvatios por cm2 (μW/cm2)** (o 0,614 voltios por metro o V/m)**; esta recomendación se ajusta a la evidencia científica disponible y a una política prudente de salud pública.

Debería adoptarse un límite precautorio de 0,1 μW/cm2 para la exposición acumulativa a RF al aire libre. Este límite refleja el estado actual de los conocimientos acerca de la RF y constituye una respuesta de salud pública prudente, que sería razonable establecer para radiaciones de pulsos de RF ambientales en los lugares donde las personas viven, trabajan y estudian.

Este nivel de RF se refiere a una exposición de todo el cuerpo, y puede ser una exposición crónica donde hay cobertura inalámbrica presente para transmisión de voz y datos por teléfonos celulares, localizadores, asistentes personales digitales y otras fuentes de radiación por radiofrecuencias.

Un límite precautorio de 0,1 μW/cm2 al aire libre significaría un nivel de exposición menor aún dentro de edificios, quizás hasta de 0,01 μW/cm2. Algunos estudios y muchos informes anecdóticos de problemas de salud se refieren a niveles más bajos que éste; sin embargo, por ahora, puede prevenir algunos de los riesgos más notorios que pesan sobre el público cercano a tales instalaciones. Aunque la meta de este nivel como límite no impide el desarrollo de tecnologías Wi-Fi, se recomiendan las opciones técnicas a base de cables, particularmente en escuelas y bibliotecas, de manera que los niños no estén sujetos a niveles elevados de RF hasta que se conozcan mejor sus posibles impactos en la salud. Esta recomendación debe considerarse un límite provisional de precaución para orientar medidas preventivas; quizás en el futuro se necesiten límites más conservadores.

Las instalaciones que exponen crónicamente a los residentes vecinos a niveles elevados de radiación RF provenientes de antenas de transmisión AM, FM y televisión son también materia de salud pública dada su capacidad de generar una elevada exposición a RF cerca de esas instalaciones ("aglomeración de antenas"). Los niveles de RF pueden ser de decenas a centenares de μW/cm2 en zonas residenciales situadas a media milla de algunos sitios de transmisión, por ejemplo (por ejemplo, en Lookout Mountain, Colorado y Awbrey Butte, Bend, Oregón). Las instalaciones situadas en zonas residenciales y escuelas, o que las exponen a niveles elevados de RF, deberían ser reevaluadas para mayor seguridad pública.

También hay suficiente evidencia del aumento de riesgo de tumores cerebrales y neuromas acústicos asociados a las emisiones de aparatos inalámbricos (teléfonos celulares, asistentes personales digitales, etc.), como para ameritar una intervención con respecto a su uso. El rediseño de los teléfonos celulares y de los APD podría evitar la exposición directa de la cabeza y del ojo, por ejemplo, mediante nuevas unidades que trabajen solamente con auriculares de cable o en modalidad de altavoz.

Se puede asumir con razonable certeza que esas emisiones tienen efectos adversos en la salud en casos de exposición crónica e incontrolada. Los niños son particularmente vulnerables, y los jóvenes difícilmente pueden librarse de estos ambientes. De acuerdo a la evidencia disponible, la radiación de segunda mano debe ser motivo de preocupación para la salud pública, lo mismo que el humo al que se exponen los fumadores pasivos.


V. CONCLUSIONES

• No podemos permitirnos una actitud de "aquí no pasa nada". Es hora de que la planificación de los nuevos tendidos eléctricos y nuevos hogares, escuelas, y otros espacios habitables incorporen en forma rutinaria una garantía de bajos niveles de radiación ELF. El despliegue de nuevas tecnologías inalámbricas que no cuestionan estos asuntos, "como si" no hubiese ningún problema, es peligroso y será cada vez más difícil de cambiar si la sociedad no toma pronto decisiones acerca de los límites. Hay que seguir investigando para definir cuáles son los niveles aceptables de RF relacionados con las nuevas tecnologías; pero la necesidad de más investigación no debe impedir ni demorar cambios sustantivos inmediatos que pueden ahorrar dinero, vidas y trastornos sociales.

• Es imperativo reglamentar nuevos límites para radiaciones ELF. Dichos límites deben ser inferiores a los niveles de exposición que en los estudios de leucemia infantil han sido relacionados con el aumento del riesgo de la enfermedad, más un factor adicional de seguridad. No es aceptable que se construyan nuevas líneas de alta tensión e instalaciones eléctricas que pongan a las personas en ambientes de radiaciones de ELF a niveles reconocidamente peligrosos (generalmente de 2 mG y más)

• Mientras se deciden y aplican nuevos límites para las radiaciones de ELF, sería razonable planificar un límite de 1mG para los espacios habitables adyacentes a todas las líneas de alta tensión, nuevas o mejoradas, y 2 mG para toda otra nueva construcción. También se recomienda establecer el límite de 1mG para el espacio habitable donde circulan niños y/o mujeres embarazadas. Esta recomendación se basa en el supuesto de que es necesario el máximo de protección para niños que no pueden protegerse por si mismos, y para quienes corren peligro de contraer leucemia infantil a tasas suficientemente altas para requerir una acción regulatoria. Esta situación en particular amerita extender el límite de 1mG a espacios ocupados existentes. "Establecer" en este caso probablemente significa recomendaciones públicas por parte de los organismos sanitarios oficiales.

• Si bien no es realista plantearse en el corto plazo la reconstrucción de todos los sistemas de distribución eléctrica existentes, es necesario iniciar y estimular medidas encaminadas a la reducción de la exposición a radiaciones provenientes de dichos sistemas, especialmente en lugares donde permanecen por más tiempo los niños.

• Hay que adoptar un límite precautorio de 0,1 (μW/cm2 (es decir, 0,614 voltios por metro) para la exposición acumulativa al aire libre. Esto refleja el nivel actual de los conocimientos científicos sobre RF y es una respuesta prudente de salud pública. Sería razonable establecer estos límites para radiaciones de pulso de RF (ambientales) donde las personas viven, trabajan y estudian. Este nivel de RF se refiere a la exposición de todo el cuerpo, y puede ser una exposición crónica donde hay cobertura inalámbrica para transmisión de voz y datos a través de teléfonos celulares, localizadores, APD y otras fuentes de radiación por radiofrecuencias. Algunos estudios y muchos relatos anecdóticos han señalado problemas de mala salud y enfermedades a niveles de exposición más bajos que éstos; sin embargo, por ahora, estos nuevos límites pueden evitar algunas de las cargas desproporcionadas que pesan sobre el público cercano a esas instalaciones.

Aunque esta meta de nivel de radiaciones por RF no impide el desarrollo y avance de tecnologías Wi-Fi, recomendamos que en escuelas y bibliotecas se utilicen opciones técnicas en base a cables, de modo que los niños nos estén expuestos a elevados niveles de RF hasta que se conozcan mejor los posibles impactos sobre la salud. Esta recomendación debe entenderse como un límite precautorio provisional, que pretende guiar medidas preventivas, y no descarta la posibilidad de que se necesiten límites más conservadores en el futuro.


VI. REFERENCIAS

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Algunas Definiciones Rápidas para unidades de medida de ELF y RF

*Milligauss (mG)
Un miligauss es la medida de intensidad de ELF y RF y se abrevia mG. Se utiliza para describir campos electromagnéticos provenientes de equipos, líneas de conducción eléctrica, alambrado eléctrico interior.

**Microwatts por centímetro cuadrado(μW/cm2)
La Radiación por Radiofrecuencia en términos de densidad de potencia se mide en microwatts por centímetro cuadrado y se abrevia (μW/cm2). Se utiliza cuando se habla de emisiones provenientes de equipos e instalaciones inalámbricas y cuando se describe un entorno de radiaciones de radiofrecuencia en el medio ambiente. La cantidad permisible de radiaciones RF cerca de una torre de telefonía celular para ciertas frecuencias de teléfonos celulares es 1000 μW/cm2, por ejemplo.

***Tasa específica de Absorción SAR (Specific Absorption Rate) (SAR se mide en watts por kilogramo o W/Kg)
SAR se refiere a la tasa de absorción específica . Es un cálculo de la cantidad de energía RF que es absorbida dentro del cuerpo, por ejemplo, cuando se aprieta contra la cabeza un teléfono celular o un teléfono inalámbrico. La SAR se expresa en vatios por kilogramo de tejido (W/Kg). La cantidad de energía de un teléfono celular admisible dentro de una célula es de 1,6 W/Kg en los Estados Unidos. Para todo el cuerpo la exposición es 0,8 W/Kg en un promedio de 30 minutos para el público en general. Los estándares internacionales son muy similares en la mayoría de los países pero no exactamente los mismos.


Autor: Grupo de Trabajo BioIniciativa
Fuente: http://www.nodo50.org/porlasbuenasondas/IMG/doc/bioinitiative_Espanol.doc
Informe completo en inglés: BioInitiative Report: A Rationale for a Biologically-based Public Exposure Standard for Electromagnetic Fields
Web oficial del BioInitiative Report