Un cas de fistule osseuse :
Bernard, 45 ans, vient me voir en juin 1999 pour une fistule de l’os maxillaire supérieur gauche : du pus s’écoule dans la bouche par un petit pertuis de la gencive. Je connais Bernard depuis plus de 20 ans et je sais combien il est méticuleux, soigneux, soucieux du détail et du travail bien fait. D’apparence très calme, il est en fait capable de bonnes colères quand ça déborde, mais sans jamais aller jusqu’à la méchanceté. C’est quelqu’un qui a plutôt chaud que froid. Il n’a pas de désir alimentaire particulier, mais apprécie la bonne cuisine. Je remarque un amaigrissement du visage.
Je lui donne SILICEA 12, 15, 30 CH. La suppuration va cesser pendant deux mois.
Si l’on veut répertorier (logiciel RADAR/SYNTHESIS) :
BOUCHE, fistule
VISAGE, amaigrissement
PSYCHISME, consciencieux
PSYCHISME, colère par la contradiction
En septembre 99, la suppuration reprend, minime. Bernard se plaint de douleurs des attaches tendineuses. Il a aussi des petites verrues planes sur les mains. Bernard se dit un peu dépressif, n’ayant pas goût à grand-chose, et manquant de confiance en lui. Je lui donne FLUORIC ACID 200 K et de la teinture-mère d’HYPERICUM. Suite à quoi la fistule perdure, tandis que le moral redevient correct.
Le 1er décembre 99, Bernard revient. La fistule du maxillaire supérieur n’en finit pas de donner du pus. Après une répertorisation informatique peu satisfaisante, je me plonge dans ma bibliothèque et en déduis que HEKLA LAVA pourrait être une solution possible.
HEKLA LAVA 30 K, 2 granules une fois par jour, est commencé le 3 décembre. Le 15 décembre, une boule formée sur la gencive se rompt et libère une grande quantité de pus. Cette boule était présente depuis environ 2 mois. Le 17/12, le pus continue à couler. Je décide de continuer le même remède, mais en phase liquide : 5 globules dilués dans 30 ml d’alcool à 30°, secouer 100 fois le flacon. Matin et soir, secouer 3 fois le flacon et prendre 10 gouttes dans un peu d’eau, pendant 3 semaines. Bernard a pris rendez-vous chez un stomatologiste, qui après une fistulographie propose une intervention chirurgicale sur le maxillaire supérieur.
Mais avec HEKLA LAVA l’écoulement se tarit rapidement. Le stomatologiste constate qu’il n’y a plus rien, et qu’il n’y a donc plus besoin de chirurgie.
Le 25 août, tuméfaction douloureuse d’un ganglion sous-maxillaire gauche, qui disparaît le lendemain. La fistule ne s’est pas manifestée depuis 9 mois, mais on a la sensation que le problème n’est pas réglé complètement. J’adresse Bernard à un confrère qui mesure les courants électriques entre les dents porteuses d’amalgames et couronnes (effet de pile). Une couronne en argent semble poser problème.
En décembre 2000, la fistule silencieuse depuis un an se remet à couler. Je redonne HEKLA LAVA 30 K en gouttes, et conseille l’ablation de la couronne en argent et son remplacement par une résine.
Aux dernières nouvelles (17/4/2001), tout est rapidement rentré dans l’ordre… et la couronne en argent est toujours là ! " Il faut que je vienne te voir pour ma colite ", m’a-t-il dit au téléphone. Cette remarque confirme que si HEKLA LAVA est un magnifique chirurgien homéopathique, il ne faut cependant pas en attendre de guérisons profondes.
Hekla lava. généralités :
Nature et composition
Il s’agit des cendres du volcan Hekla, qui culmine à 1491 m en Islande. On utilise la cendre la plus fine tombée dans les endroits les plus éloignés du cratère. La cendre de l’Hekla est composée de silice, aluminium, calcium et magnésie, avec un peu d’oxyde de fer. Il semblerait que les cendres émises lors de certaines éruptions contiennent aussi du fluor. De fait, certains symptômes rappellent Fluoric acid.
Historique
En introduction de la matière médicale de Hekla lava, Hering dans ses Guiding Symptoms cite intégralement une lettre de Garth Wilkinson, vers 1870. Voici des extraits de ce texte.
" Les effets pathologiques constatés sur les moutons vivant à proximité de l’Hekla, sont des exostoses maxillaires énormes. Ces tuméfactions lâches ont tendance à s’étendre. Leur coloration est plus foncée que celle de l’os lui-même. Elles forment des masses qui peuvent être séparées, disséquées de l’os. Mais dans quelques cas mortels on découvre, dans l’os sous la tuméfaction, un trajet fistuleux aboutissant à la moelle osseuse.
On note également le tarissement de la sécrétion lactée chez les brebis et les vaches. La cendre la plus fine qui tombe sur les endroits les plus éloignés du volcan, est particulièrement nocive.
Chez les vaches, l’autopsie objective dans l’intestin des cendres agglomérées en masses dures, caillouteuses ; l’estomac est tapissé par une membrane noire comme de la poix, tachetée de marron ; les dents sont recouvertes de croûtes d’aspect métallique, brillant. Toujours chez les moutons, les dents et les os en général sont très atteints.
La mort de plusieurs poulains fut provoquée par la présence de grosses masses dures, sur les os maxillaires. Ces tuméfactions sont si grosses, qu’elles occasionnent la luxation du maxillaire et la mort par impossibilité de s’alimenter.
Les os crâniens et spécialement les maxillaires sont augmentés de volume, et tellement friables que, lorsqu’on les fait bouillir, ils se brisent en morceaux.
Les os de la cuisse et le tibia sont augmentés de volume et incurvés ".
Hering ajoute ce commentaire : " J’ai utilisé Hekla dans les odontalgies, les tuméfactions maxillaires, avec des résultats quasi magiques dans plusieurs cas. J’ai obtenu également de bons résultats dans les cas d’abcès gingivaux par caries dentaires, et pour les douleurs des éruptions dentaires ".
Usage clinique :
Nous avons vu comment ce médicament s’était imposé à l’esprit perspicace de Wilkinson. Ce médecin londonien a déduit de la toxicologie des fines cendres du Mont Hekla sur les animaux, les usages possibles en médecine humaine. Les résultats ont été à la hauteur de ses espérances, et confirmés par des générations d’homéopathes.
Dans ce chapitre sont intégrés, en plus des symptômes de Hering et Wilkinson, les 57 symptômes colligés dans le Répertoire SYNTHESIS.
Stomatologie
C’est dans ce domaine des pathologies bucco-dentaires que HEKLA LAVA est utilisé régulièrement par de nombreux homéopathes. Les indications découlent de l’observation de WILKINSON sur le cheptel ayant brouté l’herbe du Mont Hekla, et sur les utilisations rapportées par Constantin HERING.
Ostéites du nez ; de la cloison nasale.
Polypose nasale.
Tumeurs des sinus ou de la parotide.
Sinusites.
Névralgie faciale touchant les nerfs maxillaires sup. ou inf.
Exostoses maxillaires inférieures.
Hypertrophie de la mâchoire.
Caries dentaires ; caries précoces chez les enfants.
Douleurs dentaires après soins dentaires.
Dents sensibles à la pression.
Douleurs névralgiques dans les cavités d’où les dents ont été extraites.
Séquelles douloureuses ou non-cicatrisation après extraction dentaire.
Fistules dentaires ; fistules osseuses des os de la face.
Abcès dentaires ; abcès des racines ; abcès des gencives en relation avec des dents cariées.
Pyorrhée alvéolodentaire.
Troubles locaux et généraux liés à une poussée dentaire.
Tropisme particulier pour les canines (dent de l’œil) et leur retentissement au niveau de l’œil et des sinus.
Adénopathies cervicales dures et sensibles.
Appareil locomoteur
Atteintes sacro-iliaques ou coxo-fémorales.
Tumeurs osseuses, infectées (ostéites) ou pas.
Rachitisme des membres inférieurs (incurvation des os).
Tumeurs bénignes des pieds.
Cancers des os ; sarcomes.
Ostéomalacie.
Inflammation des veines ; phlébites ; varices (proche de Calc-fl. et Fl-ac.).
Les modalités rapprochent HEKLA de RHUS-TOX.
Agg. au début du mouvement ; amél. par le mouvement continué.
Agg. au repos ; par la pression ; assis.
Le Dr Robert Séror, d’Oloron-Sainte-Marie, a confirmé et précisé certaines indications anciennes de HEKLA LAVA : épine calcanéenne et apophysite tibiale antérieure de croissance (Osgood-Schlatter), qui sont similaires à des exostoses. Je reprends ici le travail de Séror (cf. bibliographie).
Epine calcanéenne
R. Séror en distingue deux sortes :
L’épine calcanéenne de l’adulte jeune
C’est un sportif de 40 à 50 ans pour qui la marche est devenue pénible voire impossible tellement il souffre. La douleur, comme si on avait un gravier dans la chaussure, est occasionnée par la prolongation de la marche (marche sportive, en montagne).
L’épine calcanéenne du sujet âgé
Il s’agit d’un patient de 70 ans et plus qui souffre d’un ou des deux talons, dès le lever. Cette douleur disparaît au bout d’une ou deux heures d’activité, pour réapparaître si le sujet marche longuement. Cette douleur comporte deux éléments : une ostéophytose arthrosique du calcanéum, et une inflammation de la voûte plantaire, assimilable à une tendinite.
Dans ces deux cas, la thérapeutique sera la suivante :
Hekla lava 4 CH, 2 granules 3 fois par jour, 3 à 6 mois. Diminuer les prises si amélioration de la douleur, ou si une aggravation apparaît après une amélioration. Robert Séror précise qu’il ne faut en aucun cas utiliser la T.M., ni une haute dilution : risque de pathogénésie.
Selon l’auteur, un tel traitement guérit l’épine calcanéenne dans 95% des cas. En cas d’échec, on peut utiliser Hekla lava 4 CH en trituration au 1/10ème, un paquet N°120 deux fois par jour, 5 jours sur 7, durant plusieurs mois.
Chez le sujet âgé, un traitement d’action général est nécessaire pour le terrain rhumatismal, mais Hekla peut soulager le patient en gommant sa douleur.
N.D.L.R. : On peut mentionner aussi la Maladie de Sever, qui est une épiphysite de croissance de la partie postérieure du calcanéum. Rencontrée chez de jeunes sportifs un peu trop actifs, on risque de la confondre avec une tendinite d’insertion du tendon d’Achille.
Apophysite tibiale antérieure
C’est une apophysite de croissance, encore appelée Maladie Osgood-Schlatter. Dans de rares cas, l’adolescent souffre de la rotule : il s’agit de la Maladie de Kohler ou ostéochondrose de l’épiphyse primitive de la rotule. Dans les 2 cas, les radios peuvent montrer un noyau d’ossification fragmenté.
Rubriques approchantes du Répertoire de Kent :
Membres, inflammation du tibia
Membres, tumeurs ; tuméfactions
Membres, exostoses, tibia
Le Répertoire de Knerr (répertoire des Guiding symptoms de Hering) comporte une rubrique :
Jambes, exostoses, sur le tibia : Calc-p., Hekla.
Traitement de la Maladie d’Osgood-Schlatter :
Hekla lava 4 CH, 2 granules 3 fois par jour, 5 jours par semaine durant plusieurs mois, avec cessation de tous les sports.
R. Séror indique d’autres possibilités consistant à alterner deux médicaments :
Chez l’adolescent phosphorique : 1er mois Hekla lava 4 CH, 2ème mois Calcarea phos. 4 CH, 2 gr. 3 fois /j, 5 j/7.
Chez l’adolescent fluorique : 1er mois Hekla lava, 2ème mois Aurum mur.
Autres tropismes : thorax, lactation, digestion, peau, marasme, psychisme
Douleurs thoraciques.
Suppression de la sécrétion lactée.
Colite, gastrite.
Peau : actinomycose.
Amaigrissement, marasme, chez les enfants.
Epuisement.
Hekla lava n’a pas à ce jour de symptômes mentaux clairement affirmés.
Histoire des éruptions du volcan Hekla
C’est l’un des plus hauts (1491 m environ) et des plus actifs parmi les nombreux volcans d’Islande. Situé à l’extrémité SE de l’île, il s’étale sur environ 40 km de long. Une fissure de 5,5 km de long fend le sommet. Le volcan est souvent actif tout au long de cette fissure lors des grosses éruptions. D’importantes éruptions explosives dans les temps historiques ont déposé des scories dans toute l’Islande, permettant de dater les éruptions des autres volcans de l’île. La lave s’écoule depuis l’éruption initiale qui remonte historiquement à 1104. Elle couvre la plupart des flancs du volcan. Cette première éruption fut une des plus fortes de l’histoire de l’Islande, suivie d’une vingtaine d’autres dont beaucoup ont été violentes. Douze éruptions ont provoqué des dommages matériels, et trois ont été meurtrières. Depuis 7000 ans, le Mont Hekla a connu cinq grosses fissures éruptives. Les plus fortes éruptions remontent à 4000 ans et 2800 ans en arrière. Cette dernière a recouvert environ 80% du pays de 12 km3 de scories. On a même retrouvé des traces en Scandinavie.
La dernière éruption a eu lieu en l’an 2000. Des photos vues sur Internet montrent des colonnes de fumée et de cendres montant du versant sud du volcan. En s’approchant, on peut voir la neige noircie par les cendres, et des coulées de lave noire sur le versant nord.
Comparaisons
Les remèdes les plus proches sont : SIL., CALC., CALC-P., HEP., Solanum malacoxylon (voir, concernant ce dernier remède, l’étude de Alain Horvilleur sur le site Internet du Glem).
Cas cliniques
Hering
Cinq cas rapportés par Constantin Hering dans les Guiding Symptoms.
Burnett
Dans son ouvrage " Cinquante raisons d’être homéopathe " traduit par Pierre Schmitt, Burnett rapporte un cas d’exostose du calcanéum chez une jeune fille qui avait par ailleurs des dents en mauvais état et des engelures.
Louis Mathieu (Ecole Dauphiné-Savoie d’Homéopathie), 2001.
Cas n°1 : tuméfaction douloureuse du palais
Femme de 35 ans, tuméfaction du palais de la grosseur d’un pois, récente, située à mi-distance entre la deuxième molaire et la ligne médiane, avec une sensation de meurtrissure. L’examen montre une tuméfaction qui roule sous le doigt, avec inflammation locale.
Traitement : HEKLA LAVA 3 CH, 3 granules 3 fois par jour, 3 semaines.
Résultat : la tuméfaction est partie en 8 jours.
Cas n°2 : excroissance dans le sillon gingivo-jugal
Jeune-fille de 15 ans, soignée pour une acné avec Silicea, signale " comme un abcès à l’intérieur de la bouche ". L’évolution est variable, mais toujours indolore. La tuméfaction a été opérée, mais elle est revenue. A l’examen : excroissance dans le sillon gingivo-jugal.
Traitement : HEKLA LAVA 3 CH, 3 granules 2 fois par jour.
Résultat : 8 semaines plus tard, la " boule " a disparu. Au toucher, il reste un tout petit noyau dur.
Cas n°3 : hallux valgus, prévention de la douleur post-opératoire
Femme de 41 ans vue avant une opération pour hallux valgus.
Traitement : ARNICA XM K, 1 dose la veille de l’opération et HEKLA LAVA 3 CH, 3 granules matin et soir après l’opération.
Résultat : n’a pratiquement pas eu de douleurs en post-opératoire immédiat et lointain, contrairement à ce qu’avait prédit le chirurgien.
Conclusion de L. Mathieu : ça ne prouve rien ! (Mais la patiente est contente).
Cas n°4 : épine calcanéenne
Femme de 73 ans souffrant d’une douleur du talon droit qui la fait boiter. La radio montre une épine calcanéenne. La patiente est d’autant plus embêtée qu’elle fait partie d’un club de randonnée pédestre.
Traitement : Le traitement de fond supposé est d’abord prescrit : Calcarea carbonica 7, 9, 15 CH. En l’absence de résultat un mois après, Calcarea est donné en cinquante-millésimale : LM3, 10 gouttes tous les jours. Trois mois plus tard, résultat nul. HEKLA LAVA 3 CH, 3 granules 2 fois par jour.
Résultat : disparition des douleurs en 10 jours. Quatre mois plus tard, le résultat se maintient.
Autres cas où Louis Mathieu a prescrit HEKLA LAVA
Sinusite ; abcès dentaires (3 cas) ; arthrite dentaire ; kyste salivaire ; trismus.
HEKLA LAVA : revue critique de la littérature
JULIAN
Dans son Dictionnaire de Matière Médicale Homéopathique, JULIAN nous livre une monographie d’HEKLA LAVA bien décevante. En effet, après avoir signalé qu’il ne semble pas y avoir eu de véritable expérimentation homéopathique de ce remède, JULIAN rapporte l’auto-expérimentation de Mc IVOR, et intègre les symptômes de cette auto-expérimentation dans sa matière médicale. Il en résulte que la matière médicale de JULIAN est beaucoup plus riche, concernant HEKLA, que celles des auteurs antérieurs… Nous allons voir hélas que Mc IVOR n’a pas expérimenté HEKLA, mais une autre substance ! La monographie de JULIAN sur HEKLA est donc à mettre au rebut.
Mc IVOR
Le point principal à retenir de cet article (cf. réf. biblio) est que la substance expérimentée par ce dentiste néo-zélandais, est une cendre volcanique d’Auckland, récupérée à une quinzaine de cm de profondeur, et atténuée jusqu’à la 6ème D.H. L’auteur lui-même, souligne la différence notable entre les deux souches et entre les deux pathogénésies (Hekla et Auckland), alors qu’il s’attendait à plus de similitude. En particulier les cendres volcaniques d’Auckland provoquent de nombreux symptômes oculaires, cutanés et cardiaques qui ne sont absolument pas présents dans la pathogénésie d’HEKLA.
A oublier donc pour le moment.
ALEEM
L’absence de symptômes mentaux dans la matière médicale d’HEKLA LAVA est terriblement frustrante pour nos générations d’homéopathes. Un remède sans psychisme serait un peu comme un malade sans tête. Je veux dire sans ressenti, sans souffrance morale ni joie, sans peurs… et sans reproches ? La recherche de Mohammed ALEEM (cf. biblio), suscite donc notre curiosité.
L’auteur rapporte quatre cas cliniques où le leitmotiv est le suivant : HEKLA LAVA convient à des patients qui entrent soudainement dans une violente colère, comme un volcan éteint entre en éruption.
Cas n°1 : Ostéosarcome de la jambe droite
Patient opéré il y a 7 ans, réopéré d’une récidive il y a 5 mois mais la douleur revient. Cet homme de 32 ans raconte comment, alors qu’il se promenait tranquillement sur une route avec son frère, un groupe d’hommes armé est soudain sorti de nulle part, et a commencé à tirer sur son frère. Le frère s’est écroulé immédiatement, mort. Le patient dit avoir ressenti alors comme une éruption volcanique surgissant du plus profond de son être. Et en même temps il sentit une douleur atroce dans le haut de sa jambe gauche. L’ostéosarcome se développa ensuite à cet endroit. Ultérieurement il eut la même sensation d’éruption volcanique avec la même douleur dans la jambe, à plusieurs reprises, lorsqu’il était contrarié. Cet homme piquait de violentes colères, explosives, volcaniques. Il était alors capable de dire les pires méchancetés à son interlocuteur, ou de le frapper. En dehors de ces épisodes, l’homme était calme, doux, et il avait l’air vraiment gentil.
Le patient a parlé d’éruption volcanique. ALEEM, faisant la relation avec la tumeur osseuse, prescrit HEKLA LAVA 30, deux granules toutes les trois heures jusqu’à résolution de la douleur. En trois jours l’amélioration est très nette et le malade peut stopper les prises d’antalgiques. La suite est inconnue : HEKLA a fonctionné à deux reprises, mais ensuite le malade a été perdu de vue.
Cas n°2 : Peau craquelée au visage
Homme de 28 ans. Une nuit, il est réveillé par une intense brûlure au visage. En se regardant dans une glace, il constate que la peau de son visage est craquelée, fissurée. Sur les fissures se forme bientôt une croûte fragile, " cendrée ". C’est un homme très sensible aux remarques, aux critiques et à l’injustice. Habituellement calme et doux, il devient extrêmement violent quand on le provoque. Mais il a l’habitude de rentrer ses colères.
D’après l’expérience du cas précédent, HALEEM administre HEKLA LAVA 30, 3 fois par jour, 7 jours, placebo 1 mois. En 5 jours la douleur brûlante disparaît, la peau se normalise en 2 semaines. Ce cas confirme l’idée consécutive au premier cas : colères volcaniques.
Cas n°3 : Ulcère du duodénum
Femme de 38 ans. Douleur brûlante de l’estomac depuis 3 mois, douleur à début et fin soudaine. Les épisodes sont déclenchés par de violentes altercations avec son mari. La patiente devient alors " hystériquement violente ", jetant des livres ou des assiettes sur son mari. HEKLA LAVA 30, 3 fois par jour pendant 2 semaines. Les épisodes ont diminué d’intensité, se sont espacés, et ont disparu.
Cas n°4 : Gale
Garçon de 10 ans atteint de " gale ". Douleur brûlante, intense, qui débute et finit soudainement. Cet enfant tout à fait calme ne supporte absolument pas la contradiction, qui le rend très irritable. Gentil à l’extérieur, il est cassant et violent à la maison. HEKLA LAVA 30, 2 granules toutes les 3 heures. En 3 jours la douleur cesse. Le traitement est poursuivi avec du placebo, et l’éruption guérit en 10 jours.
Conclusions de l’auteur : Essence = soudaineté, violence et brûlure.
Etiologie : choc, indignation, suppression d’émotion, particulièrement la colère.
Psychisme : personnes calmes, mais irritables au plus haut degré quand on les provoque. Violente colère, blesse les autres par des mots et des gestes agressifs. Il blesse les autres moralement et physiquement. Sensible aux réprimandes et injustices envers lui ou autrui. Abrupt, cassant.
Généralités : les symptômes apparaissent et disparaissent soudainement.
Sensation : intense brûlure.
Tous les symptômes sont violents.
Indications : tumeurs, ulcères, craquelures et fissures. Croûtes " cendrées " (furfuracées), fragiles.
Relations médicamenteuses : BELLADONNA, STAPHYSAGRIA, PROTEUS.
HEKLA LAVA, information, thoughts and meditations – auteur ? ? ?
Ce curieux article, déniché sur Internet grâce au moteur de recherche " google ", n’est pas signé. Cet auteur, gêné par l’absence de symptomatologie psychique pour HEKLA LAVA, a réalisé une expérimentation, en vue de trouver " l’essence " du remède. Hélas au lieu d’utiliser une méthode de proving classique, il a fait une " concentration-méditation ". Plus précisément, l’auteur a insufflé l’idée du remède dans un support liquide, grâce à une méditation sur le remède et les images que ce remède évoquaient pour lui. Ces images : vent, vent glacé qui souffle sur la lande, une fine poussière volcanique pénètre et perturbe. Elle obstrue les petits vaisseaux et durcit. Elle ne peut plus s’enlever sans violente éruption.
Un patient souffrant de maux de dents a été soulagé avec la dynamisation MK préparée à partir de la souche ainsi préparée. L’auteur a ensuite demandé à sa compagne et à sa fille de prendre le flacon de HEKLA LAVA 1M dans la main, et de dire ce qu’elles ressentaient.
La conclusion est surprenante. L’auteur avoue que le remède utilisé n’a aucune connexion matérielle avec HEKLA LAVA, mais qu’un proving classique aurait des résultats similaires au sien.
Je relève quelques mots dans les " révélations " des deux expérimentatrices :
Couleur bleue : marine ; turquoise foncé. Rivières bleues ; éclairs bleus. Feu et glace. Lion. Gouttes de pluie jaune. Poussière brune, poussière magique. Un grand champ d’herbe verte. Eclipse totale.
Picotements dans le ventre. Froid, frissonnement. Sensations d’expansion et de contraction (ventre). Bruits de cloches dans les oreilles.
L’article ne comporte pas de synthèse… On reste dubitatif et sur notre faim quant à une éventuelle " essence " d’HEKLA LAVA.
Bibliographie
ALEEM Mohammed – Homoeopathic Links – 1/1994, p. 39-40.
BARBIER P. – Homéopathie. Petits remèdes retrouvés. 50 ans de pratique – Paris : Maloine, 1994
CLARKE J.H. – A Dictionnary of Practical Materia Medica – Jain Publishing – New Delhi 1978.
GUERMONPREZ M./PINKAS M./TORCK M. – Matière Médicale Homéopathique – 2è édition – Ste Foy lès Lyon : Boiron, 1997.
HERING C. – The Guiding Symptoms of the Materia Medica – Jain Publishing – New Delhi 1971.
HODIAMONT G. – Nouvelles Etudes d’Homéopathie – Similia, Paris 1984.
JULIAN (O.A.) – Dictionnaire de Matière Médicale Homéopathique. Les 130 nouveaux remèdes homéopathiques – Paris : Masson, 1981.
Mc IVOR (E.G.) – A proving of volcanic soil – Journal of the American Institute of Homeopathy, 1976, 149-152.
SEROR Robert - Hekla lava montis, pathogénésies de l’an 2000 – Internet - Homéopathie Internationale - www.homeoint.rog/seror/pathog/heklalav.htm
Sur Internet encore : HEKLA LAVA, information, thoughts and meditations – www.btinternet.com/wellmother/heklalava.htm - l’auteur n’a pas révélé son nom…
SYNTHESIS RADAR – Logiciel distribué par Codis, 25 r de l’Eau Vive 5020 Namur, Belgique.
Un merci tout particulier à Florence LUCAS - Centre de documentation DOLISOS, Z.I. La Plaine, 6 rue Brindejonc des Moulinais, 31500 Toulouse.
Auteur: Dr. François Gamby, E.H.H.D.S.
Article présenté au Congrès Trobada d'Oc - Collioure 2001.
Source: http://homeoint.org/dynamis/collioure01/heklalava.htm
Homeopathy now / Homéopathie maintenant / Omeopatia adesso / Homöopathie jetzt / Homeopatia agora / Homeopatia ara / Homeopatia orain - Bitácora plurilingüe de salud y homeopatía, como una revista en crecimiento, dedicada a la salud, y a la homeopatía clásica, desde su uso tradicional hasta los métodos modernos. A multilingual homeopathic health blog, arranged as a cumulative growing journal, devoted to health matters, specially classical homeopathy, from traditional use to modern methods -
The growth of a lie and the end of “conventional” medicine
Summary
Full text for personal use: http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=434225
Throughout its over 200-year history, homeopathy has been proven effectivein treating diseases for which conventional medicine has little to offer. However, given its low cost, homeopathy has always represented a serious challenge and a constant threat to the profits of drug companies. Moreover, since drug companies represent the most relevant source of funding for biomedical researchworldwide, they are in a privileged position to finance detractive campaigns against homeopathy by manipulating the media as well as academic institutions and the medical establishment. The basic argument against homeopathy is that in some controlled clinical trials (CCTs), comparison with conventional treatments shows that its effects are not superior to those of placebo. Against this thesis we argue that a) CCT methodology cannot be applied to homeopathy, b) misconduct and fraud are common in CCTs, c) adverse drug reactions and side effects show that CCT methodology is deeply flawed, d) an accurate testing of homeopathic remedies requires more sophisticated techniques, e) the placebo effect is no more "plausible" than homeopathy, and its real nature is still unexplained, and f) the placebo effect is nevertheless a "cure" and, as such, worthy of further investigation and analysis. It is concluded that no arguments presently exist against homeopathy and that the recurrent campaigns against it represent the specific interests of the pharmaceutical industry which, in this way, strives to protect its profits from the "threat" of a safer, more effective, and much less expensive treatment modality.
Authors: Cosimo Loré, Domenico Mastrangelo
Published in Med Sci Monit 2005; 11(12):SR27-31 Full text for personal use: http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=434225
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Crítica sanitaria,
Investigación,
Investigación clínica,
Metodología
Generalidades sobre las observaciones y las prescripciones de Samuel Hahnemann en París
L'œuvre de Samuel Hahnemann: Étude de publications et de ses journaux de malades
Resumen
He realizado este trabajo mediante la lectura de parte de los "diarios de pacientes" de Samuel Hahnemann en París, durante un período de diez años.
Después de haber presentado el interrogatorio médico según Hahnemann, he analizado las observaciones, incluyendo las notas de repertorio homeopático y los síntomas característicos para la prescripción. El conjunto me ha parecido de buena calidad y muy útil.
El estudio de las prescripciones medicamentosas pone en evidencia el suministro de un solo remedio por vez, en diferentes escalas de dilución, pero siempre a dosis muy pequeñas. Las prescripciones más frecuentes estaban representadas por Sulphur y placebo. La elección del remedio parecía más a menudo orientada por el conjunto de los síntomas del paciente que por los que se encontraban presentes en el momento de la consulta. Las prescripciones higiénicas en los enfermos crónicos, muy precisas, eran seguidas por la prescripción medicamentosa. Las prescripciones me han parecido documentadas, razonadas y coherentes en relación con las observaciones.
Los resultados de los tratamientos dependían en parte del rol del paciente al hacerse cargo de su enfermedad. Los resultados de los tratamientos medicamentosos e higiénicos aparecían estrechamente relacionados entre sí en las enfermedades crónicas. Los resultados favorables de los tratamientos parecían a menudo ser parciales.
La honestidad de la transcripción de estos "diarios", si bien es probable, necesita ser confirmada.
Summary
I made this presentation by reading part of Samuel Hahnemann’s patients’ diaries in Paris, along a period of ten years, in a medical optic of work..After presenting medical listening according to Samuel Hahnemann, I analysed his observations – including the notes of homeopathic repertory – as well as the symptoms which were characteristic for the prescription. The whole thing seemed to me of a good quality and very much exploitable.
The studying of medical prescriptions underlined the prescription of one single remedy at a time, diluted at different levels, and always absorbed in a very small quantity. Hahnemann prescribed most regularly Sulfur and Placebo. In choosing what remedy to administrate, he favoured considering the whole of the patient’s symptoms rather than the present symptoms. The hygienic prescriptions in chronic diseases seemed to me as accurate and supervised as the medical ones. I think the prescriptions were often well-documented, well thought-out and coherent with regard to the observations.
The treatments’ results partly depended on the active role the patients would take in their illness. The results of medical and hygienic treatments seemed closely related to one another in chronic diseases. The satisfactory results often seemed to be partial results.
It was probable, that the diaries had been honestly transcribed, although it was not an absolute fact.
INTRODUCCIÓN
Los "diarios de pacientes" de Samuel Hahnemann parecían ser para él de extrema utilidad para su práctica médica.
Comenzó a coleccionar todas sus observaciones en libros manuscritos entre 1800 y 1801. Hahnemann redactó así la mayor parte de los 54 libros de consulta o "diarios de pacientes": 37 entre 1800 y 1835 mientras permanecía en Alemania y 17 entre 1835 y el fin del ejercicio de la medicina por parte de Melanie (1860 ?) en París.
El primer volumen del diario alemán y el primer volumen del diario francés, se han perdido.
Desde que retornó al ejercicio de la medicina en París (él no tenía la intención de seguir ejerciéndola desde que abandonó Koethen para instalarse en Paris con Melanie), Hahnemann se hizo enviar los "diarios de consulta" alemanes. (1)
Siendo médico, nunca tuve en vista la presentación de un trabajo histórico sobre estos diarios. Un trabajo de esta naturaleza, ya ha sido en parte realizado.(2)
Es así que no he tomado en cuenta el nombre de los enfermos que figuran en cada diario, ni evaluado el ritmo de trabajo de Hahnemann, ni registrado las profesiones y nivel social, el sexo, la edad, el domicilio y el país de origen de los pacientes. Sin embargo, el trabajo médico de Hahnemann en París me ha parecido variado y denso, y puede ser más denso todavía que en épocas anteriores, con la reserva de que este trabajo fue compartido a menudo con Melanie.
Contrariamente a los historiadores, me ha parecido importante, en tanto que médico, preservar el secreto médico concerniente a la identidad de los pacientes.
He estudiado sólo una parte del período francés de los "diarios de pacientes", gracias a los microfilmes editados por el Instituto für Geschichte der Medizin de Stuttgart, con la ayuda de la publicación franco-alemana del quinto diario de la serie francesa. (3)
Estos diarios manuscritos fueron escritos por Samuel y Melanie Hahnemann cuyas escrituras, muy diferentes, son fácilmente reconocibles. Samuel escribía sobre todo, las observaciones sobre los hombres, y Melanie, las observaciones sobre las mujeres y los niños. A menudo Melanie redactaba la observación, y Samuel las notas repertoriales y la prescripción; a menudo las observaciones y las prescripciones eran redactadas alternativamente por Samuel y Melanie.
Las páginas de los "diarios" están numeradas a mano, con frecuencia una página sobre dos.
Yo me he dedicado fundamentalmente al trabajo de Samuel, escrito, esencialmente, en francés y un poco en alemán. El trabajo de Melanie, mucho más aproximativo y mucho menos elaborado, no amerita, desde mi punto de vista, ser traído a colación.
En el momento de redactar esta líneas, estudié más de 2200 páginas de la serie francesa, correspondientes a los seis primeros volúmenes de un total de 17 disponibles. Todos comportan en total más de 7000 páginas. Siendo la serie alemana todavía más voluminosa, este trabajo no puede ser representativo del conjunto del trabajo médico de Samuel Hahnemann incluido en sus diarios de pacientes.
Sin embargo, este trabajo es fruto de una lectura de estos diarios realizada durante alrededor de diez años, y pretende aportar una reseña sobre el ejercicio médico de Hahnemann en París.
I-GENERALIDADES SOBRE LAS OBSERVACIONES
He relevado los elementos referentes a lo que debe ser la atención médica según Hahnemann, la toma de las observaciones, las notas repertoriales y los síntomas característicos retenidos para la prescripción.
La Atención Médica según Samuel Hahnemann
Los "diarios de pacientes" revelan una percepción precisa y justa de los síntomas del paciente. La percepción de Hahnemann era casi siempre bien precisa, pues los síntomas eran transcriptos en términos apropiados. Hahnemann dominaba perfectamente el francés escrito o hablado. La percepción de Hahnemann revela al lector sus sentidos sanos y despiertos.
Hahnemann parecía tomar en cuenta fundamentalmente las sensaciones del enfermo. Ciertos extractos de sus observaciones hacen pensar que escribía exactamente las palabras del paciente. La escritura de Hahnemann, atenta, cuidadosa y legible (salvo para mí algunas notas de repertorio homeopático escritas en alemán) supone una paciencia frecuentemente ejercida y sostenida por su fuerza de voluntad.
El seguimiento del paciente revelaba una atención tan asidua como la inicial, dando prueba de una gran paciencia por parte de Hahnemann.
La Toma de la Observación (historia clínica)
Ellas tenían lugar, lo más a menudo, en el gabinete de consultas de Hahnemann y daban una imagen directa del paciente. A menudo la imagen del paciente era más indirecta por transcripción de una visita a domicilio (Hahnemann no hacía más visitas a domicilio en Koethen hasta la llegada de Melanie y, a veces, las hacía en París en compañía de ella) o por transcripción de una carta de algún paciente. Más raramente la imagen era aún más indirecta por la transcripcióm de cartas del entorno del paciente (un niño, una persona muy debilitada, una persona iletrada o una persona alienada).
En la observación inicial relevaba la identidad del paciente. Si éste sabía escribir, Hahnemann dejaba a menudo que él mismo escribiera su identidad.
Luego eran anotadas:
La edad del paciente pero no su fecha de nacimiento (con frecuencia desconocida en aquella época).
Su profesión (si es que tenía alguna).
Su dirección precisa en París o su ciudad de orígen, o su país de origen; la clientela parisina de Hahnemann era sobre todo europea y con frecuencia rusa y americana.
Su situación familiar: soltero, casado, viudo o viuda.
Para las mujeres: cantidad de hijos vivos o muertos (en aquella época la mortalidad infantil era muy elevada), la cantidad de abortos, el carácter de las reglas.
La anamnesis del paciente seguía a continuación: Ella precisaba la historia de la enfermedad y, para las enfermedades crónicas sobre todo, los antecedentes personales y familiares; en ciertos casos hacía constar con precisión los diagnósticos realizados por otros médicos, los tratamientos anteriores (homeopáticos o alopáticos) ordenados por otros médicos o realizados por el paciente espontáneamente o por consejo de alguien no médico. Los resultados de estos tratamientos eran cuidadosamente anotados.
Seguidamente aparecen los síntomas del estado actual, a menudo precisados por preguntas. Para los pacientes portadores de enfermedades crónicas, Hahnemann interrogaba al paciente sobre su higiene de vida, y anotaba los hábitos de vida y todas las anomalías susceptibles de ser corregidas. Si se trataba de un hombre, y el paciente no lo había referido espontáneamente, Hahnemann interrogaba sobre antecedentes de enfermedades de transmisión sexual.
Por último, a veces constaban notas repertoriales, como así también los síntomas característicos retenidos para basar la prescripción y la prescripción misma para terminar la observación; el tema de la prescripción será retomado más detalladamente más adelante en este mismo trabajo.
Las observaciones siguientes se producían a un ritmo variable: semanalmente para los enfermos crónicos, diariamente o cada dos días para los estados agudos y/o alarmantes; a menudo las visitas eran más espaciadas de acuerdo a la demanda de los pacientes. Raramente Hahnemann proponía al paciente una nueva entrevista en un tiempo determinado y con frecuencia solicitaba al mismo que le comunicara las novedades por carta precisando el tiempo de tratamiento.
A menudo, Hahnemann demandaba al enfermo que anotara diariamente sus síntomas como así también la posología del remedio prescrito. De esta forma el paciente hacía su propio diario sobre su estado de salud, que luego Hahnemann transcribía en su "diario de pacientes": sueño, marcha, apetito, crisis agudas, ritmo y características de las deposiciones, etc.
Las observaciones se prolongaban a menudo durante años y todo era transcripto con el mismo cuidado.
La evolución del estado general aparecía al comienzo de las consultas.
Hahnemann anotaba con precisión la observancia de las prescripciones: medicamentosas e higiénicas para las enfermedades crónicas.
A veces un esquema de las lesiones presentes era anotado: lesión dermatológica, circunferencia de uno o varios ganglios o nudosidades, circunferencia de una o varias úlceras o fístulas, circunferencia de las pupilas durante el día o en la oscuridad, todas estas características eran dibujadas en la ficha del paciente.
Los síntomas curados o aquellos que parecían a Hahnemann provocados por el tratamiento, eran subrayados y el nombre del último remedio prescrito era anotado al margen de la observación.
Al comienzo de cada volumen del "diario de pacientes", aparecía un índice de nombres con el número de página correspondiente a su observación; desgraciadamente este índice se ha tornado poco legible o ilegible por la usura del tiempo.
Las diferentes consultas eran anotadas a menudo a continuación en el mismo volumen de los "diarios de pacientes", pero a veces se incorporaban diseminados en el mismo o en diferentes volúmenes; el envío de una página a otra o de un volumen a otro, eran cuidadosamente anotados.
El fin de una observación se presentaba de diferentes maneras:
Sea por una consulta inicial citada de nuevo.
Sea por varias consultas que el paciente parecía haber perdido de vista.
Sea con consideraciones sobre el resultado del tratamiento: esta eventualidad será retomada más tarde en este trabajo.
Sea con el deceso del paciente, sólo si era informado de tal hecho por los familiares..
Por lo que conozco, jamás Hahnemann abandonó a un paciente a su propia suerte, siempre que el mismo o sus familiares solicitaran sus servicios.
Las Notas de Repertorio Homeopático
Ellas eran muy frecuentes pero no sistemáticas en las observaciones.
Escritas a menudo en alemán y a veces en francés, se relacionaban directamente con el texto de la observación.
Los remedios eran escritos con su abreviatura que por siglos fueron utilizadas en los codex farmacéuticos de la época,
A menudo las notas repertoriales aparecían al final de la observación antes de la prescripción medicamentosa.
Ellas estaban relacionadas directamente con los síntomas del paciente, sea como un ejercicio de memoria comparando los síntomas del enfermo con los síntomas próximos o emparentados de los remedios. Ellos podían ser relacionados ya sea con los síntomas del paciente presentes en la consulta o con el conjunto de síntomas pasados y presentes del mismo..
Parecían haber sido escritas de memoria; los remedios, a veces, eran anotados sin orden alfabético; más frecuentemente los remedios aparecen en orden alfabético en una serie, o en dos series con los remedios de la psora y de los otros o a la inversa; en estos casos Hahnemann se ayudaba a menudo con un repertorio homeopático que poseía. Raramente en las notas repertoriales precisaba su origen: repertorio de Boenninghausen anotado con una B antes de la lista de remedios, o el repertorio de Jahr anotado con una J antes de la misma.
A menudo los remedios eran clasificados en diferentes grados: remedios poco importantes entre paréntesis, remedios subrayados una o dos veces según su importancia en el síntoma estudiado y, por último, remedios no subrayados ni entre paréntesis.
Los síntomas más a menudo elegidos se referían a las sensaciones experimentadas por el paciente asociadas o no a una localización y los síntomas generales del mismo; a veces aparecían síntomas psíquicos y síntomas locales modalizados. Raramente los síntomas más elaborados, con sensación, localización y modalidades, conducían a más de un remedio que era anotado.
Ejemplo: Madame d’E. DF5, página 61
Las abreviaturas de los remedios corresponden a las usadas en el Repertorio de Kent (4).
Regel zu spät = reglas muy tardías: Am-c; Caust; Chel; Cic; Dulc; Graph; Hep; Ign; Iod; Kali-c; Lyc; Mag-c; Nat-m; Puls; Sabad; Sars; Sil,; Stront; Sulph; Tab; Ter; Zinc,
Regel zu schwach = reglas muy débiles: Alum; Am-c; Bar-c; Merc; Asaf; Caust; Graph; Kali-c; Lyc; Mag-c; Nat-m; Phos; Sars; Sil; Sulph; Thuj.
Kopfweh von Blutdrang nach dem Kopf = cefaleas congestivas detrás de la cabeza: Asaf; Caust; Dulc; Graph; Kali-c; Lyc; Merc; Phos; Puls; Sil; Tab; Thuj.
Geschwulst der Brustdrüse = Inflamación de la glándula mamaria: Graph; Lyc; Merc; Phos; Puls; Sil: Sulph.
Härte der Brustdrüse = dureza de la glándula mamaria: Merc; Phos; Sil; Sulph; Graph.
Prescripción: Graphites 30CH: un glóbulo.
Esta notas repertoriales me han parecido de un gran valor pues evocan al Repertorio de Kent (4) de nuestros días. La comparación entre las notas de Hahnemann y el Repertorio de Kent permiten encontrar la mayor parte de los síntomas elegidos por Hahnemann en este último. La comparación de remedios en cada rúbrica lo pone en evidencia: hay remedios idénticos en Kent y Hahnemann, a veces hay más remedios en Kent y a la inversa, pero raramente encontramos idéntico número de remedios en las rúbricas de Kent y de Hahnemann.
La lista de remedios de estas notas repertoriales ponen en evidencia que Hahnemann conocía más remedios que aquellos que había experimentado. Los remedios siguientes se encuentran a la vez en las notas repertoriales y en las prescripciones de Hahnemann: Aethusa Cynapium, Antimonium Tartaricum, Asa foetida, Bovista, Filis mas, Gratiola, Indigo, Lachesis mutus, Laurocerasus, Oleum animalis, Phellandrinum, Plumbum metallicum, Ranunculus bulbosus, Ranunculu scelerata, Secale cornutum, Selenium metallicum, Senega, Strontium carbonicum, Thea.
Hahnemann deja constancia en las notas repertoriales de los remedios que no prescribía nunca o casi nunca. Al momento de redactar este artículo los remedios siguientes se encontraron en las notas repertoriales pero no en las prescripciones: Bismuthum, Crocus sativus, Cyclamen, Euphorbium, Scilla maritima.
Síntomas Característicos Retenidos para la Prescripción
Raramente algunas observaciones llevaban un resumen antes de la prescripción. Era por consiguiente muy probable que tal resumen fuera determinante en la elección del remedio.
A menudo los síntomas que constaban en las observaciónes estaban subrayados. En la observación inicial los síntomas subrayados eran los determinantes de la prescripción. En las observaciones siguientes, sea que los síntomas tuvieran el mismo valor, sea que correspondieran a síntomas nuevos que Hahnemann atribuía a menudo al último remedio prescrito, tenían un valor de orientación para la prescrpción siguiente. También constaban los síntomas curados por el remedio precedente, sirviendo entonces para subrayar el efecto positivo de aquel remedio.
A veces anotaba los factores etiológicos: afecciones determinadas por trastornos psicológicos o físicos. Según el caso, estos elementos eran utilizados o no para la prescripción.
Por último, las notas repertoriales podían o no ser determinantes para la prescripción.
El valor de los síntomas para la elección del remedio será considerado más adelante en este trabajo.
Comentarios
Hahnemann hablaba a menudo de tratamiento antipsórico; nunca la Sycosis y la Syphilis fueron citadas como enfermedades crónicas en sus observaciones.
Nunca he visto una referencia a Dios o a una influencia divina en los diarios de pacientes. Samuel Hahnemann no contaba con otra cosa que con el rigor y la precisión de sus observaciones, con su memoria y con su disciplina de trabajo para prescribir y llevar adelante sus tratamientos.
Raramente los honorarios de consulta eran anotados: 10 francos, 50 francos. 100 francoas, 200 francos, 250 francos; los honorarios eran abonados en cada consulta o cada mes; a veces Hahnemann se hacía pagar por mes para la atención del paciente y su familia; el pago y la ausencia de pago eran, a veces, anotados; la gratuidad de ciertas consultas no era anotada.
La calidad de las observaciones, bien que variable según el caso, me ha parecido excelente por parte de Samuel. Este no es el caso de las observaciones de Melanie, a menudo sólo aproximativas.
2-GENERALIDADES SOBRE LAS PRESCRIPCIONES
Las prescripciones se refieren a las prescripciones medicamentosas y, solamente en las enfermedades crónicas, a las prescripciones higiénicas; las dos eran para Hahnemann de igual importancia en las enfermedades crónicas.
Las prescripciones higiénicas están cuidadosamente transcriptas.
Las prescripciones medicamentosas eran igualmente cuidadosamente anotadas por Samuel; el remedio era raramente tomado en el gabinete de Samuel y, en caso de que así fuera, se trataba de su administración por inhalación; el remedio era regularmente enviado por carta a los pacientes tratados por correspondencia; lo más a menudo el paciente debía buscar su remedio en la farmacia pues, a pesar de sus recomendaciones en El Organón, Hahnemann no distribuía regularmente los remedios en su consultorio en París.
Muy raramente, pases magnéticos (mesmerismo) eran efectuados en el consultorio; esta práctica parecía ser mucho menos frecuente en París que en su práctica alemana (1).
La Prescripción Inicial
La prescripción higiénica sólo se encuentra en los pacientes portadores de enfermedades crónicas; no he encontrado prescrip- ciones higiénicas en las enfermedades agudas; ellas correspondían a las convicciones higiénicas de Hahnemann y podían se únicas o completadas en las consultas siguientes si no englobaban de entrada todas las condiciones de vida del paciente.
Evitar el té, el café y el vino puro en la alimentación, evitar la ropa de lana sobre la piel, evitar los excesos sexuales y la continencia sexual prolongada, lavado del cuerpo con agua fría, marcha cotidiana, reposo después de las comidas, eran las principales convicciones higiénicas de Hahnemann en las enfermedades crónicas.
La prescripción medicamentosa inicial se componía de un solo remedio.
Como Hahnemann trataba sobre todo enfermedades crónicas, Sulphur era muy a menudo prescrito de primera intención; a veces el tratamiento comenzaba con placebo cuando los enfermos crónicos habían recibido anteriormente muchos tratamientos; a veces Hepar Sulphuris Calcareum comenzaba el tratamiento de las enfermedades crónicas. Estadísticamente Sulphur, placebo y Hepar Sulphuris Calcareum representaban los tres remedio que Hahnemann prescribía más con frecuencia decreciente.
En las enfermedades agudas no importa que remedio de la farmacopea homeopática podía se prescrito de primera intención. Hahnemann atendía pocas enfermedades agudas en su práctica parisina.
La posología del remedio era cuidadosamente anotada por Hahnemann.
Ella comprendía lo más a menudo de un solo glóbulo, raramente dos glóbulos y, a veces, hasta diez glóbulos fueron prescritos. Muy a menudo el o los glóbulos eran disueltos en una cierta cantidad de agua; en estos casos el remedio debía ser tomado por boca; más raramente debía ser frotado sobre la piel sana; raramente el glóbulo debía ser inhalado sin ser disuelto o ser tomado en seco sobre la lengua y, en este caso, no debía ser repetido. Las preparaciones disueltas debían ser removidas o sacudidas antes de cada toma del remedio.
En las enfermedades crónicas, donde el remedio diluido en agua debía ser tomado casi todos los días, Hahnemann agregaba al agua alcohol o carbón de madera para la conservación del remedio.
En las enfermedades agudas, el remedio podía se administrado varias veces al día (cada 2, 3 o 4 horas por ejemplo).
Hahnemann solicitaba a las mujeres que no tomaran el remedio los cuatro primeros días de la menstruación. En los lactantes Hahnemann prescribía el remedio para el niño a la madre, pues el efecto del medicamento así suministrado era muy satisfactorio para el lactante.
La dilución inicial era los más a menudo la treinta centesimal hahnemanniana (30 CH). Así mismo, los remedios aconsejados en diluciones más bajas en la Materia Médica Pura y en otras publicaciones de Hahnemann eran suministrados en París, desde el comienzo, en 30 CH. (Aurum Metallicum, Nitricum Acidum, Petroselinum, por ejemplo).
A partir de 1838, para ciertos remedios de la psora solamente (no he encontrado hasta el presente más que siete), Hahnemann prescribía diluciones centesimales entre 80 y 200 CH. A partir de 1840 y para ciertos remedios solamente (yo he encontrado hasta el presente sólo catorce), Hahnemann prescribía las diluciones cincuenta milesimales (o LM).
La posología de los remedios diluidos permitía a los enfermos crónicos tomar el remedio cotidianamente durante diez o quince días. Si esta posología era fija, se debía tomar una pequeña cucharada de la mezcla a hora fija, diluida en uno o dos vasos de agua, tomando una pequeña cucharada del último vaso en tanto que el paciente soportara el remedio. La posología podía también ser creciente: el paciente tomaba una pequeña cucharada del último vaso el primer día, dos el segundo día y así sucesivamente en la medida que soportara el remedio o el incremento de la posología; si el paciente no soportaba el aumento de la posología, debía suspender el remedio uno o dos días y volver a tomarlo luego con la posología soportada.
Las prescripciones siguientes
Las prescrpciones higiénicas podías ser renovadas, adaptadas o completadas para los pacientes que presentaban una enfermedad crónica.
La prescripción medicamentosa consistía en un solo remedio por vez.
A menudo no había prescripción sino sólo la palabra "continuar" (el último remedio prescrito); a veces era prescrito un placebo, a veces el mismo remedio en una dilución diferente y a veces otro remedio.
Raramente prescribía dos (más raramente tres) remedios en la misma orden. En este caso, lo más a menudo, el remedio activo era prescrito antes o después de un placebo; raramente el remedio activo era alternado con un placebo un día sobre dos; más raramente todavía dos o tres remedios activos eran prescritos sucesivamente. Yo no he encontrado más que en tres oportunidades la prescripción de dos remedios activos tomados alternadamente un día sobre dos.
El número de remedios diferentes prescritos variaba según las observaciones.
No he encontrado hasta ahora más que dos observaciones de enfermos crónicos donde, toda la duración de la observación, Hahnemann prescribió siempre el mismo remedio activo, Sulphur, con algunas prescripciones de placebo.
A menudo la observación se limitaba a una sola consulta y a una sola prescripción, a veces el mismo remedio era prescrito en las primeras consultas, pero la observación se detenía allí sin anotar los resultados.
Numerosas observaciones contenían menos de diez remedios diferentes de los que uno o dos eran repetidos a menudo mientras que los otros eran ocasionales.
En las observaciones de enfermedades crónicas graves o invalidantes, un número a menudo impresionante de remedios diferentes sucesivos eran prescritos (más de cincuenta); como estos enfermos eran a veces frágiles y/o hipersensibles, una parte de los remedios eran prescritos por inhalación. Sin embargo, regularmente en la observación, Hahnemann anotaba minuciosamente todas las prescripciones precedentes con sus respectivas diluciones para orientar la prosecución del tratamiento.
La elección de las diluciones parecía compleja y mal sistematizada.
Hasta 1838, Hahnemann prescribía casi siempre al comienzo del tratamiento la 30 CH, raramente la 24 CH; si tenía que hacer las prescripciones siguientes con mismo remedio las ordenaba en diluciones descendentes: 24 CH, luego la 18 CH, luego la 12 CH, luego la 6 CH y raramente la 3 CH; luego, a menudo, llegaba a prescribir de nuevo la 30 CH.
A partir de 1838 (no he encontrado más que una sola prescripción en 100 CH en 1837), Hahnemann utilizaba para algunos remedios de la psora, altas diluciones centesimales. Esta diluciones comprendidas entre la 80 y la 200 CH, eran al comienzo repetidas en diluciones descendentes (por ejemplo 100 CH, luego 95 CH, luego 90 CH) y luego en diluciones ascendentes (por ejemplo 190 CH, luego 191 CH, luego 192 CH, etc.).
A partir de 1840, Hahnemann comenzó a prescribir las diluciones cincuentamilesimales (LM) para ciertos remedios solamente; si, en este caso el remedio debía ser repetido, siempre era suministrado en diluciones ascendentes, de 1 a 30 LM.
Yo he encontrado en una misma observación después de 1840, un remedio prescrito en LM repetido en diluciones ascendentes, otro remedio prescrito en altas centesimales repetido en diluciones ascendentes y otro remedio más prescrito en bajas centesimales repetido en diluciones descendentes.
Parecía por consiguiente importante para Hahnemann, cambiar la dilución del remedio en cada repetición, pero la elección de cada dilución por Hahnemann revelaba, para mí, todavía un trabajo experimental. De lo que Hahnemann estaba convencido era de la necesidad de administrar la dosis mínima suficiente de remedio al paciente.
La elección del remedio prescrito
He aquí las indicaciones de placebo recogidas en los diarios de pacientes:
Placebo al comienzo del tratamiento en particular si el paciente había sido medicado en exceso con anterioridad.
Placebo y la anotación en alemán "debe corregir su régimen"; pensaba que el paciente debía corregir su régimen de vida previamente y por ello comenzaba con placebo.
Placebo esperando un interrogatorio más completo.
Placebo y algunos días después el remedio activo.
Placebo y después remedio activo: para permitir que el remedio anterior completara su acción; para observar los efectos secundarios de veratrum album: placebo; si ella ha tomado muchos remedios: placebo.
Placebo cuando se produce una agravación ligera después de haber tomado el remedio activo últimamente prescrito.
Alternancia un día sobre dos de placebo y remedio activo.
Remedio activo administrado por inhalación y placebo por boca todos los días.
Remedio activo administrado por fricción y placebo por boca todos los días.
Prescripción de placebo ante el retorno de síntomas viejos.
"El no desea tomar esta medicina que no le mejora y desea que le den otra: placebo"; "desea que le den los polvos para tres díaa porque viaja al campo: placebo".
"Es que las crisis epilépticas que provoca Aethusa son efectos secundarios?:Placebo.
Todas estas indicaciones de placebo reflejan la riqueza y la precisión de las prescripciones de Hahnemann.
La prescripción del remedio a menudo se guiaba por los síntomas del paciente presentes en el momento de la consulta.
La prescripción podía ser orientada a veces por las notas repertoriales, raras veces por un resumen de la observación, a veces por los síntomas subrayados espontáneos o provocados por el último remedio prescrito, a veces por un síntoma etiológico físico o psíquico; en este último caso, la etiología retenida era a menudo reciente; el síntoma etiológico era casi siempre considerado por Hahnemann como intercurrente y era tratado, lo más a menudo, por un remedio que no pertenecía a la psora y por poco tiempo.
La elección del remedio correspondía con frecuencia al conjunto de síntomas del paciente.
La psora representaba para Hahnemann la gran mayoría de las enfermedades crónicas; ésta era la razón por la cual la gran mayoría de los enfermos crónicos recibían al comienzo del tratamiento Sulphur o Hepar Sulphuris Calcareum.
La prosecusión del tratamiento conducía a Hahnemann a mantener el mismo remedio, y raramente a conservarlo durante toda la duración de la observación. Los síntomas presentados por el paciente en la consulta podían no intervenir en la repetición del remedio de la psora si el estado general había mejorado.
Ejemplo: Señor S. DF 6 página 200
Inneres Zittergefühl = Sensación de temblor interior: Calc; b-v; Caust; Graph; Kali-c; Nit-ac; Petr; Phos; Plat; Sil; Stann; Sulph, Sulph-ac; Ant-t; Caps; Colch; Mar; Nux-v; Puls; Rhus-t; Sabad; Samb; Staph; Valer.
Lang seyn der Zähne = Sensación de dientes largos: Arn; Bry; Camph; Caps; Cham; Cocc; Colch; Rheum; Rhus-t; Alum; Am-c; Ars; Aur; Carb-an; Carb-v; Caust; Kali-c; Mag-c; Nat-m; Stann; Sulph; Zinc.
Hypocondrie = Hipocondríaco: Phos; Arn; Mosch; Nux-v; Puls; Spong; St6aph; Valer; Verat;
Prescripción: La prescripción precedente era Sulphur con mejoría del estado general. Aquí, a pesar de su ausencia en el rubro Hipocondría, Hahnemann prescribió Sulphur: un glóbulo en 12 CH.
A veces los síntomas del paciente conducían a Hahnemann a cambiar de remedio por otro medicamento de la psora o no con el apoyo o no de las notas repertoriales; los cambios de remedio, si eran frecuentes, conducían a Hahnemann a revisar el conjunto de remedios prescritos. A veces algunos eran los síntomas presentes en la consulta, esta lista era determinante para la prescripción del remedio siguiente.
La Syphilis y la Sycosis no eran citadas en los cuadernos de pacientes; no obstante Hahnemann averiguaba sistemáticamente en los hombres los antecedentes de enfermedades transmisibles sexualmente. Si se trataba de una gonorrea reciente, Hahnemann la trataba como una enfermedad aguda utilizando el remedio más parecido a los síntomas presentes en el paciente. Si la enfermedad sexualmente transmisible era de larga data, Hahnemann prescribía de entrada uno o varios remedios de la psora; luego, si el paciente tenía antecedentes de chancros, odenaba Mercurius solubilis o Cinnabaris, en caso de que el tratamiento antipsórico no hubiera aportado una mejoría suficiente. Si el paciente tenía antecedentes de gonorrea o de verrugas higo, Hahnemann ordenaba a veces Thuya occidentalis o Nitricum aciduam, si el tratamiento de la psora no hubiera aportado una mejoría suficiente.
Comentarios
La lectura del 34° diario de pacientes de Koethen había conducido0 al doctor Fischbar-Sabel a la conclusión siguiente: "es a menudo difícil con la ayuda de los síntomas anotados en los diarios de pacientes, saber porqué Hahnemann prescribía un nuevo producto, pues sus descripciones son a menudo poco detalladas para que se pueda deducir el remedio por los síntomas" (1).
Yo tuve tendencia a compartir estas palabras cuando comencé a leer los diarios de pacientes de Hahnemann; pero insistiendo en la misma, las prescrpciones parisinas de Hahnemann me han parecido con frecuencia bien documentadas y coherentes; a veces solamente la prescripción medicamentosa me ha parecido difícil o imposible de comprender siguiendo a la observación.
Por el contrario, las prescripciones de Melanie me han parecido en su conjunto como muy aproximativas.
Por último, las dudas en cuanto a la elección del remedio me han parecido como una preocupación constante de Samuel Hahnemann en sus diarios de pacientes.
Conclusión sobre las prescripciones
Tres principios parecían guiar la elección del remedio: prescripción basada en la similitud entre los síntomas del paciente (actuales y/o pasados) y los síntomas del remedio prescrito; prescripción sobre la globalidad de los síntomas del paciente para administrar un solo remedio por vez; prescripción de la dosis mínima eficaz para el paciente.
3-RESULTADO DE LOS TRATAMIENTOS
Rol de los enfermos en los diarios de pacientes
La lectura de los diarios de pacientes hacen aparecer los límites que existen en la relación médico-paciente.
La observancia de las prescripciones aparece variable según los pacientes y su enfermedad. Un discurso autoritario del prescriptor no siempre favorece esta observancia.
La observancia de las prescripciones higiénicas por parte de los pacientes, dependía de las convicciones personales del prescriptor: así, la prohibición del té, del café y del vino puro ap’licadas por Hahnemann, eran a menudo cumplidas por los pacientes. La supresión o disminución en el uso del tabaco eran menos regularmente seguidas dado que Hahnemann fumaba y con frecuencia lo hacía en el gabinete de consultas.
La observancia de las prescripciones higiénicas y medicamentosas eran cuidadosamente anotadas ya sea que fueran seguidas o no por el paciente.
La automedicación figuraba muy raramente en los "diarios de pacientes" a pesar de que era cuidadosamente indagada por Hahnemann; seguramente en esa época era muy rara.
Los pacientes con intoxicaciones accidentales o iatrogénicas jugaban un rol pasivo en la recopilación de síntomas inducidos por un remedio: se encontraron a veces casos de intoxicación mercurial; un caso de intoxicación por belladona fue encontrado en las observaciones.
Resultado de los tratamientos higiénicos en las enfermedades crónicas
Las prescripciones higiénicas fueron a menudo bien seguidas las primeras semanas o los primeros meses.
Si ellas eran muy obligatorias o muy complicadas para el enfermo, eran abandonadas, y a menudo el paciente no venía más a la consulta.
Los resultados de los tratamientos higiénicos en las enfermedades crónicas me han parecido estrechamente correlacionados con los resultados de las prescripciones medicamentosas.
Ciertos pacientes me han parecido realmente mejorados por una higiene de vida regularmente aplicada.
Resultados de los tratamientos medicamentosos
Parecen estrechamente correlacionados con el resultado de las prescripciones higiénicas en las enfermedades crónicas.
Las prescrpciones medicamentosas eran habitualmente bien seguidas y la observación, por parte del paciente o de su entorno, de las reacciones consecutivas a la toma del remedio, fueron a menudo bien reportadas y transcriptas.
Si un remedio único por vez era prescrito, a veces la posología complicada del mismo tornaba su observancia muy difícil o poco comprensible para el paciente.
Ya hemos visto que Hahnemann no transcribía la fecha del deceso de los pacientes; la lectura de algunas observaciones mostraban a veces este resultado como previsible. De la misma forma tampoco anotaba expresamente los tratamientos exitosos pues transcribía sobre todo la evolución para saber cuanto tiempo debía continuar el tratamiento.
Los remedios de la psora prescritos solos, arrojaban a menudo resultados muy satisfactorios aún en la serie de enfermedades sexualmente transmisibles de larga data.
Globalmente, los resultados favorables de los tratamientos parecían a menudo ser parciales. La curación de las enfermedades, cualesquiera de fueren, parecía a veces ser difícil e incierta.
Las curas exitosas requerían con frecuencia la administración sucesiva de muchos remedios diferentes, raramente de un sólo remedio.
En conclusión para este capítulo:
El rol de los pacientes en el resultado de las prescripciones era imprevisible, pero en parte parecía depender de las cualidades personales del prescriptor. Estas cualidades eran numerosas en Samuel Hahnemann; la precisión, la paciencia, la calidad del interrogatorio y la modestia del prescriptor eran frecuentemente reconocidas.
Las prescripciones higiénicas complicadas, las posologías medicamentosas complicadas, parecían se poco observadas por un tiempo largo, pero esto era previsible.
La simplicidad habitual del tratamiento medicamentoso arrojaba resultados mucho más satisfactorios.
4-CONCLUSION GENERAL Y PROVISORIA
¿Tienen una significación global estos "diarios de pacientes"?
Yo he encontrado una significación global en estos diarios tanto para los pacientes, para Samuel Hahnemann y para los lectores.
Por la precisión con que el paciente aportaba sus síntomas al médico, por el respeto a las prescripciones del médico, por la observación regular de sus síntomas, por su fidelidad al médico, el enfermo podía participar activamente haciéndose cargo de su enfermedad y, a menudo, de su mejoría y de su curación. Esta participación era a veces compartida por el entorno del paciente.
Por el rigor no interpretativo de la toma de sus observaciones, por la claridad de sus consejos de higiene, por la aparente simplicidad pero por la elección esclarecida de sus prescripciones medicamentosas, por la búsqueda de la certeza en sus prescipciones, por la precisión en la transcripción de la evolución de los síntomas, por la fidelidad de Hahnemann a sus principios concernientes a la enfermedad, el rol del médico y el tratamiento homeopático, por la modestia del prescriptor en cuanto a los resultados del tratamiento,
Hahnemann colocaba el estado de salud del paciente y no la enfermedad del mismo, en el centro de sus preocupaciones.
Estos "diarios de pacientes" revelan al lector la profunda devoción de Hahnemann por su trabajo y un profundo respeto por la persona humana. Su práctica permanece, para mí, actualmente, como un ejemplo que merece ser profundizado. Ella me ha parecido siempre globalmente fiel a sus publicaciones.
Por último, si la honestidad en la transcripción de las observaciones y de las prescripciones muestran todo esto como una realidad, ello, sin embargo, resulta imposible de probar. La comparación de las cartas de los pacientes con los cuadernos de pacientes, será susceptible de llenar parcialmente este vacío; resta realizar este trabajo.
REFERENCIAS
Faure O. Praticiens, Patients et Militants de l’Homeopathie. Oulins: Boiron & Presses Universitaires de Lyon, 1992: 85-102.
Dinges M. Homoöpathie: Patienten Heilkundige, Intitutionen. Heidelberg: K.F. Haug, 1996: 23-44.
Hahnemann S. Krankenjournal DF5. Transkription un Übersetzung von A. Michalowski. Heidelberg: K.F. Haug, 1992.
Kent J.T. Repertory of the Homeopathic Materia Medica. Reprinted. New Delhi: Jain, 1986.
Agradecimientos
Al Instituto für Geschichte der Medizin der Robert Bosh Stiftung, Straussweg 17, Stuttgart por la autorización para reproducir un estracto de los microfilmes del diario de pacientes de S.Hahnemann en París.
Autor: Dr Bruno Laborier
Traductor: Dr. Ricardo Prebisch
Fuente: http://www.homeoint.org/site/laborier/generalidades.htm
Resumen
He realizado este trabajo mediante la lectura de parte de los "diarios de pacientes" de Samuel Hahnemann en París, durante un período de diez años.
Después de haber presentado el interrogatorio médico según Hahnemann, he analizado las observaciones, incluyendo las notas de repertorio homeopático y los síntomas característicos para la prescripción. El conjunto me ha parecido de buena calidad y muy útil.
El estudio de las prescripciones medicamentosas pone en evidencia el suministro de un solo remedio por vez, en diferentes escalas de dilución, pero siempre a dosis muy pequeñas. Las prescripciones más frecuentes estaban representadas por Sulphur y placebo. La elección del remedio parecía más a menudo orientada por el conjunto de los síntomas del paciente que por los que se encontraban presentes en el momento de la consulta. Las prescripciones higiénicas en los enfermos crónicos, muy precisas, eran seguidas por la prescripción medicamentosa. Las prescripciones me han parecido documentadas, razonadas y coherentes en relación con las observaciones.
Los resultados de los tratamientos dependían en parte del rol del paciente al hacerse cargo de su enfermedad. Los resultados de los tratamientos medicamentosos e higiénicos aparecían estrechamente relacionados entre sí en las enfermedades crónicas. Los resultados favorables de los tratamientos parecían a menudo ser parciales.
La honestidad de la transcripción de estos "diarios", si bien es probable, necesita ser confirmada.
Summary
I made this presentation by reading part of Samuel Hahnemann’s patients’ diaries in Paris, along a period of ten years, in a medical optic of work..After presenting medical listening according to Samuel Hahnemann, I analysed his observations – including the notes of homeopathic repertory – as well as the symptoms which were characteristic for the prescription. The whole thing seemed to me of a good quality and very much exploitable.
The studying of medical prescriptions underlined the prescription of one single remedy at a time, diluted at different levels, and always absorbed in a very small quantity. Hahnemann prescribed most regularly Sulfur and Placebo. In choosing what remedy to administrate, he favoured considering the whole of the patient’s symptoms rather than the present symptoms. The hygienic prescriptions in chronic diseases seemed to me as accurate and supervised as the medical ones. I think the prescriptions were often well-documented, well thought-out and coherent with regard to the observations.
The treatments’ results partly depended on the active role the patients would take in their illness. The results of medical and hygienic treatments seemed closely related to one another in chronic diseases. The satisfactory results often seemed to be partial results.
It was probable, that the diaries had been honestly transcribed, although it was not an absolute fact.
INTRODUCCIÓN
Los "diarios de pacientes" de Samuel Hahnemann parecían ser para él de extrema utilidad para su práctica médica.
Comenzó a coleccionar todas sus observaciones en libros manuscritos entre 1800 y 1801. Hahnemann redactó así la mayor parte de los 54 libros de consulta o "diarios de pacientes": 37 entre 1800 y 1835 mientras permanecía en Alemania y 17 entre 1835 y el fin del ejercicio de la medicina por parte de Melanie (1860 ?) en París.
El primer volumen del diario alemán y el primer volumen del diario francés, se han perdido.
Desde que retornó al ejercicio de la medicina en París (él no tenía la intención de seguir ejerciéndola desde que abandonó Koethen para instalarse en Paris con Melanie), Hahnemann se hizo enviar los "diarios de consulta" alemanes. (1)
Siendo médico, nunca tuve en vista la presentación de un trabajo histórico sobre estos diarios. Un trabajo de esta naturaleza, ya ha sido en parte realizado.(2)
Es así que no he tomado en cuenta el nombre de los enfermos que figuran en cada diario, ni evaluado el ritmo de trabajo de Hahnemann, ni registrado las profesiones y nivel social, el sexo, la edad, el domicilio y el país de origen de los pacientes. Sin embargo, el trabajo médico de Hahnemann en París me ha parecido variado y denso, y puede ser más denso todavía que en épocas anteriores, con la reserva de que este trabajo fue compartido a menudo con Melanie.
Contrariamente a los historiadores, me ha parecido importante, en tanto que médico, preservar el secreto médico concerniente a la identidad de los pacientes.
He estudiado sólo una parte del período francés de los "diarios de pacientes", gracias a los microfilmes editados por el Instituto für Geschichte der Medizin de Stuttgart, con la ayuda de la publicación franco-alemana del quinto diario de la serie francesa. (3)
Estos diarios manuscritos fueron escritos por Samuel y Melanie Hahnemann cuyas escrituras, muy diferentes, son fácilmente reconocibles. Samuel escribía sobre todo, las observaciones sobre los hombres, y Melanie, las observaciones sobre las mujeres y los niños. A menudo Melanie redactaba la observación, y Samuel las notas repertoriales y la prescripción; a menudo las observaciones y las prescripciones eran redactadas alternativamente por Samuel y Melanie.
Las páginas de los "diarios" están numeradas a mano, con frecuencia una página sobre dos.
Yo me he dedicado fundamentalmente al trabajo de Samuel, escrito, esencialmente, en francés y un poco en alemán. El trabajo de Melanie, mucho más aproximativo y mucho menos elaborado, no amerita, desde mi punto de vista, ser traído a colación.
En el momento de redactar esta líneas, estudié más de 2200 páginas de la serie francesa, correspondientes a los seis primeros volúmenes de un total de 17 disponibles. Todos comportan en total más de 7000 páginas. Siendo la serie alemana todavía más voluminosa, este trabajo no puede ser representativo del conjunto del trabajo médico de Samuel Hahnemann incluido en sus diarios de pacientes.
Sin embargo, este trabajo es fruto de una lectura de estos diarios realizada durante alrededor de diez años, y pretende aportar una reseña sobre el ejercicio médico de Hahnemann en París.
I-GENERALIDADES SOBRE LAS OBSERVACIONES
He relevado los elementos referentes a lo que debe ser la atención médica según Hahnemann, la toma de las observaciones, las notas repertoriales y los síntomas característicos retenidos para la prescripción.
La Atención Médica según Samuel Hahnemann
Los "diarios de pacientes" revelan una percepción precisa y justa de los síntomas del paciente. La percepción de Hahnemann era casi siempre bien precisa, pues los síntomas eran transcriptos en términos apropiados. Hahnemann dominaba perfectamente el francés escrito o hablado. La percepción de Hahnemann revela al lector sus sentidos sanos y despiertos.
Hahnemann parecía tomar en cuenta fundamentalmente las sensaciones del enfermo. Ciertos extractos de sus observaciones hacen pensar que escribía exactamente las palabras del paciente. La escritura de Hahnemann, atenta, cuidadosa y legible (salvo para mí algunas notas de repertorio homeopático escritas en alemán) supone una paciencia frecuentemente ejercida y sostenida por su fuerza de voluntad.
El seguimiento del paciente revelaba una atención tan asidua como la inicial, dando prueba de una gran paciencia por parte de Hahnemann.
La Toma de la Observación (historia clínica)
Ellas tenían lugar, lo más a menudo, en el gabinete de consultas de Hahnemann y daban una imagen directa del paciente. A menudo la imagen del paciente era más indirecta por transcripción de una visita a domicilio (Hahnemann no hacía más visitas a domicilio en Koethen hasta la llegada de Melanie y, a veces, las hacía en París en compañía de ella) o por transcripción de una carta de algún paciente. Más raramente la imagen era aún más indirecta por la transcripcióm de cartas del entorno del paciente (un niño, una persona muy debilitada, una persona iletrada o una persona alienada).
En la observación inicial relevaba la identidad del paciente. Si éste sabía escribir, Hahnemann dejaba a menudo que él mismo escribiera su identidad.
Luego eran anotadas:
La edad del paciente pero no su fecha de nacimiento (con frecuencia desconocida en aquella época).
Su profesión (si es que tenía alguna).
Su dirección precisa en París o su ciudad de orígen, o su país de origen; la clientela parisina de Hahnemann era sobre todo europea y con frecuencia rusa y americana.
Su situación familiar: soltero, casado, viudo o viuda.
Para las mujeres: cantidad de hijos vivos o muertos (en aquella época la mortalidad infantil era muy elevada), la cantidad de abortos, el carácter de las reglas.
La anamnesis del paciente seguía a continuación: Ella precisaba la historia de la enfermedad y, para las enfermedades crónicas sobre todo, los antecedentes personales y familiares; en ciertos casos hacía constar con precisión los diagnósticos realizados por otros médicos, los tratamientos anteriores (homeopáticos o alopáticos) ordenados por otros médicos o realizados por el paciente espontáneamente o por consejo de alguien no médico. Los resultados de estos tratamientos eran cuidadosamente anotados.
Seguidamente aparecen los síntomas del estado actual, a menudo precisados por preguntas. Para los pacientes portadores de enfermedades crónicas, Hahnemann interrogaba al paciente sobre su higiene de vida, y anotaba los hábitos de vida y todas las anomalías susceptibles de ser corregidas. Si se trataba de un hombre, y el paciente no lo había referido espontáneamente, Hahnemann interrogaba sobre antecedentes de enfermedades de transmisión sexual.
Por último, a veces constaban notas repertoriales, como así también los síntomas característicos retenidos para basar la prescripción y la prescripción misma para terminar la observación; el tema de la prescripción será retomado más detalladamente más adelante en este mismo trabajo.
Las observaciones siguientes se producían a un ritmo variable: semanalmente para los enfermos crónicos, diariamente o cada dos días para los estados agudos y/o alarmantes; a menudo las visitas eran más espaciadas de acuerdo a la demanda de los pacientes. Raramente Hahnemann proponía al paciente una nueva entrevista en un tiempo determinado y con frecuencia solicitaba al mismo que le comunicara las novedades por carta precisando el tiempo de tratamiento.
A menudo, Hahnemann demandaba al enfermo que anotara diariamente sus síntomas como así también la posología del remedio prescrito. De esta forma el paciente hacía su propio diario sobre su estado de salud, que luego Hahnemann transcribía en su "diario de pacientes": sueño, marcha, apetito, crisis agudas, ritmo y características de las deposiciones, etc.
Las observaciones se prolongaban a menudo durante años y todo era transcripto con el mismo cuidado.
La evolución del estado general aparecía al comienzo de las consultas.
Hahnemann anotaba con precisión la observancia de las prescripciones: medicamentosas e higiénicas para las enfermedades crónicas.
A veces un esquema de las lesiones presentes era anotado: lesión dermatológica, circunferencia de uno o varios ganglios o nudosidades, circunferencia de una o varias úlceras o fístulas, circunferencia de las pupilas durante el día o en la oscuridad, todas estas características eran dibujadas en la ficha del paciente.
Los síntomas curados o aquellos que parecían a Hahnemann provocados por el tratamiento, eran subrayados y el nombre del último remedio prescrito era anotado al margen de la observación.
Al comienzo de cada volumen del "diario de pacientes", aparecía un índice de nombres con el número de página correspondiente a su observación; desgraciadamente este índice se ha tornado poco legible o ilegible por la usura del tiempo.
Las diferentes consultas eran anotadas a menudo a continuación en el mismo volumen de los "diarios de pacientes", pero a veces se incorporaban diseminados en el mismo o en diferentes volúmenes; el envío de una página a otra o de un volumen a otro, eran cuidadosamente anotados.
El fin de una observación se presentaba de diferentes maneras:
Sea por una consulta inicial citada de nuevo.
Sea por varias consultas que el paciente parecía haber perdido de vista.
Sea con consideraciones sobre el resultado del tratamiento: esta eventualidad será retomada más tarde en este trabajo.
Sea con el deceso del paciente, sólo si era informado de tal hecho por los familiares..
Por lo que conozco, jamás Hahnemann abandonó a un paciente a su propia suerte, siempre que el mismo o sus familiares solicitaran sus servicios.
Las Notas de Repertorio Homeopático
Ellas eran muy frecuentes pero no sistemáticas en las observaciones.
Escritas a menudo en alemán y a veces en francés, se relacionaban directamente con el texto de la observación.
Los remedios eran escritos con su abreviatura que por siglos fueron utilizadas en los codex farmacéuticos de la época,
A menudo las notas repertoriales aparecían al final de la observación antes de la prescripción medicamentosa.
Ellas estaban relacionadas directamente con los síntomas del paciente, sea como un ejercicio de memoria comparando los síntomas del enfermo con los síntomas próximos o emparentados de los remedios. Ellos podían ser relacionados ya sea con los síntomas del paciente presentes en la consulta o con el conjunto de síntomas pasados y presentes del mismo..
Parecían haber sido escritas de memoria; los remedios, a veces, eran anotados sin orden alfabético; más frecuentemente los remedios aparecen en orden alfabético en una serie, o en dos series con los remedios de la psora y de los otros o a la inversa; en estos casos Hahnemann se ayudaba a menudo con un repertorio homeopático que poseía. Raramente en las notas repertoriales precisaba su origen: repertorio de Boenninghausen anotado con una B antes de la lista de remedios, o el repertorio de Jahr anotado con una J antes de la misma.
A menudo los remedios eran clasificados en diferentes grados: remedios poco importantes entre paréntesis, remedios subrayados una o dos veces según su importancia en el síntoma estudiado y, por último, remedios no subrayados ni entre paréntesis.
Los síntomas más a menudo elegidos se referían a las sensaciones experimentadas por el paciente asociadas o no a una localización y los síntomas generales del mismo; a veces aparecían síntomas psíquicos y síntomas locales modalizados. Raramente los síntomas más elaborados, con sensación, localización y modalidades, conducían a más de un remedio que era anotado.
Ejemplo: Madame d’E. DF5, página 61
Las abreviaturas de los remedios corresponden a las usadas en el Repertorio de Kent (4).
Regel zu spät = reglas muy tardías: Am-c; Caust; Chel; Cic; Dulc; Graph; Hep; Ign; Iod; Kali-c; Lyc; Mag-c; Nat-m; Puls; Sabad; Sars; Sil,; Stront; Sulph; Tab; Ter; Zinc,
Regel zu schwach = reglas muy débiles: Alum; Am-c; Bar-c; Merc; Asaf; Caust; Graph; Kali-c; Lyc; Mag-c; Nat-m; Phos; Sars; Sil; Sulph; Thuj.
Kopfweh von Blutdrang nach dem Kopf = cefaleas congestivas detrás de la cabeza: Asaf; Caust; Dulc; Graph; Kali-c; Lyc; Merc; Phos; Puls; Sil; Tab; Thuj.
Geschwulst der Brustdrüse = Inflamación de la glándula mamaria: Graph; Lyc; Merc; Phos; Puls; Sil: Sulph.
Härte der Brustdrüse = dureza de la glándula mamaria: Merc; Phos; Sil; Sulph; Graph.
Prescripción: Graphites 30CH: un glóbulo.
Esta notas repertoriales me han parecido de un gran valor pues evocan al Repertorio de Kent (4) de nuestros días. La comparación entre las notas de Hahnemann y el Repertorio de Kent permiten encontrar la mayor parte de los síntomas elegidos por Hahnemann en este último. La comparación de remedios en cada rúbrica lo pone en evidencia: hay remedios idénticos en Kent y Hahnemann, a veces hay más remedios en Kent y a la inversa, pero raramente encontramos idéntico número de remedios en las rúbricas de Kent y de Hahnemann.
La lista de remedios de estas notas repertoriales ponen en evidencia que Hahnemann conocía más remedios que aquellos que había experimentado. Los remedios siguientes se encuentran a la vez en las notas repertoriales y en las prescripciones de Hahnemann: Aethusa Cynapium, Antimonium Tartaricum, Asa foetida, Bovista, Filis mas, Gratiola, Indigo, Lachesis mutus, Laurocerasus, Oleum animalis, Phellandrinum, Plumbum metallicum, Ranunculus bulbosus, Ranunculu scelerata, Secale cornutum, Selenium metallicum, Senega, Strontium carbonicum, Thea.
Hahnemann deja constancia en las notas repertoriales de los remedios que no prescribía nunca o casi nunca. Al momento de redactar este artículo los remedios siguientes se encontraron en las notas repertoriales pero no en las prescripciones: Bismuthum, Crocus sativus, Cyclamen, Euphorbium, Scilla maritima.
Síntomas Característicos Retenidos para la Prescripción
Raramente algunas observaciones llevaban un resumen antes de la prescripción. Era por consiguiente muy probable que tal resumen fuera determinante en la elección del remedio.
A menudo los síntomas que constaban en las observaciónes estaban subrayados. En la observación inicial los síntomas subrayados eran los determinantes de la prescripción. En las observaciones siguientes, sea que los síntomas tuvieran el mismo valor, sea que correspondieran a síntomas nuevos que Hahnemann atribuía a menudo al último remedio prescrito, tenían un valor de orientación para la prescrpción siguiente. También constaban los síntomas curados por el remedio precedente, sirviendo entonces para subrayar el efecto positivo de aquel remedio.
A veces anotaba los factores etiológicos: afecciones determinadas por trastornos psicológicos o físicos. Según el caso, estos elementos eran utilizados o no para la prescripción.
Por último, las notas repertoriales podían o no ser determinantes para la prescripción.
El valor de los síntomas para la elección del remedio será considerado más adelante en este trabajo.
Comentarios
Hahnemann hablaba a menudo de tratamiento antipsórico; nunca la Sycosis y la Syphilis fueron citadas como enfermedades crónicas en sus observaciones.
Nunca he visto una referencia a Dios o a una influencia divina en los diarios de pacientes. Samuel Hahnemann no contaba con otra cosa que con el rigor y la precisión de sus observaciones, con su memoria y con su disciplina de trabajo para prescribir y llevar adelante sus tratamientos.
Raramente los honorarios de consulta eran anotados: 10 francos, 50 francos. 100 francoas, 200 francos, 250 francos; los honorarios eran abonados en cada consulta o cada mes; a veces Hahnemann se hacía pagar por mes para la atención del paciente y su familia; el pago y la ausencia de pago eran, a veces, anotados; la gratuidad de ciertas consultas no era anotada.
La calidad de las observaciones, bien que variable según el caso, me ha parecido excelente por parte de Samuel. Este no es el caso de las observaciones de Melanie, a menudo sólo aproximativas.
2-GENERALIDADES SOBRE LAS PRESCRIPCIONES
Las prescripciones se refieren a las prescripciones medicamentosas y, solamente en las enfermedades crónicas, a las prescripciones higiénicas; las dos eran para Hahnemann de igual importancia en las enfermedades crónicas.
Las prescripciones higiénicas están cuidadosamente transcriptas.
Las prescripciones medicamentosas eran igualmente cuidadosamente anotadas por Samuel; el remedio era raramente tomado en el gabinete de Samuel y, en caso de que así fuera, se trataba de su administración por inhalación; el remedio era regularmente enviado por carta a los pacientes tratados por correspondencia; lo más a menudo el paciente debía buscar su remedio en la farmacia pues, a pesar de sus recomendaciones en El Organón, Hahnemann no distribuía regularmente los remedios en su consultorio en París.
Muy raramente, pases magnéticos (mesmerismo) eran efectuados en el consultorio; esta práctica parecía ser mucho menos frecuente en París que en su práctica alemana (1).
La Prescripción Inicial
La prescripción higiénica sólo se encuentra en los pacientes portadores de enfermedades crónicas; no he encontrado prescrip- ciones higiénicas en las enfermedades agudas; ellas correspondían a las convicciones higiénicas de Hahnemann y podían se únicas o completadas en las consultas siguientes si no englobaban de entrada todas las condiciones de vida del paciente.
Evitar el té, el café y el vino puro en la alimentación, evitar la ropa de lana sobre la piel, evitar los excesos sexuales y la continencia sexual prolongada, lavado del cuerpo con agua fría, marcha cotidiana, reposo después de las comidas, eran las principales convicciones higiénicas de Hahnemann en las enfermedades crónicas.
La prescripción medicamentosa inicial se componía de un solo remedio.
Como Hahnemann trataba sobre todo enfermedades crónicas, Sulphur era muy a menudo prescrito de primera intención; a veces el tratamiento comenzaba con placebo cuando los enfermos crónicos habían recibido anteriormente muchos tratamientos; a veces Hepar Sulphuris Calcareum comenzaba el tratamiento de las enfermedades crónicas. Estadísticamente Sulphur, placebo y Hepar Sulphuris Calcareum representaban los tres remedio que Hahnemann prescribía más con frecuencia decreciente.
En las enfermedades agudas no importa que remedio de la farmacopea homeopática podía se prescrito de primera intención. Hahnemann atendía pocas enfermedades agudas en su práctica parisina.
La posología del remedio era cuidadosamente anotada por Hahnemann.
Ella comprendía lo más a menudo de un solo glóbulo, raramente dos glóbulos y, a veces, hasta diez glóbulos fueron prescritos. Muy a menudo el o los glóbulos eran disueltos en una cierta cantidad de agua; en estos casos el remedio debía ser tomado por boca; más raramente debía ser frotado sobre la piel sana; raramente el glóbulo debía ser inhalado sin ser disuelto o ser tomado en seco sobre la lengua y, en este caso, no debía ser repetido. Las preparaciones disueltas debían ser removidas o sacudidas antes de cada toma del remedio.
En las enfermedades crónicas, donde el remedio diluido en agua debía ser tomado casi todos los días, Hahnemann agregaba al agua alcohol o carbón de madera para la conservación del remedio.
En las enfermedades agudas, el remedio podía se administrado varias veces al día (cada 2, 3 o 4 horas por ejemplo).
Hahnemann solicitaba a las mujeres que no tomaran el remedio los cuatro primeros días de la menstruación. En los lactantes Hahnemann prescribía el remedio para el niño a la madre, pues el efecto del medicamento así suministrado era muy satisfactorio para el lactante.
La dilución inicial era los más a menudo la treinta centesimal hahnemanniana (30 CH). Así mismo, los remedios aconsejados en diluciones más bajas en la Materia Médica Pura y en otras publicaciones de Hahnemann eran suministrados en París, desde el comienzo, en 30 CH. (Aurum Metallicum, Nitricum Acidum, Petroselinum, por ejemplo).
A partir de 1838, para ciertos remedios de la psora solamente (no he encontrado hasta el presente más que siete), Hahnemann prescribía diluciones centesimales entre 80 y 200 CH. A partir de 1840 y para ciertos remedios solamente (yo he encontrado hasta el presente sólo catorce), Hahnemann prescribía las diluciones cincuenta milesimales (o LM).
La posología de los remedios diluidos permitía a los enfermos crónicos tomar el remedio cotidianamente durante diez o quince días. Si esta posología era fija, se debía tomar una pequeña cucharada de la mezcla a hora fija, diluida en uno o dos vasos de agua, tomando una pequeña cucharada del último vaso en tanto que el paciente soportara el remedio. La posología podía también ser creciente: el paciente tomaba una pequeña cucharada del último vaso el primer día, dos el segundo día y así sucesivamente en la medida que soportara el remedio o el incremento de la posología; si el paciente no soportaba el aumento de la posología, debía suspender el remedio uno o dos días y volver a tomarlo luego con la posología soportada.
Las prescripciones siguientes
Las prescrpciones higiénicas podías ser renovadas, adaptadas o completadas para los pacientes que presentaban una enfermedad crónica.
La prescripción medicamentosa consistía en un solo remedio por vez.
A menudo no había prescripción sino sólo la palabra "continuar" (el último remedio prescrito); a veces era prescrito un placebo, a veces el mismo remedio en una dilución diferente y a veces otro remedio.
Raramente prescribía dos (más raramente tres) remedios en la misma orden. En este caso, lo más a menudo, el remedio activo era prescrito antes o después de un placebo; raramente el remedio activo era alternado con un placebo un día sobre dos; más raramente todavía dos o tres remedios activos eran prescritos sucesivamente. Yo no he encontrado más que en tres oportunidades la prescripción de dos remedios activos tomados alternadamente un día sobre dos.
El número de remedios diferentes prescritos variaba según las observaciones.
No he encontrado hasta ahora más que dos observaciones de enfermos crónicos donde, toda la duración de la observación, Hahnemann prescribió siempre el mismo remedio activo, Sulphur, con algunas prescripciones de placebo.
A menudo la observación se limitaba a una sola consulta y a una sola prescripción, a veces el mismo remedio era prescrito en las primeras consultas, pero la observación se detenía allí sin anotar los resultados.
Numerosas observaciones contenían menos de diez remedios diferentes de los que uno o dos eran repetidos a menudo mientras que los otros eran ocasionales.
En las observaciones de enfermedades crónicas graves o invalidantes, un número a menudo impresionante de remedios diferentes sucesivos eran prescritos (más de cincuenta); como estos enfermos eran a veces frágiles y/o hipersensibles, una parte de los remedios eran prescritos por inhalación. Sin embargo, regularmente en la observación, Hahnemann anotaba minuciosamente todas las prescripciones precedentes con sus respectivas diluciones para orientar la prosecución del tratamiento.
La elección de las diluciones parecía compleja y mal sistematizada.
Hasta 1838, Hahnemann prescribía casi siempre al comienzo del tratamiento la 30 CH, raramente la 24 CH; si tenía que hacer las prescripciones siguientes con mismo remedio las ordenaba en diluciones descendentes: 24 CH, luego la 18 CH, luego la 12 CH, luego la 6 CH y raramente la 3 CH; luego, a menudo, llegaba a prescribir de nuevo la 30 CH.
A partir de 1838 (no he encontrado más que una sola prescripción en 100 CH en 1837), Hahnemann utilizaba para algunos remedios de la psora, altas diluciones centesimales. Esta diluciones comprendidas entre la 80 y la 200 CH, eran al comienzo repetidas en diluciones descendentes (por ejemplo 100 CH, luego 95 CH, luego 90 CH) y luego en diluciones ascendentes (por ejemplo 190 CH, luego 191 CH, luego 192 CH, etc.).
A partir de 1840, Hahnemann comenzó a prescribir las diluciones cincuentamilesimales (LM) para ciertos remedios solamente; si, en este caso el remedio debía ser repetido, siempre era suministrado en diluciones ascendentes, de 1 a 30 LM.
Yo he encontrado en una misma observación después de 1840, un remedio prescrito en LM repetido en diluciones ascendentes, otro remedio prescrito en altas centesimales repetido en diluciones ascendentes y otro remedio más prescrito en bajas centesimales repetido en diluciones descendentes.
Parecía por consiguiente importante para Hahnemann, cambiar la dilución del remedio en cada repetición, pero la elección de cada dilución por Hahnemann revelaba, para mí, todavía un trabajo experimental. De lo que Hahnemann estaba convencido era de la necesidad de administrar la dosis mínima suficiente de remedio al paciente.
La elección del remedio prescrito
He aquí las indicaciones de placebo recogidas en los diarios de pacientes:
Placebo al comienzo del tratamiento en particular si el paciente había sido medicado en exceso con anterioridad.
Placebo y la anotación en alemán "debe corregir su régimen"; pensaba que el paciente debía corregir su régimen de vida previamente y por ello comenzaba con placebo.
Placebo esperando un interrogatorio más completo.
Placebo y algunos días después el remedio activo.
Placebo y después remedio activo: para permitir que el remedio anterior completara su acción; para observar los efectos secundarios de veratrum album: placebo; si ella ha tomado muchos remedios: placebo.
Placebo cuando se produce una agravación ligera después de haber tomado el remedio activo últimamente prescrito.
Alternancia un día sobre dos de placebo y remedio activo.
Remedio activo administrado por inhalación y placebo por boca todos los días.
Remedio activo administrado por fricción y placebo por boca todos los días.
Prescripción de placebo ante el retorno de síntomas viejos.
"El no desea tomar esta medicina que no le mejora y desea que le den otra: placebo"; "desea que le den los polvos para tres díaa porque viaja al campo: placebo".
"Es que las crisis epilépticas que provoca Aethusa son efectos secundarios?:Placebo.
Todas estas indicaciones de placebo reflejan la riqueza y la precisión de las prescripciones de Hahnemann.
La prescripción del remedio a menudo se guiaba por los síntomas del paciente presentes en el momento de la consulta.
La prescripción podía ser orientada a veces por las notas repertoriales, raras veces por un resumen de la observación, a veces por los síntomas subrayados espontáneos o provocados por el último remedio prescrito, a veces por un síntoma etiológico físico o psíquico; en este último caso, la etiología retenida era a menudo reciente; el síntoma etiológico era casi siempre considerado por Hahnemann como intercurrente y era tratado, lo más a menudo, por un remedio que no pertenecía a la psora y por poco tiempo.
La elección del remedio correspondía con frecuencia al conjunto de síntomas del paciente.
La psora representaba para Hahnemann la gran mayoría de las enfermedades crónicas; ésta era la razón por la cual la gran mayoría de los enfermos crónicos recibían al comienzo del tratamiento Sulphur o Hepar Sulphuris Calcareum.
La prosecusión del tratamiento conducía a Hahnemann a mantener el mismo remedio, y raramente a conservarlo durante toda la duración de la observación. Los síntomas presentados por el paciente en la consulta podían no intervenir en la repetición del remedio de la psora si el estado general había mejorado.
Ejemplo: Señor S. DF 6 página 200
Inneres Zittergefühl = Sensación de temblor interior: Calc; b-v; Caust; Graph; Kali-c; Nit-ac; Petr; Phos; Plat; Sil; Stann; Sulph, Sulph-ac; Ant-t; Caps; Colch; Mar; Nux-v; Puls; Rhus-t; Sabad; Samb; Staph; Valer.
Lang seyn der Zähne = Sensación de dientes largos: Arn; Bry; Camph; Caps; Cham; Cocc; Colch; Rheum; Rhus-t; Alum; Am-c; Ars; Aur; Carb-an; Carb-v; Caust; Kali-c; Mag-c; Nat-m; Stann; Sulph; Zinc.
Hypocondrie = Hipocondríaco: Phos; Arn; Mosch; Nux-v; Puls; Spong; St6aph; Valer; Verat;
Prescripción: La prescripción precedente era Sulphur con mejoría del estado general. Aquí, a pesar de su ausencia en el rubro Hipocondría, Hahnemann prescribió Sulphur: un glóbulo en 12 CH.
A veces los síntomas del paciente conducían a Hahnemann a cambiar de remedio por otro medicamento de la psora o no con el apoyo o no de las notas repertoriales; los cambios de remedio, si eran frecuentes, conducían a Hahnemann a revisar el conjunto de remedios prescritos. A veces algunos eran los síntomas presentes en la consulta, esta lista era determinante para la prescripción del remedio siguiente.
La Syphilis y la Sycosis no eran citadas en los cuadernos de pacientes; no obstante Hahnemann averiguaba sistemáticamente en los hombres los antecedentes de enfermedades transmisibles sexualmente. Si se trataba de una gonorrea reciente, Hahnemann la trataba como una enfermedad aguda utilizando el remedio más parecido a los síntomas presentes en el paciente. Si la enfermedad sexualmente transmisible era de larga data, Hahnemann prescribía de entrada uno o varios remedios de la psora; luego, si el paciente tenía antecedentes de chancros, odenaba Mercurius solubilis o Cinnabaris, en caso de que el tratamiento antipsórico no hubiera aportado una mejoría suficiente. Si el paciente tenía antecedentes de gonorrea o de verrugas higo, Hahnemann ordenaba a veces Thuya occidentalis o Nitricum aciduam, si el tratamiento de la psora no hubiera aportado una mejoría suficiente.
Comentarios
La lectura del 34° diario de pacientes de Koethen había conducido0 al doctor Fischbar-Sabel a la conclusión siguiente: "es a menudo difícil con la ayuda de los síntomas anotados en los diarios de pacientes, saber porqué Hahnemann prescribía un nuevo producto, pues sus descripciones son a menudo poco detalladas para que se pueda deducir el remedio por los síntomas" (1).
Yo tuve tendencia a compartir estas palabras cuando comencé a leer los diarios de pacientes de Hahnemann; pero insistiendo en la misma, las prescrpciones parisinas de Hahnemann me han parecido con frecuencia bien documentadas y coherentes; a veces solamente la prescripción medicamentosa me ha parecido difícil o imposible de comprender siguiendo a la observación.
Por el contrario, las prescripciones de Melanie me han parecido en su conjunto como muy aproximativas.
Por último, las dudas en cuanto a la elección del remedio me han parecido como una preocupación constante de Samuel Hahnemann en sus diarios de pacientes.
Conclusión sobre las prescripciones
Tres principios parecían guiar la elección del remedio: prescripción basada en la similitud entre los síntomas del paciente (actuales y/o pasados) y los síntomas del remedio prescrito; prescripción sobre la globalidad de los síntomas del paciente para administrar un solo remedio por vez; prescripción de la dosis mínima eficaz para el paciente.
3-RESULTADO DE LOS TRATAMIENTOS
Rol de los enfermos en los diarios de pacientes
La lectura de los diarios de pacientes hacen aparecer los límites que existen en la relación médico-paciente.
La observancia de las prescripciones aparece variable según los pacientes y su enfermedad. Un discurso autoritario del prescriptor no siempre favorece esta observancia.
La observancia de las prescripciones higiénicas por parte de los pacientes, dependía de las convicciones personales del prescriptor: así, la prohibición del té, del café y del vino puro ap’licadas por Hahnemann, eran a menudo cumplidas por los pacientes. La supresión o disminución en el uso del tabaco eran menos regularmente seguidas dado que Hahnemann fumaba y con frecuencia lo hacía en el gabinete de consultas.
La observancia de las prescripciones higiénicas y medicamentosas eran cuidadosamente anotadas ya sea que fueran seguidas o no por el paciente.
La automedicación figuraba muy raramente en los "diarios de pacientes" a pesar de que era cuidadosamente indagada por Hahnemann; seguramente en esa época era muy rara.
Los pacientes con intoxicaciones accidentales o iatrogénicas jugaban un rol pasivo en la recopilación de síntomas inducidos por un remedio: se encontraron a veces casos de intoxicación mercurial; un caso de intoxicación por belladona fue encontrado en las observaciones.
Resultado de los tratamientos higiénicos en las enfermedades crónicas
Las prescripciones higiénicas fueron a menudo bien seguidas las primeras semanas o los primeros meses.
Si ellas eran muy obligatorias o muy complicadas para el enfermo, eran abandonadas, y a menudo el paciente no venía más a la consulta.
Los resultados de los tratamientos higiénicos en las enfermedades crónicas me han parecido estrechamente correlacionados con los resultados de las prescripciones medicamentosas.
Ciertos pacientes me han parecido realmente mejorados por una higiene de vida regularmente aplicada.
Resultados de los tratamientos medicamentosos
Parecen estrechamente correlacionados con el resultado de las prescripciones higiénicas en las enfermedades crónicas.
Las prescrpciones medicamentosas eran habitualmente bien seguidas y la observación, por parte del paciente o de su entorno, de las reacciones consecutivas a la toma del remedio, fueron a menudo bien reportadas y transcriptas.
Si un remedio único por vez era prescrito, a veces la posología complicada del mismo tornaba su observancia muy difícil o poco comprensible para el paciente.
Ya hemos visto que Hahnemann no transcribía la fecha del deceso de los pacientes; la lectura de algunas observaciones mostraban a veces este resultado como previsible. De la misma forma tampoco anotaba expresamente los tratamientos exitosos pues transcribía sobre todo la evolución para saber cuanto tiempo debía continuar el tratamiento.
Los remedios de la psora prescritos solos, arrojaban a menudo resultados muy satisfactorios aún en la serie de enfermedades sexualmente transmisibles de larga data.
Globalmente, los resultados favorables de los tratamientos parecían a menudo ser parciales. La curación de las enfermedades, cualesquiera de fueren, parecía a veces ser difícil e incierta.
Las curas exitosas requerían con frecuencia la administración sucesiva de muchos remedios diferentes, raramente de un sólo remedio.
En conclusión para este capítulo:
El rol de los pacientes en el resultado de las prescripciones era imprevisible, pero en parte parecía depender de las cualidades personales del prescriptor. Estas cualidades eran numerosas en Samuel Hahnemann; la precisión, la paciencia, la calidad del interrogatorio y la modestia del prescriptor eran frecuentemente reconocidas.
Las prescripciones higiénicas complicadas, las posologías medicamentosas complicadas, parecían se poco observadas por un tiempo largo, pero esto era previsible.
La simplicidad habitual del tratamiento medicamentoso arrojaba resultados mucho más satisfactorios.
4-CONCLUSION GENERAL Y PROVISORIA
¿Tienen una significación global estos "diarios de pacientes"?
Yo he encontrado una significación global en estos diarios tanto para los pacientes, para Samuel Hahnemann y para los lectores.
Por la precisión con que el paciente aportaba sus síntomas al médico, por el respeto a las prescripciones del médico, por la observación regular de sus síntomas, por su fidelidad al médico, el enfermo podía participar activamente haciéndose cargo de su enfermedad y, a menudo, de su mejoría y de su curación. Esta participación era a veces compartida por el entorno del paciente.
Por el rigor no interpretativo de la toma de sus observaciones, por la claridad de sus consejos de higiene, por la aparente simplicidad pero por la elección esclarecida de sus prescripciones medicamentosas, por la búsqueda de la certeza en sus prescipciones, por la precisión en la transcripción de la evolución de los síntomas, por la fidelidad de Hahnemann a sus principios concernientes a la enfermedad, el rol del médico y el tratamiento homeopático, por la modestia del prescriptor en cuanto a los resultados del tratamiento,
Hahnemann colocaba el estado de salud del paciente y no la enfermedad del mismo, en el centro de sus preocupaciones.
Estos "diarios de pacientes" revelan al lector la profunda devoción de Hahnemann por su trabajo y un profundo respeto por la persona humana. Su práctica permanece, para mí, actualmente, como un ejemplo que merece ser profundizado. Ella me ha parecido siempre globalmente fiel a sus publicaciones.
Por último, si la honestidad en la transcripción de las observaciones y de las prescripciones muestran todo esto como una realidad, ello, sin embargo, resulta imposible de probar. La comparación de las cartas de los pacientes con los cuadernos de pacientes, será susceptible de llenar parcialmente este vacío; resta realizar este trabajo.
REFERENCIAS
Faure O. Praticiens, Patients et Militants de l’Homeopathie. Oulins: Boiron & Presses Universitaires de Lyon, 1992: 85-102.
Dinges M. Homoöpathie: Patienten Heilkundige, Intitutionen. Heidelberg: K.F. Haug, 1996: 23-44.
Hahnemann S. Krankenjournal DF5. Transkription un Übersetzung von A. Michalowski. Heidelberg: K.F. Haug, 1992.
Kent J.T. Repertory of the Homeopathic Materia Medica. Reprinted. New Delhi: Jain, 1986.
Agradecimientos
Al Instituto für Geschichte der Medizin der Robert Bosh Stiftung, Straussweg 17, Stuttgart por la autorización para reproducir un estracto de los microfilmes del diario de pacientes de S.Hahnemann en París.
Autor: Dr Bruno Laborier
Traductor: Dr. Ricardo Prebisch
Fuente: http://www.homeoint.org/site/laborier/generalidades.htm
Las prioridades
Colegas
Hay muchas versiones o percepciones de la homeopatía, sabemos de varias que calan hondo, entran en conflicto y generan discusión. Otras maneras de verla se parecen mucho y son sólo diferencias de forma, no de fondo, asi que no son motivo de división. Primero tal vez hay que enfocarse en las que generan mayor ruptura y discrepancia, sobre todo aquellas que alejan la homeopatía de las ciencias naturales y las ciencias de la salud. Para decidir cuál está en la posición o concepción profesional y cuáles deben eliminarse se necesita el veredicto de la evidencia experimental. El problema es no tener acceso o conocimiento de la evidencia experimental creciente. Veamos ejemplos de nuestra situación ante la evidencia experimental.
-Aún no tenemos evidencia sólida de cómo actúa la homeopatía al curar. Aunque gracias a la investigación ya se han descartado ocho hipótesis o explicaciones tentativas, aún nos quedan dos hipótesis muy fuertes que están siendo trabajadas en la India. Aún no sabemos si el organismo reacciona defendiéndose en contra del medicamento (y en el proceso en contra de la enfermedad) o si es el medicamento el que corrige el desquilibrio del organismo. Cierta evidencia apunta hacia un efecto de campo o electromagnético en el organismo que influye en la curación, pero no sabemos en que porcentaje lo hace. Desconocemos si este efecto biofísico es la mayor responsabilidad o si los aparatos y sistemas son los responsables directos en la mayor parte del evento curativo.
- Ya tenemos evidencia sólida de que la memoria del agua es el factor activo en la dinamización homeopática, además hay evidencia de que existe un campo electromagnético en la dinamización. Esta evidencia indica que la farmacología homeopática será explicable por la física (EDC) y la fisicoquímica, mas no por la química.
-Aún no hay evidencia precisa de cómo el agua sigue activada con el tiempo y aunque está seca la pastilla de azúcar.
-Ya hay evidencia experimental de cambios en las propiedades fisicoquímicas del agua. Aunque ya comienza a perfilar la evidencia experimental de la existencia de conglomerados, racimos o clusters en el agua activada, aún no hay evidencia suficiente de la manera en que cambia su estructura molecular.
-Ya hay evidencia experimental suficiente del efecto de la dinamodilución en anfibios, microorganismos como basófilos y plaquetas, plantas (germinación), en la desintoxicación de humanos, animales y plantas. Pero una cosa es que haya efectos (etapa del descubrimiento, descriptiva o empírica) y otra cosa es la manera en que se provocan esos efectos (etapa explicativa que comprende el fenómeno).
-Aún no tenemos un par de patologías donde una serie de ensayos experimentales con el mismo protocolo pero en centros independientes prueben de manera innegable su eficacia en la enfermedad. Nos desgastamos en investigar esta o aquella nueva enfermedad, sin fortalecer una sola para que vaya adquiriendo el peso necesario.
Si Hahnemann dijo que “investigar la homeopatía fuera de la física es como tratar de entender un imán con ayuda de la química” y si luego buscamos a los que investigaron mejor la homeopatia, de manera más exhaustiva y encontramos que son cuatro –Belon, Benveniste, Endler y Elia- y además todos coinciden que es la física de la memoria del agua la responsable de la acción, si todo esto queda establecido de manera tan contundente, ¿qué estamos esperando? No hay otra manera de presentarnos ante la comunidad médica y académica que con el peso de esta gran cantidad de evidencia. ¿A qué viene ese temor o timidez a proclamar este gran descubrimiento que muestra el genio de Hahnemann?
Es muy reciente la época en que los maestros se disputaban primacia de esta o aquella escuela, por eso hay gran desconfianza en el otro pensador, porque antes eran realmente enemigos, campos de batalla en donde ganaba el que tenía su grupo, su escuela, sus diplomados, sus cursos. Pero ahora se trata de ver si es posible salir de aquel esquema y entrar en el de la ciencia. Ahora prevalece el que tenga más conocimiento de la evidencia científica a favor de los principios de la homeopatía. Si son varios y se unen, entonces puede haber el germen de una disciplina médica nueva, digna y respetable. La homeopatia no puede aspirar a ser aceptada por ahora por la comunidad médica y académica, pero sí puede ganarse el respeto y ser tolerada. Para eso la homeopatía debe presentar un frente unificado en donde la dignidad y el orgullo de ser homeópatas se vista, gracias a la ropa de la evidencia experimental.
LAS DIFERENTES PRIORIDADES
-Para algunos defensores de la homeopatía lo principal es atacar a la alopatía, y si ellos consideran que la ciencia médica es la alopatía, pues entonces es importante el ataque contra la ciencia médica también.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es hacer alianzas para fortalecerse, alianzas por ejemplo con el reiki, los cuarzos, los cristales curativos, los colores y aromas curativos, todo lo que haga grupo.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es hacer alianzas con la biofísica, la fisicoquímica, fisicomatemáticos, biólogos, genetistas e inmunólogos, para que sus profundas investigaciones nos fortalezcan con la evidencia experimental creciente.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es adentrarnos sólo en la lectura de los textos antiguos, aprender con precisión el Organon, conocer con exactitud la vida de Hahnemann, en una suerte de posición Menonita que nos lleve a la grandeza de aquellos tiempos de las grandes curaciones con la dosis única. Divulgar pero sólo divulgar la palabra del pionero, y de preferencia del pionero sobrenaturalista o metafísico. Leer libros escritos por contemporáneos es algo que hacen los alópatas.
PROPONGO TRES PUNTOS CLAVE O MAXIMAS. Así como hay que ponerse de acuerdo en lo prioritario como estrategia, debemos ponernos de acuerdo en al menos tres puntos fundamentales para proyectar la homeopatía. Por ejemplo:
- “La homeopatía es una disciplina de la medicina, pues no es otra medicina, ni es rama de alguna otra medicina”.
- “La homeopatía ofrece descubrimientos importantes para las ciencias naturales”
… agregue una máxima de su preferencia.
LOS DEBERES PRINCIPALES DEL GREMIO.
Curar a sus pacientes sin atormentarlos con exigencias exageradas en la dosificación.
Investigar su efecto en la materia (curativo o físico)
Investigar estructura fisicoquímica de sus fármacos
Investigar las propiedades fisicoquímicas de fármacos
Formular una explicación de la manera de actuar y curar.
Las ideas como las de mi amigo que presentó una estrategia de reacción rápida para defender y reconstruir la homeopatía ante los ataques internos del propio gremio, esas ideas son como chispazos que llaman la atención pues traen luz, el problema es que caen como chispas en pasto verde… primero atraen la atención, pero pronto se apagan y quedan olvidadas. Aunque son excelentes chispas … no encienden nada. La pradera debe estar seca. Verla secarse es algo que va para largo. Tal vez una o dos generaciones más. Por lo pronto hay demasiada inseguridad entre los homeópatas, algunos dicen “Aposté al Hahnemann II, ¿pero qué tal si el Hahnemann I de la fuerza vital tenía razón?… “¿con qué cara voy entonces a decir que me equivoqué?”. “¿Qué tal si era realmente el alma la que se cura primero, y el medicamento no actúa por la física del agua activada, sino que es un efluvio inmaterial?” ¿Qué tal si unirnos a la aromaterapia era mejor estrategia que unirnos a la biofísica?” “¿Qué tal si los fisicoquímicos no nos ayudan tanto como los metafísicos del reiki y los péndulos?”. Estos pensamientos y confusiones aún reinan en el gremio. Otro obstáculo es la rivalidad, de alguna manera todavía causa estragos. ¿por qué tu y no yo?” “Yo lo pensé primero” etc.. Algo que no sé cómo se pueda superar, pero evidentemente en las demás disciplinas médicas lo logran, y en las ciencias naturales. Y eso les ha permitido prosperar y ganarse un lugar en la ciencia. La unidad entre los homeópatas a veces se consigue pero para hacer el mal, para dañar, para desprestigiarla, como cuando se unen muchos metafísicos y muchos médicos complementarios. No ha llegado el momento de la unidad para crear y desarrollar. Mientras tanto hay que seguir en resistencia. Se están perdiendo batallas, esperemos que aún haya tiempo para rescatar algo.
Autor: Dr. Germán Guajardo Bernal
Hay muchas versiones o percepciones de la homeopatía, sabemos de varias que calan hondo, entran en conflicto y generan discusión. Otras maneras de verla se parecen mucho y son sólo diferencias de forma, no de fondo, asi que no son motivo de división. Primero tal vez hay que enfocarse en las que generan mayor ruptura y discrepancia, sobre todo aquellas que alejan la homeopatía de las ciencias naturales y las ciencias de la salud. Para decidir cuál está en la posición o concepción profesional y cuáles deben eliminarse se necesita el veredicto de la evidencia experimental. El problema es no tener acceso o conocimiento de la evidencia experimental creciente. Veamos ejemplos de nuestra situación ante la evidencia experimental.
-Aún no tenemos evidencia sólida de cómo actúa la homeopatía al curar. Aunque gracias a la investigación ya se han descartado ocho hipótesis o explicaciones tentativas, aún nos quedan dos hipótesis muy fuertes que están siendo trabajadas en la India. Aún no sabemos si el organismo reacciona defendiéndose en contra del medicamento (y en el proceso en contra de la enfermedad) o si es el medicamento el que corrige el desquilibrio del organismo. Cierta evidencia apunta hacia un efecto de campo o electromagnético en el organismo que influye en la curación, pero no sabemos en que porcentaje lo hace. Desconocemos si este efecto biofísico es la mayor responsabilidad o si los aparatos y sistemas son los responsables directos en la mayor parte del evento curativo.
- Ya tenemos evidencia sólida de que la memoria del agua es el factor activo en la dinamización homeopática, además hay evidencia de que existe un campo electromagnético en la dinamización. Esta evidencia indica que la farmacología homeopática será explicable por la física (EDC) y la fisicoquímica, mas no por la química.
-Aún no hay evidencia precisa de cómo el agua sigue activada con el tiempo y aunque está seca la pastilla de azúcar.
-Ya hay evidencia experimental de cambios en las propiedades fisicoquímicas del agua. Aunque ya comienza a perfilar la evidencia experimental de la existencia de conglomerados, racimos o clusters en el agua activada, aún no hay evidencia suficiente de la manera en que cambia su estructura molecular.
-Ya hay evidencia experimental suficiente del efecto de la dinamodilución en anfibios, microorganismos como basófilos y plaquetas, plantas (germinación), en la desintoxicación de humanos, animales y plantas. Pero una cosa es que haya efectos (etapa del descubrimiento, descriptiva o empírica) y otra cosa es la manera en que se provocan esos efectos (etapa explicativa que comprende el fenómeno).
-Aún no tenemos un par de patologías donde una serie de ensayos experimentales con el mismo protocolo pero en centros independientes prueben de manera innegable su eficacia en la enfermedad. Nos desgastamos en investigar esta o aquella nueva enfermedad, sin fortalecer una sola para que vaya adquiriendo el peso necesario.
Si Hahnemann dijo que “investigar la homeopatía fuera de la física es como tratar de entender un imán con ayuda de la química” y si luego buscamos a los que investigaron mejor la homeopatia, de manera más exhaustiva y encontramos que son cuatro –Belon, Benveniste, Endler y Elia- y además todos coinciden que es la física de la memoria del agua la responsable de la acción, si todo esto queda establecido de manera tan contundente, ¿qué estamos esperando? No hay otra manera de presentarnos ante la comunidad médica y académica que con el peso de esta gran cantidad de evidencia. ¿A qué viene ese temor o timidez a proclamar este gran descubrimiento que muestra el genio de Hahnemann?
Es muy reciente la época en que los maestros se disputaban primacia de esta o aquella escuela, por eso hay gran desconfianza en el otro pensador, porque antes eran realmente enemigos, campos de batalla en donde ganaba el que tenía su grupo, su escuela, sus diplomados, sus cursos. Pero ahora se trata de ver si es posible salir de aquel esquema y entrar en el de la ciencia. Ahora prevalece el que tenga más conocimiento de la evidencia científica a favor de los principios de la homeopatía. Si son varios y se unen, entonces puede haber el germen de una disciplina médica nueva, digna y respetable. La homeopatia no puede aspirar a ser aceptada por ahora por la comunidad médica y académica, pero sí puede ganarse el respeto y ser tolerada. Para eso la homeopatía debe presentar un frente unificado en donde la dignidad y el orgullo de ser homeópatas se vista, gracias a la ropa de la evidencia experimental.
LAS DIFERENTES PRIORIDADES
-Para algunos defensores de la homeopatía lo principal es atacar a la alopatía, y si ellos consideran que la ciencia médica es la alopatía, pues entonces es importante el ataque contra la ciencia médica también.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es hacer alianzas para fortalecerse, alianzas por ejemplo con el reiki, los cuarzos, los cristales curativos, los colores y aromas curativos, todo lo que haga grupo.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es hacer alianzas con la biofísica, la fisicoquímica, fisicomatemáticos, biólogos, genetistas e inmunólogos, para que sus profundas investigaciones nos fortalezcan con la evidencia experimental creciente.
-Para otros defensores de la homeopatía lo principal es adentrarnos sólo en la lectura de los textos antiguos, aprender con precisión el Organon, conocer con exactitud la vida de Hahnemann, en una suerte de posición Menonita que nos lleve a la grandeza de aquellos tiempos de las grandes curaciones con la dosis única. Divulgar pero sólo divulgar la palabra del pionero, y de preferencia del pionero sobrenaturalista o metafísico. Leer libros escritos por contemporáneos es algo que hacen los alópatas.
PROPONGO TRES PUNTOS CLAVE O MAXIMAS. Así como hay que ponerse de acuerdo en lo prioritario como estrategia, debemos ponernos de acuerdo en al menos tres puntos fundamentales para proyectar la homeopatía. Por ejemplo:
- “La homeopatía es una disciplina de la medicina, pues no es otra medicina, ni es rama de alguna otra medicina”.
- “La homeopatía ofrece descubrimientos importantes para las ciencias naturales”
… agregue una máxima de su preferencia.
LOS DEBERES PRINCIPALES DEL GREMIO.
Curar a sus pacientes sin atormentarlos con exigencias exageradas en la dosificación.
Investigar su efecto en la materia (curativo o físico)
Investigar estructura fisicoquímica de sus fármacos
Investigar las propiedades fisicoquímicas de fármacos
Formular una explicación de la manera de actuar y curar.
Las ideas como las de mi amigo que presentó una estrategia de reacción rápida para defender y reconstruir la homeopatía ante los ataques internos del propio gremio, esas ideas son como chispazos que llaman la atención pues traen luz, el problema es que caen como chispas en pasto verde… primero atraen la atención, pero pronto se apagan y quedan olvidadas. Aunque son excelentes chispas … no encienden nada. La pradera debe estar seca. Verla secarse es algo que va para largo. Tal vez una o dos generaciones más. Por lo pronto hay demasiada inseguridad entre los homeópatas, algunos dicen “Aposté al Hahnemann II, ¿pero qué tal si el Hahnemann I de la fuerza vital tenía razón?… “¿con qué cara voy entonces a decir que me equivoqué?”. “¿Qué tal si era realmente el alma la que se cura primero, y el medicamento no actúa por la física del agua activada, sino que es un efluvio inmaterial?” ¿Qué tal si unirnos a la aromaterapia era mejor estrategia que unirnos a la biofísica?” “¿Qué tal si los fisicoquímicos no nos ayudan tanto como los metafísicos del reiki y los péndulos?”. Estos pensamientos y confusiones aún reinan en el gremio. Otro obstáculo es la rivalidad, de alguna manera todavía causa estragos. ¿por qué tu y no yo?” “Yo lo pensé primero” etc.. Algo que no sé cómo se pueda superar, pero evidentemente en las demás disciplinas médicas lo logran, y en las ciencias naturales. Y eso les ha permitido prosperar y ganarse un lugar en la ciencia. La unidad entre los homeópatas a veces se consigue pero para hacer el mal, para dañar, para desprestigiarla, como cuando se unen muchos metafísicos y muchos médicos complementarios. No ha llegado el momento de la unidad para crear y desarrollar. Mientras tanto hay que seguir en resistencia. Se están perdiendo batallas, esperemos que aún haya tiempo para rescatar algo.
Autor: Dr. Germán Guajardo Bernal
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Crítica homeopática,
Investigación
LA MEMORIA DEL AGUA, LA PROMESA DE LA HOMEOPATIA
La homeopatía es una disciplina importante de la medicina por tres razones: Primera, los medicamentos homeopáticos se utilizan ampliamente tanto en Europa como en la India, siendo muy populares en Estados Unidos, por la trascendencia social de su efectividad. Segunda, por ser un tratamiento farmacológico comprobable en ensayos clínicos controlados y aleatorizados, tanto en animales como en humanos, la homeopatía se presta de manera inusual a una evaluación objetiva (muchas terapias no se prestan a la investigación doble ciego). Tercera, si al fin se confirma la efectividad de los medicamentos homeopáticos, las implicaciones para la investigación médica y veterinaria son de la mayor relevancia. Podemos imaginar Premios Nobel otorgados a la investigación creativa y precisa en homeopatía. Resumiendo, la homeopatía como tema de investigación es importante social y científicamente, bienvenido sea todo esfuerzo por desenredar la compleja y contradictoria madeja de su práctica clínica.
La homeopatía es una disciplina de la medicina, fundada por el médico alemán Samuel Hahnemann (1755-1843). Se define como un sistema clínico-farmacéutico que emplea diluciones agitadas de extractos de plantas, minerales y animales. Su premisa básica es que se puede curar al enfermo con una sustancia capaz de causar un síndrome similar en personas sanas. Resulta pues central en la investigación clínica homeopática el estudio de estas sustancias en personas sanas para determinar los síntomas que generan. El principio fundamental del similia similibus curentur -lo semejante cura a lo semejante- que restaura el orden en un sistema energético desordenado. La homeopatía pretende estimular una respuesta curativa en el organismo.
Pero la homeopatía trasciende la premisa "lo semejante cura lo semejante", cuando precisa que para el tratamiento efectivo de la enfermedad se debe determinar la forma en que el paciente expresa su enfermedad. La homeopatía es consecuente con la famosa máxima médica que dice "es menos importante saber que enfermedad tiene el paciente, que saber qué paciente tiene la enfermedad". En consecuencia, los médicos homeópatas toman historias clínicas exquisitamente detalladas para elegir el medicamento apropiado. De modo que tres pacientes con la misma enfermedad con frecuencia reciben tratamientos distintos.
La aseveración homeopática que más incredulidad genera en la comunidad académica es su insistencia en que los medicamentos siguen activos si se diluye y agitan. Este proceso puede suele ser tan alto que desafíe al análisis químico pues no se detecta molécula alguna de la sustancia activa original. El límite de la dilución molecular lo establece el número de Avogadro publicado inicialmente como una hipótesis en 1811 y confirmada experimentalmente por Millikan en 1909: establece que un mol (una medida química) de cualquier sustancia contiene 6.02254 x 1023 unidades atómicas o moleculares. En consecuencia, un simple cálculo muestra que una dilución más allá de 10(-24) (24D o 12c en términos homeopáticos) no tiene una sola molécula o átomo del compuesto original. De aquí se pasó a ridiculizar el uso de medicamentos homeopáticos y a considerar que los homeópatas pertenecían a una secta esotérica. Opinión que persiste en nuestros días.
Hahnemann fue profeta en su propia época. A su muerte en 1843 la homeopatía, a pesar de la gran oposición de otros médicos y farmacéuticos, se conocía en la mayor parte de Europa, Estados Unidos y Rusia, y pronto llegaría a Latinoamérica. Se practicó ampliamente en el siglo XIX en Estados Unidos y se le reconoce el mérito de reducir en dos tercios la mortalidad de fiebre amarilla durante la epidemia de 1878, con cifras similares para el cólera epidémico de 1854 en Londres.
En Gran Bretaña, las visitas al homeópata aumentaron en un 29% anual. 45% de los médicos británicos refieren pacientes al homeópata. 40% de los médicos holandeses emplean homeopatía. La homeopatía se prescribe ampliamente en Alemania y Francia. Siendo aun más popular en la India, Pakistán y Sri Lanka, en parte debido al bajo costo de sus tratamientos. La Madre Teresa (Calcuta) la introdujo en sus misiones en 1950. Es profesional en Francia, Brasil y México.
La homeopatía ha puesto a prueba la credulidad convencional en muchas formas. ¿Es creíble que el mejor tratamiento para muchas enfermedades sea una cantidad tan pequeña de algo que causa síntomas similares en personas sanas? ¿Será cierto que el efecto aumente en diluciones agitadas que no dejan molécula o átomo de la sustancia original? ¿No estaremos ante un caso más de ingenuidad humana y efecto placebo?
En un articulo los investigadores holandeses (Kleijnen et al 1991) revisaron 107 ensayos clínicos homeopáticos, publicando sus hallazgos en Lancet. En base a un criterio riguroso, 22 de los 107 estudios resultaron de buena calidad, 15 de los cuales fueron significativos a favor de la homeopatía vs placebo. Asimismo de los 105 ensayos con resultados interpretables, 81 fueron positivos a favor de la homeopatía. Los autores concluyen: "La evidencia del análisis resulta probablemente suficiente para recomendar la homeopatía como un tratamiento regular en ciertas condiciones".
Se reporta la eficacia de la homeopatía en las siguientes enfermedades: artritis reumatoide (82 % de los pacientes presentaron mejoría sintomática vs placebo), rinitis alérgica (menos síntomas en pacientes tratados y emplearon la mitad de antihistamínicos que el grupo control), migraña, dolor neurálgico después de la extracción dental (76 % mejora vs 40% del placebo), en tobillo torcido con dolor, duración del parto (5.1 vs 8.5 hrs), reducción en la incidencia de flebitis durante transfusión venosa prolongada, reducción del tiempo de tránsito intestinal postoperatorio, diarrea aguda en país subdesarrollado (de las principales causas de mortalidad infantil), tos seca (disminuye o cesa en 20 de 30 casos contra 8 de 30 en el control).
Aún más intrigantes resultan los estudios con animales y de laboratorio, pues invalidan la idea del efecto placebo en homeopatía (argumento inoperante frente a los ensayos clínicos controlados mencionados arriba). Los experimentos en toxicología son relevantes por su importancia potencial en salud pública. En ciertos estudios la dinamización homeopática de arsénico y bismuto incrementa la excreción urinaria de estos metales en ratas previamente intoxicadas con ellos. En otros experimentos el tetracloruro de carbono dinamizado protege contra la hepatitis toxica en ratas intoxicadas con tetracloruro de carbono en concentración; disminuyó la mortalidad en ratas envenenadas por el hongo Amanita faloides que reciben el hongo dinamizado; también el mercurio dinamizado fue antídoto en lesiones del hígado en ratas expuestas a dicho metal. Asimismo, en ratas que desarrollan tumores hepáticos al ser expuestas a 2 acetilamino- fluorina y fenobarbital, el tratamiento previo con estos agentes pero dinamizados y en el agua de beber determinó una reducción significativa y retraso en los tumores hepáticos. Sea como sea son estudios de toxicología con profundas implicaciones en salud pública si se verifican y se confirman después en humanos, pues el problema de los contaminantes orgánicos es una de las amenazas mas serias a la salud global que enfrenta la humanidad.
Igualmente tóxica es la exposición a los rayos X, tanto terapéutica como accidentalmente. Resulta interesante para el paciente y el investigador que el veneno de abeja dinamizado tiene un efecto protector y curativo hasta en un 50% del eritema inducido por rayos X en conejos de guinea albinos. El veneno de abeja es ampliamente usado en homeopatía en edema, eritema y prurito. Asimismo investigadores en la India observaron que ratones con dosis homeopáticas de Ginseng y Ruta graveolens antes y después de los rayos X, sufren significativamente menos daño que los ratones control. También interesante para el paciente canceroso es un estudio en donde el tratamiento de cultivos celulares del riñón con dosis homeopáticas de cadmio y cisplatino logro protegerlos contra dosis medianas a altas de estos compuestos químicos.
Otros estudios cubren un abanico amplio de hallazgos. La Silicea homeopática se emplea en escaras, úlceras y abscesos en humanos. Investigadores israelíes observaron que Silicea a dosis homeopáticas acelera la curación de heridas en animales, comparada con cloruro de sodio como control.Otros investigadores muestran que hormonas tímicas endógenas e interferón en dosis homeopáticas estimulan el sistema inmune de ratones.
Asimismo, un equipo de investigación norteamericano reporta que ratones infectados con Francisella tularensis y tratados con dinamizaciones homeopáticas muy altas de tejidos infectados con ese agente, sobrevivieron significativamente mas tiempo y disminuyeron su mortalidad total. Los autores agregan.
En Europa la homeopatía se usa ampliamente en medicina veterinaria. La investigación descubrió que el tratamiento homeopático puede reducir complicaciones postparto en bovinos y previenen o curan infecciones en cerdas y diarrea en lechones. No son efectos triviales para un veterinario que atiende usualmente estas enfermedades.
La homeopatía pudiera situarse como un paradigma biofísico en medicina. Las moléculas no son los únicos factores decisivos, la energía e información de naturaleza electromagnética, empleados hasta ahora para fines diagnósticos pudieran jugar un papel importante. Ante medicamentos a dinamización más alta sin átomos o moléculas del soluto original se lanza la fascinante dimensión de lo que en homeopatía se conoce como "la memoria del agua". Para aceptar que un medicamento tan diluido y agitado actúa por un mecanismo biofísico, se deben responder dos preguntas básicas: a) ¿Puede un solvente como el agua, o agua con varios porcentajes de etanol, incorporar y mantener alguna forma de orden u organización que actúe como vehículo para transmitir información en ausencia del soluto original? En otras palabras: ¿existe la famosa "memoria del agua", y, de ser así, cómo se puede explicar? b) Admitiendo que el orden y la información puede incorporarse y mantenerse en soluciones altamente diluidas, ¿cómo pueden interactuar con el fenómeno biológico? En otras palabras ¿cómo interpreta y asume el agua estas propiedades del medicamento homeopático y las emplea en un sentido regulador?
Debe quedar claro que solo con respuestas convincentes podremos hacer un planteamiento serio en torno a las bases científicas de la homeopatía. Esto nos conduce a las aun misteriosas propiedades del agua y al modelo descriptivo de la "superradiancia" en física del agua, desarrollado en el Instituto de Física Nuclear de Milan. El modelo sugiere que ciertos campos electromagnéticos pudieran crear configuraciones moleculares de agua (dipolos eléctricos) "en donde la mayoría de las moléculas se mueven coherentemente, manteniéndose en fase por el campo mismo". La física cuántica moderna no descarta que el agua posea propiedades antes desconocidas y de algún modo compatibles con las observaciones empíricas de la homeopatía. Aquellos que acusan a los homeópatas de inconsistencia científica debieran familiarizarse con los avances de la física del agua en fase líquida.
Supongamos que se demuestra que los campos electromagnéticos juegan un papel en la creación de un orden coherente en las altas dinamizaciones ?cómo pudieran estos campos de baja energía y baja frecuencia afectar al cuerpo humano? Los autores discuten así la sensibilidad extrema de ciertos organismos animales a determinados campos, y ciertos experimentos notables que confirman la proposición de la memoria del agua. Destaca una serie de experimentos que prueban los efectos biológicos de dosis homeopáticas: En estos estudios, dos laboratorios austriacos (Graz) y un laboratorio holandés (Utrecht) encuentran que diluciones extremas (30c) de tiroxina (T4) inhiben (p<0.01) la metamorfosis de renacuajos, y la tendencia espontánea de ranas jovenes de dejar el agua. Debe notarse que la tiroxina en dosis ponderables (bajas) acelera la metamorfosis. Las pruebas se condujeron durante docenas de experimentos comparando diluciones agitadas de tiroxina a la par con diluciones de solvente (agua). La calidad de estos experimentos emana del hecho de que las soluciones usadas para las pruebas fueron codificadas por un investigador independiente y los códigos se rompieron solo al final de los experimentos, de esta forma constituyen un procedimiento a ciego, es rara vez usado en la investigación convencional en animales.
Es decir, si estas observaciones se confirman y se consolidan al crecer la evidencia experimental, pudieran indicar que: a) Información de naturaleza no molecular permanece impresa en el agua durante el proceso de dilución y dinamización; b) En condiciones experimentales adecuadas, esta información pudiera desencadenar un efecto relacionado (por similitud o antagonismo) con el efecto de la preparación inicial a partir de la cual se elaboro la dilución.
No pretendo comentar ciertos ataques ruidosos a la homeopatía, ampliamente discutidos en otras partes, sino explorar en un tono modesto el potencial clínico y de investigación que ofrece esta importante disciplina.
Reseña del libro de Paolo Bellavite y Andrea Signorini, Homeopathy, a frontier in medical science
Autor: Michael Lerner. Presidente de la Commonwealth, un instituto de investigación en la salud y medio ambiente en Bolinas, California. Autor de Choices in healing; Integrating the Best of Conventional and Complementary approaches to Cancer. Cambridge, MA: MIT Press. 1994.
Traductor: Dr. Germán Guajardo Bernal
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Homeopatía: En las Fronteras de la Ciencia Médica
La práctica de la homeopatía se difunde, de forma lenta pero segura van ganando terreno las bases teóricas y experimentales que necesariamente la fundamentan. Gracias al conocimiento acumulado actualmente es imposible ignorar el tema de la homeopatía o tratarlo como un fósil anómalo de la ciencia médica. Su extenso acervo de evidencia experimental (tan problemática y controvertida como en cualquier campo innovador en la investigación), muestra la creciente convergencia sustancial entre los principios tradicionales de la homeopatía y nuevas perspectivas en los campos de la inmunología, la biología y la física.La ciencia moderna se adentra cada vez más en los aspectos de la complejidad de la naturaleza y la medicina no es ajena a esta tendencia. El análisis molecular y la integración de sistemas deben avanzar de la mano, si no queremos deslizarnos hacia un reduccionismo como fin en sí mismo. La homeopatía, con la fuerza de una tradición empírica secular y como ejemplar ciencia frontera, reclama un lugar en este contexto. Este método terapéutico parece a la medida para lidiar con la complejidad de la enfermedad, pues se originó y después se desarrolló para elegir un fármaco virtualmente sin la certeza sobre la naturaleza íntima de las enfermedades. La homeopatía clásica es simple en sus principios tradicionales aunque difícil en su aplicación por la gran variedad de enfermedades y seres humanos.
Es evidente que la homeopatía se puede comentar en términos racionales, objetivos, experimentales y hoy como nunca empleamos el conocimiento y metodología de la medicina convencional y la investigación biomédica moderna para investigar esta polémica disciplina. En este campo, la investigación científica permitirá distinguir entre certezas e hipótesis, entre lo plausible y lo demostrado, objetivizar y medir lo más posible, racionalizar conceptos, establecer limites de aplicabilidad, refinar material y método, y controlar la calidad de ensayos y productos experimentales. Las líneas principales de investigación que pueden configurar el futuro desarrollo de teorías científicas son las siguientes:
a) Investigación en las propiedades fisicoquímicas del agua y de soluciones hidroalcohólicas. Es importante consolidar los hallazgos en resonancia nuclear magnética RNM (y de las otras espectro- fotometrías como la ultravioleta, infrarroja y Raman-laser) para precisar cualquier cambio en el solvente sujeto a dilución y dinamización. Proporciona los métodos para el análisis objetivo de la transferencia de información y para el estudio científico de su estabilidad, mecanismos y variaciones
b) Diseño y desarrollo de modelos experimentales en células, órganos y animales aislados para conocer posibles efectos biológicos del medicamento homeopático (en series de dinamizaciones) de forma rigurosa, reproducible y regulada. Entre los objetivos a corto plazo está la estandarización de los procedimientos de preparación de los reactivos y la replicación de los resultados obtenidos hasta la fecha en diferentes laboratorios.
c) Estudios farmacológicos y bioquímicos de los ingredientes activos empleados en homeopatía, para identificar posibles receptores blanco en el paciente a nivel molecular, celular u otros. Al margen de las altas dinamizaciones, es importante trascender la identificación empírica de los medicamentos (propio de la tradición homeopática) para determinar el fundamento fisiopatológico y farmacológico de su mecanismo de acción.
d) Ensayos clínicos controlados. Constituyen otro aspecto decisivo de la investigación homeopática. Con un diseño metodológico acorde a las demandas particulares del método homeopático, obtendremos registros confiables de la eficacia de uno o más medicamentos en el tratamiento de una o varias enfermedades. Por supuesto, con los ensayos clínicos controlados no vamos a "confirmar" o "condenar" la homeopatía como tal, pues se requiere de una extensa serie de resultados en varios grados de confiabilidad, positivos o negativos, como en cualquier rama de la medicina moderna. Con dichos resultados, obtenidos paciente y metódicamente por varios equipos de investigación, podremos delimitar mejor los linderos de aplicación de la homeopatía, logrando una selección más racional de los fármacos y su dosis, así como un mejor conocimiento de cualquier interferencia o sinergismo entre el método homeopático y el convencional.
e) Experimentación homeopática clásica. El edificio de la homeopatía, según sus postulados clásicos, nunca se puede considerar completo. En su farmacopea caben nuevas sustancias, naturales o sintéticas, previa patogenesia y confirmación clínica. Su repertorio y farmacodinamia pueden y deben ser actualizados, corregidos sus errores y redactados de modo que se facilite su consulta y empleo. En vista de la inmensa cantidad de material acumulado durante años por la tradición homeopática, no hay duda de que en este proceso de implementación y revisión, será fundamental la contribución del creciente desarrollo de sistemas computacionales ligados y coordinados a nivel internacional
Es evidente que disciplinas diferentes pueden contribuir al estudio de los principios de la homeopatía y a la definición de los experimentos que prueben su validez. En patología general se cuenta con un pensamiento sintético, a la vez crítico y riguroso, que debe ayudar a dirigir los esfuerzos de investigadores de manera coherente y productiva en la terapéutica del futuro, misma que no será ni oficial ni alternativa, solo terapéutica, dirigida cada vez más a enfrentar los retos de las nuevas enfermedades.
Las áreas de investigación inauguradas son múltiples y muy amplias. Las autoridades de salud debieran comprender esto y promover proyectos de investigación adecuados en estos temas, con mayor convicción y entrega que la vista hasta ahora. Si vale la pena investigar este campo, necesariamente sigue dedicarle de manera urgente el financiamiento adecuado.
Igualmente deseable será, con una dosis apropiada de cautela y gradualismo en sus intervenciones, eliminar en los círculos académicos el escepticismo hacia la homeopatía que les ha caracterizado hasta ahora y que en ocasiones resulta abiertamente hostil. Si el tema entra en el léxico universitario, cumpliremos con dos objetivos importantes: primero, los médicos recien titulados estarán mejor informados sobre las indicaciones o contraindicaciones de ciertos fármacos homeopáticos, frecuentes en la automedicación. Es innegable que una cultura homeopática sería útil para médicos que no pretenden usarla en su sector específico. Además, el investigador joven tendría un incentivo para desarrollar estudios en esta disciplina, la cual, como se establece en las universidades de hoy en dia, tal vez parezca inútil o aun contraproducente para los fines de una carrera universitaria. De hecho uno de los factores que favorecen la investigación, es la evaluación de la calificación y currícula científica al aplicar para promoción o puestos universitarios. Si la homeopatía "no existe" en la universidad, la investigación difícilmente se desarrollará en este entorno, al menos no al grado comparable con otras disciplinas.
Es muy importante la investigación en homeopatía. Desde un punto de vista general, permite ampliar nuestra comprensión de la realidad biológica y fisiológica. Pero el efecto de la dinamización homeopática es aplicable en botánica, agronomía, veterinaria y el estudio de ecosistemas. En medicina, el uso específico racionalizado de dinamizaciones de sustancias específicas para estimular o restaurar la defensa endógena y los sistemas de reparación del cuerpo humano pudieran complementar, incrementar y en ocasiones sustituir el tratamiento tecnológico vigente. Resulta cada vez más necesario ante el reto de enfermedades modernas el recurrir a terapias de alto nivel tecnológico y científico, pero también será indispensable acudir a respuestas basadas en una novedosa comprensión de la compleja relación entre el ser humano y el entorno, así como en el uso racional de estos recursos.
Una teoría homeopática que pretenda ser científica sin abandonar sus principios básicos, deberá incorporar en su cuerpo de enseñanza los temas relacionados con las nuevas fronteras de la ciencia natural. No es fácil predecir a ritmo pudiera ocurrir esto, dada la de factores involucrados en tal proceso de actualizació-conducción de estudios experimentales y sus resultados, formas de condicionamiento socioeconómico, evolución de paradigmas científicos-. No obstante, son evidentes los dividendos de un diálogo entre la homeopatía y la ciencia biomédica. Diálogo cuyo único favoritismo sería hacia la medicina misma, que en última instancia tiene por misión "restaurar la salud del enfermo, que es lo que se llama curar" (Organón, párrafo 1).
Del libro The Emerging Science of Homeopathy, del Dr. Paolo Bellavite y Dr. Andrea Signorini. North Atlantic Books, Berkeley. 2002
Traductor: Dr. Germán Guajardo Bernal.
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